Émile Vuillemin (homme politique)

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Décès
(à 68 ans)
Lyon
Nom de naissance
Émile Eugène Vuillemin
Nationalité
française
Émile Vuillemin
Émile Vuillemin en 1937.
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Lyon
Nom de naissance
Émile Eugène Vuillemin
Nationalité
française
Activité
Autres informations
Organisation
Parti politique

Émile Vuillemin (ou Eugène), né 26 août 1893 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) et mort le 17 avril 1962 à Lyon, est un ajusteur-mécanicien, syndicaliste et homme politique français.

Membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) puis du comité central du Parti communiste français (PCF), il rompt en 1929 et rejoint par la suite les républicains nationaux, les francistes puis le Parti populaire français (PPF).

Militantisme communiste

Fils d’un boulanger, Émile Vuillemin finit ses première études avec un Certificat d’études primaires puis commence à travailler comme ajusteur-mécanicien en Meurthe-et-Moselle où il devient syndicaliste au sein du syndicat des Métaux de Dombasle-sur-Meurthe à partir de 1919 et dont il sera successivement le trésorier adjoint puis le secrétaire[1]. En 1920, il adhère à la SFIO et, après son licenciement, travaille à la société des tubes de Vincey[1].

Secrétaire du syndicat des Métaux de Charmes, Émile Vuillemin en est exclu en novembre 1923 mais continu à militer au sein de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) puis au Parti communiste français (PCF) dont il fonde la première cellule chez Citroën où il avait été embauché vers 1925[1]. Il dirigea par la suite le 2e rayon du Parti communiste de la région parisienne, assista aux cours de l’École léniniste de Bobigny et entra au comité central du parti en 1926[1].

Devenu secrétaire du PCF pour la région de l'Est, il anima plusieurs journaux, dont L’Étincelle et La Lorraine ouvrière et paysanne, dans lesquels il écrira des articles qui lui vaudront une condamnation à deux ans de prison en janvier 1926 puis de six mois en juin 1928, même année où il fut candidat malheureux aux élections législatives puis cantonales à Nancy[1].

Passage au nationalisme

Condamné de nouveau à huit mois de prison en 1929 pour en raison de propos antimilitariste tenus par La Lorraine ouvrière et paysanne [2], il rompt la même année avec le Parti communiste désapprouvant les articles incriminés. La Lorraine ouvrière et paysanne écrira à son sujet qu’il s’était « enfui par peur de l’année de prison qui l’avait frappé » et expliquait le rôle important qu’il avait joué par la « faiblesse d’organisation des travailleurs de notre région » ainsi que par son ambition et son « bluff qui allaient jusqu’au cynisme » (26 décembre 1931 et 16 janvier 1932)[1].

Par la suite, Émile Vuillemin rallia les Républicains nationaux du nationaliste Henri de Kérillis et fut très durement attaqué par ses anciens camarades de parti. Dans un article ordurier intitulé « Entre le marteau et la faucille : duo de trahison », La Lorraine ouvrière et paysanne écrira :

« Eugène Vuillemin, incapable, chassé de son poste responsable du PC, fuyant les vingts mois de prison de la bourgeoisie, jetant le trouble dans les cerveaux ouvriers, cette loque aussi dans les bras de Kérillis est tombé ! D'un traître, Vuillemin se double d'un félon et d'un lâche ! Dans la fange tombant jusqu'au cou, Vuillemin ramasse les banknotes de l'amiral Amet en tournant le dos à la lutte révolutionnaire et semant ainsi la joie dans le camp de la pègre politicienne, des cléricaux aux chefs de la SFIO ! »[3].

Le Populaire ne sera pas plus tendre à son égard :

« L'aventure qui vient d'arriver à Eugène Vuillemin - lieutenant d'Henri de Kérillis après avoir été soldat d'honneur de Marcel Cachin - sans être inédit, n'en constitue pas moins un enseignement qui doit être mis à profit. Eugène Vuillemin est aujourd'hui un rabatteur salarié des républicains nationaux et défend sur les tréteaux la demi-douzaine de divinités qui constituent le musée de la bourgeoisie conservatrice »[4].

Après un bref passage chez les fascistes du Parti franciste, Vuillemin adhère au Parti populaire français (PPF) dont il devient l'inspecteur régional pour le Languedoc[5] et qui le présente contre Jules Moch durant les élections partielles à Sète. Sans avoir réussi à être élu, il continu son activité au sein de l'Union départementale de la Confédération française du travail unique des Bouches-du-Rhône et de la Corse (syndicat lié au PPF) dont il était le secrétaire en 1939[1].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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