Énergie en Roumanie

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Offre d'énergie primaire (TPES)33,3 M tep
(1 395,5 PJ)
par agent énergétiquegaz naturel : 28,9 %
pétrole : 28,3 %
charbon : 16,2 %
électricité : 14,5 %
bois : 3,1 %
Consommation totale (TFC)22,6 M tep
(947,8 PJ)
Énergie en Roumanie
Image illustrative de l’article Énergie en Roumanie
Centrale thermique à gaz d'Ișalnița (930 MW) près de Craiova, 2016.
Bilan énergétique (2017)
Offre d'énergie primaire (TPES) 33,3 M tep
(1 395,5 PJ)
par agent énergétique gaz naturel : 28,9 %
pétrole : 28,3 %
charbon : 16,2 %
électricité : 14,5 %
bois : 3,1 %
Énergies renouvelables 9,4 %
Consommation totale (TFC) 22,6 M tep
(947,8 PJ)
par habitant 1,2 tep/hab.
(48,4 GJ/hab.)
par secteur ménages : 33,9 %
industrie : 27,2 %
transports : 27,3 %
services : 8,1 %
agriculture : 2,2 %
Combustibles (2017 - ktep)
Production pétrole : 3568
gaz naturel : 8522
charbon : 4468
bois : 3854
Commerce extérieur (2017 - ktep)
Importations électricité : 416
pétrole : 11182
gaz naturel : 953
charbon : 1001
bois : 275
Exportations électricité : 665
pétrole : 5158
gaz naturel : 21
bois : 70
Sources
Agence internationale de l’énergie[1]
dans le bilan énergétique, l'agent « bois » comprend l'ensemble biomasse-déchets

Le secteur de l'énergie en Roumanie est marqué par le secteur pétrolier du pays, qui, bien qu'aujourd'hui assez marginal d'un point de vue global, est d'une grande importance historique.

La Roumanie bénéficie d'un niveau élevé d'indépendance énergétique : elle n'importe que 24 % de ses besoins en énergie (pétrole surtout).

Sa consommation d'énergie primaire se répartit, en 2017, en 16 % de charbon, 28 % de pétrole, 29 % de gaz naturel, 9 % de nucléaire, 3,7 % d'hydroélectricité, 12 % de biomasse et 2,5 % d'éolien et solaire. La consommation d'énergie primaire par habitant était en 2017 inférieure de 9 % à la moyenne mondiale et de 54 % à celle de la France.

L'électricité représente 16,2 % de la consommation finale d'énergie du pays en 2017. Sa production provient en 2020 à 35 % des combustibles fossiles (17 % charbon, 16,9 % gaz naturel, 1,1 % pétrole), 20,5 % du nucléaire et 44,5 % des énergies renouvelables (28,1 % d'hydroélectricité, 12,4 % d'éolien, 3,1 % de solaire et 1 % de biomasse). Le solde importateur des échanges internationaux d'électricité atteint 4,8 % de la consommation brute.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie étaient en 2017 inférieures de 17 % à la moyenne mondiale et de 21 % à celle de la France.

Secteur pétrolier et gazier amont

La production d'énergie primaire de la Roumanie s'est élevée à 25,5 Mtep en 2017, dont 17,5 % de charbon, 14 % de pétrole, 33,4 % de gaz naturel, 11,8 % de nucléaire, 4,9 % d'hydroélectricité, 15,1 % de biomasse et 3,3 % d'énergie éolienne, solaire et géothermique[1].

La Roumanie produit 2 215 GWh/an d'énergie géothermique.[réf. souhaitée]

L'époque où la Roumanie exportait du pétrole est révolue depuis longtemps.
La Roumanie exploite des gisements de gaz naturel off-shore dans sa zone économique exclusive, dans une région impactée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie de 2022, notamment lors de la bataille de l'île des Serpents (2022).

La production de pétrole en Roumanie est très ancienne. À Ploiești, une production industrielle de pétrole et une petite raffinerie (la première du monde) sont opérationnelles dès 1857[2]. C'est l'une des deux plus anciennes production, commencée deux ans avant le puits construit par Edwin Drake. L'extraction artisanale de pétrole est attestée plusieurs siècles auparavant.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le pétrole roumain était vital pour l'effort de guerre de l'Axe et fut la cible des Alliés (notamment avec l'Opération Tidal Wave).

La production est centrée dans la Plaine de Pannonie. Elle a culminé à 313 000 barils/jours en 1976 avant de décroitre jusqu'à 79 000 b/j en 2016[3]. La production de gaz, de son côté, atteint un point haut de 37 km3 en 1982 puis diminue jusqu'à 9,2 km3 en 2016. La Roumanie n'est plus autonome, ni en gaz, ni en pétrole.

L'exploration offshore en mer Noire a commencé dès les années 1970 et a révélé quelques modestes gisements, mais elle s'est récemment déplacé vers des eaux plus profondes où deux gisements de gaz significatifs ont été découverts : Lira (Rosneft) et Domino (ExxonMobil)[4],[5], exploités par les deux plate-formes Ana et Doïna, menacées depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, par des mines russes qu'apportent périodiquement les courants marins[6]. Quand la sécurité de la zone sera rétablie, ces deux gisements permettront un rebond de la production de gaz du pays.

Secteur pétrolier et gazier aval

Le secteur du raffinage est en crise en Roumanie : plusieurs raffineries ont fermé. Seuls quatre sites restaient actifs en 2015[7]. Leur approvisionnement est assuré par environ un tiers de pétrole roumain et deux tiers de brut importé[8]. Le pays reste exportateur de produits raffinés, notamment essence et diesel.

Le secteur de la distribution de carburant est toujours dominé par Petrom et Rompetrol, entreprises roumaines, qui en 2014 détiennent respectivement 545 et 394 stations-services. Des acteurs étrangers sont également présents : Mol, Lukoil et SOCAR[9].

Importations d'énergie primaire

La Roumanie importe 24 % de ses besoins en énergie en 2017 : 18,5 % de ses besoins en charbon, 69,5 % pour le pétrole brut (mais elle en réexporte 20,6 % sous forme de produits pétroliers) et 10 % pour le gaz ; par contre, elle est exportatrice en électricité[1].

Consommation d'énergie primaire

La consommation intérieure brute d'énergie primaire de la Roumanie s'est élevée à 33,33 Mtep en 2017, dont 16 % de charbon, 28 % de pétrole, 29 % de gaz naturel, 9 % de nucléaire, 3,7 % d'hydroélectricité, 12 % de biomasse et 2,5 % d'éolien et solaire[1].

La consommation intérieure d'énergie primaire par habitant était en 2017 de 1,70 tep, inférieure de 9 % à la moyenne mondiale (1,86 tep) et de 54 % à celle de la France (3,68 tep)[10].

Secteur électrique

Impact environnemental

Notes et références

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