Le corps est décrit par son rayon :
![{\displaystyle r(x)=\left\{{\begin{array}{lcl}f(x)~convexe&si&0<x<l\,,\quad f(0)=f(l)=0\\[0.6em]0&si&x>l\end{array}}\right.}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/894970bf7fa0e3aa5cd00b8431a43d90d6437c2f)
La fonction f est continue mais non nécessairement à dérivée continue.
On définit un paramètre d'élancement :

Le milieu est décrit par la masse volumique
, la pression
, la vitesse
et l'indice adiabatique
. La vitesse du corps est
telle que le nombre de Mach
.
Les équations d'Euler sont développées à l'ordre 1 en supposant que la vitesse en tout point diffère peu de
[2],[3] :

Les perturbations
et
sont en
.
On obtient ainsi le système :
![{\displaystyle {\begin{array}{rcl}V_{\infty }{\frac {\partial \rho }{\partial x}}+{\frac {\partial (\rho {\tilde {v}})}{\partial r}}+{\frac {\rho {\tilde {v}}}{r}}=0\\[0.6em]V_{\infty }{\frac {\partial {\tilde {v}}}{\partial x}}+{\tilde {v}}{\frac {\partial {\tilde {v}}}{\partial r}}+{\frac {1}{\rho }}{\frac {\partial p}{\partial r}}=0\\[0.6em]V_{\infty }{\frac {\partial }{\partial x}}(p\rho ^{-\gamma })+{\tilde {v}}{\frac {\partial }{\partial r}}(p\rho ^{-\gamma })=0\end{array}}}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/4f1d5b11bc4540650fc6beee586d0a15476cebe4)
Dans ce système la composante longitudinale u de la vitesse n'apparaît pas, son gradient étant en
.
À titre de comparaison, les équations pour un système unidimensionnel instationnaire s'écrit :
![{\displaystyle {\begin{array}{rcl}{\frac {\partial \rho }{\partial t}}+{\frac {\partial (\rho v)}{\partial r}}+{\frac {\rho v}{r}}=0\\[0.6em]{\frac {\partial v}{\partial t}}+v{\frac {\partial v}{\partial r}}+{\frac {1}{\rho }}{\frac {\partial p}{\partial r}}=0\\[0.6em]{\frac {\partial }{\partial t}}(p\rho ^{-\gamma })+v{\frac {\partial }{\partial r}}(p\rho ^{-\gamma })=0\end{array}}}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/3f92b7b43105a2cf83e8e2a5351f63728a9ad109)
On passe d'un système à l'autre par l'équivalence formelle
. Par suite on peut assimiler les solutions du premier problème à celles du second que l'on interprète comme un problème instationnaire en coordonnées cylindriques dans lequel une paroi (le « piston ») pousse (ou tire) l'air à partir de l'axe, à la vitesse
. Ce problème, décrivant une détonation, est de dimension 1 en espace, donc beaucoup plus facile à résoudre. Il permet d'utiliser les résultats de la théorie correspondante de l'onde de détonation Taylor-von Neumann-Sedov obtenus à partir d'une hypothèse d'autosimilitude.