Éric Danon
diplomate français
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Éric Danon, né à Paris le , est un haut fonctionnaire et diplomate français, ayant statut de ministre plénipotentiaire[1]. Il a été ambassadeur de France en Israël de août 2019 à juillet 2023.
| Ambassadeur de France en Israël | |
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| Directeur général (en) Ministère des Affaires étrangères | |
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| Directeur général (en) Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique | |
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| Ambassadeur Conférence du désarmement | |
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Jean-François Dobelle (d) Jean-Hugues Simon-Michel (d) |
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Biographie
Jeunesse et études
En 1979, il est reçu à l'Institut d'études politiques de Paris, dont il sort diplômé en 1983 (section service public)[2]. Il prépare le concours de l'École nationale d'administration, et y est admis (1984-1986, promotion Denis Diderot)[3].
Carrière
Éric Danon a consacré l’essentiel de sa carrière, dans le secteur public comme dans le secteur privé, aux questions stratégiques, à la lutte contre les menaces criminelles contemporaines et à la coopération avec les pays en développement.
Prospective et questions stratégiques
En 1988, il intègre le cabinet du ministre des Affaires étrangères comme conseiller technique sur les questions « Est-Ouest » de sécurité et de désarmement. Il est à l’origine de la proposition française à l’ONU, en 1989, d’Agence de traitement des images satellitaires (ATIS) et de Centre international de trajectographie intégré au Secrétariat des Nations unies[4]. Chargé du suivi de l’évolution des pays d’Europe centrale et orientale, il est l’un des rares diplomates français à participer, durant l’année 1990, à l’intégralité de la négociation dite « 2+4 » sur l’unification de l’Allemagne[5].
Menaces criminelles contemporaines
En juillet 2010, alors ambassadeur à Genève pour le désarmement, il devient le premier chef de la délégation française pour la négociation à New York du Traité sur le commerce des armes (Arms Trade Treaty) débutées à l’ONU[6],[7],[8],[9]. Avec son homologue britannique John Duncan (en) et l’ambassadeur argentin Roberto García Moritán qui dirige la négociation, il contribue à établir l’architecture du traité et, malgré les réticences de nombreuses délégations, parvient à y faire inscrire la nécessité de lutter contre la corruption liée aux ventes d’armes.
Coopération développement
En février 1999, il devient directeur de cabinet du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, Charles Josselin[10],[11], et chargé de mission au cabinet du ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, fonctions qu’il quitte dix huit mois plus tard[12], une fois achevée la fusion du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Coopération, entamée le .
Fin 2001, il se met en disponibilité et dirige deux sociétés de conseil. La première, Africa Steps, effectue des études juridiques d’amélioration de la gouvernance et de projets d’infrastructure dans les pays en développement ; elle jouera notamment un rôle déterminant dans la relance du projet d’un pont entre Kinshasa et Brazzaville[13],[14], finalement adopté en 2014 par les deux capitales dans le cadre du NEPAD. La seconde société, IMEDA (International Médical Alliance), travaille à la mise à niveau des systèmes de santé et d’assurance maladie ; elle établira avec Bernard Kouchner les nouvelles bases du système de sécurité sociale au Gabon, de même que la réhabilitation de plusieurs hôpitaux d’Afrique centrale[15],[16],[17],[18],[19].
Ambassadeur en Israël

Le 21 juin 2019, Éric Danon est nommé, par le président Emmanuel Macron, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de l’État d’Israël[20],[21]. Il quitte son poste le 31 juillet 2023.
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneur (14 juillet 2018)[22].
Chevalier de l'ordre national du Mérite (11 novembre 2010)[23]