Établissement de détention Leclerc de Laval
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| Établissement de détention Leclerc de Laval | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Localité | Laval |
| Coordonnées | 45° 37′ 06″ nord, 73° 39′ 20″ ouest |
| Architecture et patrimoine | |
| Construction | Années 1960 |
| Installations | |
| Type | Établissement de détention au Québec |
| Fonctionnement | |
| Opérateur(s) | |
| Statut actuel | En fonctionnement (d) |
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L'Établissement de détention Leclerc de Laval, également appelé la prison Leclerc, est une prison provinciale dans la province de Québec, au Canada. Cette prison construite dans les années 1960 recevait initialement des hommes et était destinée à des peines de niveau fédéral[1]. L'établissement a été fermé en 2012 par le gouvernement Harper pour cause de vétusté[2]. En 2014, le gouvernement du Québec a signé un bail de dix ans afin de louer l'établissement au fédéral[2]. La Maison Tanguay ayant fermé pour cause d'installations désuètes, les détenues ont été transférées à la prison Leclerc en 2016[1]. Ce transfert a également été effectué afin de désengorger le système carcéral québécois victime de surpopulation[3]. Depuis 2016, plusieurs organismes dénoncent les conditions critiques dans lesquelles les détenues vivent à la prison Leclerc[4].
Cohabitation des détenus hommes et des femmes
L'établissement de détention Leclerc de Laval a été construit dans les années 1960 afin d'accueillir des hommes nécessitant une sécurité maximale[2]. La prison a été fermée en 2013 par le gouvernement Harper pour décrépitude et pour des raisons budgétaires[5]. En 2014, le gouvernement provincial a affirmé vouloir reprendre l'établissement[5].
L'objectif du ministère de la Sécurité publique était de créer plus de 700 places pour les détenus provinciaux ainsi que 400 emplois[5]. Selon Stéphane Bergeron, ministre de la Sécurité publique, la Québec est « aux prises avec un sérieux problème de surpopulation carcérale »[3]. Cette surpopulation des établissements carcéraux de la région de Montréal met en péril la sécurité publique puisque les employés ont du mal à gérer les prisons qui dépassent leur capacité maximale de détenus[1]. Les femmes détenues à la Maison Tanguay ont été transférées en 2016 à la prison Leclerc, dans l'attente de travaux d'aménagements à l'établissement Tanguay[6]. La prison Leclerc a changé de vocation en 2016 pour devenir un établissement de détention mixte, comprenant 250 places pour femmes et 84 pour hommes[1].
La mixité a été reconnue comme une situation non viable en 2016 par Martin Coiteux[6]. Cette cohabitation entre des hommes condamnés plus souvent pour des crimes violents et des femmes qui purgeaient des peines moins sévères créait des problèmes[6]. Les femmes devaient fréquemment croiser les détenus masculins lorsqu'elles se rendaient au parloir ou à l'infirmerie[7]. Certains détenus ont tenu des propos dégradants ou à caractère sexuel envers les femmes incarcérées[7],[8], situation d'autant plus problématique que de nombreuses détenues ont vécu de la violence physique ou des agressions sexuelles avant leur incarcération[7]. Les hommes ont finalement été transférés dans un autre établissement de la province en 2016[2],[9].