États généraux de 1560
From Wikipedia, the free encyclopedia
Les états généraux de 1560 sont des états généraux qui s'ouvrent à Orléans, dans la province de l'Orléanais du royaume de France, le , dans une salle construite à cet effet sur la place de l'Étape, convoqués par la reine mère et régente, Catherine de Médicis.
XXVIIIes (1560)
- |
1 mois et 18 jours |
| Règne | |
|---|---|
| Convocateur | |
| Date de convocation | |
| Cause |
Problèmes religieux et financiers |
| Type |
Assemblée monocamérale |
|---|---|
| Lieu |
Salle construite pour l'occasion, place de l'Étape à Orléans, face à l'hôtel Groslot |
| Système électoral |
Convocation des états généraux de 1560 |
|---|
| Élection |
Désignation par les autorités locales |
|---|---|
| Début | |
| Fin | |
| Durée |
1 mois et 18 jours |
| Chambre de la noblesse | |
|---|---|
| Chambre du clergé |
Jean Quintin (en), théologien |
| Tiers état |
Jean de Lange, avocat au parlement de Bordeaux |
| Groupes politiques |
|---|
Convocation des états généraux, par François II lors de l'assemblée de Fontainebleau | |
Ouverture | |
Fermeture |
XXIXes (1561) |
|---|
Le chancelier Michel de l'Hospital obtient que les questions religieuses soient débattues lors d'un prochain concile. La reine, quant à elle, empêche la noblesse et le tiers état de discuter des limites du pouvoir royal.
L'assemblée discute également des lois commerciales qui furent en vigueur jusqu'au début de la Révolution française (1789).
Les états sont clos le .
Contexte
Suite à la conjuration d'Amboise en mars 1560, le roi et ses conseillers, le Lorraine et le duc de Guise`, sont submergés par un embrasement de la question religieuse, malgré des tentatives d'apaisement avec notamment l'édit de Romorantin en mai[2].
Le 26 août 1560, dans une optique de dialogue, en conclusion de l'assemblée de Fontainebleau, le roi François II, convoque les états généraux, accédant ainsi au vœu des princes du sang menés par les frères Vendôme, Antoine de Bourbon roi de Navarre, et Louis de Bourbon prince de Condé, et plus globalement à celui des réformés[2].
Déroulement
La mort de François II, n'annula pas la tenue des états généraux. L'ouverture fut seulement retardée de trois jours. En les maintenant, Catherine de Médicis a l'espoir de régler les gros problèmes financiers de la couronne de France, mais également d'asseoir encore mieux la légitimité du nouveau gouvernement du tout jeune roi Charles IX dont elle a prit la tête en tant que régente[3].
Les états s'ouvrir dans une vaste salle bâti pour l'occasion, place de l'Étape, à Orléans. Comme le veut la coutume, le roi présida la première séance. Il s'agit de la première présentation du nouveau monarque devant une telle assemblée. Charles IX est alors entouré de sa mère, de son gouverneur le sieur de Cypierre, son cadet Édouard-Alexandre (futur Henri III) de sa sœur Marguerite, et de sa marraine Renée de France. Sont avec eux également Antoine de Navarre, les cardinaux de Bourbon, Lorraine, Guise, Tournon et Châtillon, le prince de La Roche-sur-Yon, son fils, le marquis de Beaupréau et son neveu le dauphin d'Auvergne, ainsi que le connétable de Montmorency, le duc de Guise son fils le prince de Joinville, et ses frères les duc d'Aumale et marquis d'Elbeuf. Tous portent le deuil en raison du récent décès du roi François II[3].
Le 14 décembre 1560, les 454 députés, sont réunis aux couvent des cordeliers d'Orléans. Ils se divisent alors par ordre pour rédiger leurs cahiers de doléances respectifs. La noblesse s'installa au couvent des Jacobins, le tiers état au couvent des Carmes et le clergé resta chez les cordeliers[4].
Lors de leur première réunion, chacun des trois ordres dut choisir un orateur pour les représenter lors des prochaines séances royales. La noblesse choisi le roi de Navarre, et le clergé le cardinal de Lorraine, mais ceux-ci refusèrent, étant membres des deux conseils (conseil d'État et conseil privé), ils ne pouvaient être juges et partis. Les deux ordres choisir alors finalement Jacques de Silly, seigneur de Rochefort, et le théologien Jean Quintin (en). Le tiers état choisi quant à lui un avocat du parlement de Bordeaux, Jean de Lange[4].