Étienne-Marie Delahante

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Étienne Delahante
Fonctions
Président
Conseil général de l'Oise
-
Louis-Grégoire Lehoc (d)
Maire de Crépy-en-Valois
-
Député de l'Oise
-
Fermier général
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
Père
Adrien Delahante (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Membre de
Lieux de détention
Distinction

Étienne-Marie Delahante (, Crépy-en-Valois - , Crépy-en-Valois), est un fermier général et homme politique français.

Famille

Mlle Adèle de Parseval, future Mme Delahante.

Étienne-Marie Delahante est le fils de Adrien Delahante (1714-1748), conseiller du roi et maître des eaux et forêts du duché de Valois, qu'il perd à l'âge de cinq ans. Il est ensuite élevé par sa mère et sa sœur Victoire[1].

Il épouse Adèle de Parseval, fille du fermier général Pierre de Parseval (1724-1782) et d'Anne-Henriette André de La Guerche, il est le père du financier Adrien Delahante (1788-1854).

Enfance et formation

Il a suivi ses études au collège des Oratoriens de Soissons où il a été envoyé à l'âge de onze ans, puis est envoyé à Paris avec sa sœur en raison d'un caractère difficile au collège des Grassins où ses père et oncle avaient été également élevés. Grâce à un travail assidu, il quitte le collège en 1760, avec le diplôme de bachelier en droit comme bon rhétoricien et excellent logicien[1].

Son oncle, Jacques Delahante, fermier général, Directeur général des Grandes Gabelles ; ayant intention de le faire entrer dans les bureaux de la Ferme générale, voulut auparavant lui donner un complément d'éducation, le faisant passer par une étude de Procureur auprès de M. Lechauve, Procureur au Châtelet pendent un an et par la classe d'un maître d'écriture. Âgé de vingt ans, son oncle, Jacques Delahante, le fit entrer dans l'administration des fermes générales.

Carrière

Fermier général, il fut arrêté pendant la Révolution. Incarcéré successivement à la prison de l'Abbaye, à Port-Libre, puis à la Conciergerie, traduit devant le tribunal révolutionnaire, il sera, avec deux autres inculpés, mis hors des débats sur l'attestation des citoyens réviseurs qu'ils n'avaient eu aucune gestion et qu'ils n'avaient été intéressés dans aucun des baux concernés par le Tribunal révolutionnaire dans sa séance du 19 floréal An II au motif et échappe de peu à la guillotine Il sera libéré un mois après le 9 thermidor. Il avait reçu le soutien du comité révolutionnaire de surveillance de la section des Tuileries, attestant de l'absence de plaintes à son égard et des preuves de son civisme [2].

Propriétaire à Crépy, Étienne-Marie de la Hante devient le chef des modérés de la ville et avec trois autres propriétaires, rachète le collégiale Saint-Thomas de Crépy (ils en firent don à la commune l'année suivante). Il est élu juge de paix en contre l'ancien maire de Crépy-en-Valois, Jean-François Tardu[3].

Il est élu, le 23 germinal au V, au Conseil des Cinq-Cents. Il y siégea, sans prendre la parole, jusqu'en l'an VII.

Delahante devient, sous le Consulat, « membre de la Commission de bienfaisance » et est nommé maire de Crépy-en-Valois (1803-1817), succédant à Antoine Charles Laurens. L'année suivante, il est nommé membre du Conseil général de l'Oise en et en devient président de 1806 à 1817[4].

Distinctions, récompenses et hommages

Décorations

Hommages

Œuvre

Voir aussi

Notes et références

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