Un hospice est attesté à Montay dans le diocèse de Cambrai, établissement qui, devenu léproserie, sera érigé en abbaye Saint-Lazare par l'évêque Burchard en [1],[2].
Fondation d'un hôpital à Foncebadón, dans le royaume de León en Espagne[3].
L'hospice de la Madeleine, fondé en 1054 par Thibaud III, comte de Chartres, devient la léproserie du Grand-Beaulieu (Magnus Bellus-Locus), appartenant aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem et qui sera remplacée en par le grand séminaire[4],[5].
En Chine, l'empereur Huizong renforce le réseau des hospices et dispensaires préfectoraux[7] et fonde une école de médecine placée sous la tutelle du ministère de l'Éducation, conçue pour recevoir trois cents étudiants et dont les diplômés seront appointés par l'État[8].
Après 1103: à son retour de croisade, Raymond Ier, vicomte de Turenne, fonde sur ses terres «un hôpital, nommé Jaffa, destiné à recevoir les pèlerins qui descend[ent] du Nord vers le Midi, et une léproserie placée à Nazareth sur la même route[9]».
Baudouin Ier, roi de Jérusalem, est atteint, à Jaffa, d'un coup de lance dans les reins, blessure dont il se remet, mais dont les séquelles seront sans doute, quinze ans plus tard, la cause de sa mort[11].
Personnalités
Fl. Giovanni, fils de Costantino Siciliano, médecin de l'école de Salerne[12].
↑ Émile-Jules Cattelain, Monographie communale de Montay, Inspection primaire du Quesnoy, coll.«Monographies du canton du Cateau» (no9), , 32p. (lire en ligne), p.19.
↑ (fr + la) André Le Glay, Cameracum christianum, ou Histoire ecclésiastique du diocèse de Cambrai, Lille, L. Lefort, , 542p. (lire en ligne), p.373, col.2.
↑ Jean Passini, «Habitat villageois médiéval le long du chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle», dans André Bazzana (dir.) et Étienne Hubert (dir.), Castrum 6: Maisons et espaces domestiques dans le monde méditerranéen au Moyen Âge, Rome et Madrid, École française de Rome et Casa Vélasquez, (ISBN2-7283-0593-5, lire en ligne), p.221.
↑ Pierre Buisson et Philippe Bellier de La Chavignerie, Tableau de la ville de Chartres en 1750, Chartres, impr. Garnier, coll.«Publications de la Société archéologique d'Eure-et-Loir» (no14), , 250p. (lire en ligne), p.138-139.
↑ François-Olivier Touati, «Une approche de la maladie et du phénomène hospitalier aux XIIeetXIIIesiècles: La Léproserie du Grand-Beaulieu à Chartres», Histoire des sciences médicales, vol.14, no4, , p.414-424 (lire en ligne).
↑ (it) A[ntonio] Alberti, «Chiesa di San Martino», dans Itinerario: San Martino, Pise, (lire en ligne).
↑ (it) Catherine Despeux, «La filosofia della medicina: Teoria delle corrispondenze sistematiche», dans Catherine Despeux et T. J. Hinrichs, Storia della Scienza, La scienza in Cina, L'epoca Song-Huan, Istituto Treccani, (lire en ligne).
↑ (en) Asaf Goldschmidt, «The Song Discontinuity: Rapid Innovation in Northern Song Dynasty Medicine», Asian Medicine, vol.1, no1, , p.72 (lire en ligne).
↑ François Marvaud, Histoire politique, civile et religieuse du Bas-Limousin, depuis les temps anciens, vol.1, Paris, Techner, , 286p. (lire en ligne), p.212.
↑ Jean-François Beugnot (dir.), Jacques Mignon (dir.), Victor de Moléon (dir.) et al., Dictionnaire usuel de chirurgie et de médecine vétérinaires, t.1, Paris, Bureau central, à la Caisse générale des recouvrements, , 644p. (lire en ligne), «Épizootie», p.345.
↑ André Van Hasselt, «Baudouin Ier (roi de Jérusalem)», dans Académie Royale, Biographie nationale de Belgique, t.1: aa-bautken, Bruxelles, H. Thiry-Van Buggenhoudt, (lire en ligne), col.827.
↑ (it) Salvatore De Renzi(it), Storia documentata della scuola medica di Salerno, Naples, Stabilimento tipografico de Gaetano Nobile, , XVI-608-CLXXVIIIp. (lire en ligne), p.238-239.
↑ François-Olivier Touati, «La Terre sainte: Un laboratoire hospitalier au Moyen Âge?», dans Sozialgeschichte mittelalterlicher Hospitäler, Konstanzer Arbeitskreis für mittelalterliche Geschichte, coll.«Vorträge und Forschunge» (no65), (lire en ligne), p.178.