Cet article présente les faits marquants de l'année 1404 en santé et médecine.
: Ives Gilemme, Marie de Blansy, Perrin Hemery et Guillaume Floret meurent sur le bûcher pour avoir invoqué le diable afin d'en obtenir la guérison du roi Charles VI[1].
Fondation de l'université de Turin, où la médecine est enseignée dès les premières années[2].
L'université de Palencia en Castille, fondée en 1208, première d'Espagne et où la médecine a été enseignée dès l'origine, est transférée à Salamanque[3].
Le synode de Langres, réuni sous le cardinal évêque Louis de Bar, accorde quarante jours d'indulgence à ceux qui pratiquent les césariennes lorsque c'est dans l'intention de sauver l'enfant afin qu'il puisse être baptisé[4].
L'hôpital de Notre-Dame des Sept-Fontaines de Steenvoorde, dans le comté de Flandre, est mentionné pour la première fois, dans un acte de donation de Mathieu de Licques, seigneur du lieu[5].
«Une taxe pharmaceutique, la plus ancienne connue, est établie pour la ville de Bâle[6]».
Une officine d'apothicaire est attestée pour la première fois à Nuremberg, en Allemagne[7].
1402-1404: peste en Islande, une des trois plus graves épidémies que ce pays ait eu à subir, avec la «Seconde Peste» de 1494-1495 et l'épidémie de variole de 1707-1709[9]
Décès
: Galeran de Pendref (né à une date inconnue), clerc du diocèse de Quimper en Bretagne, reçu docteur en médecine à Paris, professeur à la faculté de théologie[1].
Pierre (né à une date inconnue), fils de Maynus de Mayneriis († apr. 1364), médecin des Visconti, peut-être professeur à Milan[10].
Thierry Distel de Unna (né à une date inconnue), clerc du diocèse de Cologne, licencié en médecine à Paris, recteur de l'université de Cologne[10].
— Cet article rapporte les témoignages de Nicolas de Baye et de Juvénal des Ursins sur une épidémie qui sévit deux fois, à dix ans d'intervalle, à Paris et qui présentait «tous les caractères de l'influenza».
↑(it) Federico Navire, Torino come centro di sviluppo culturale: Un contributo agli studi della civiltà italiana, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang, coll.«Sprachen, Literaturen, Kulturen / Aachener Beiträge zur Romania», , 628p. (ISBN978-3-631-59130-7, ISSN1867-528X, lire en ligne), p.62-63.
↑Gabriel Peignot, Dictionnaire raisonné de bibliologie contenant l'explication des termes […], t.2, Paris, chez Villier, an xi – 1802, 456p. (lire en ligne), p.442.
↑Daniel Francke, «Le Couvent des Sept-Fontaines», Steenvoorde info, no47, hiver 2015 / 2016, p.8 (lire en ligne, consulté le ).
↑Eugène-Humbert Guitard, «Documents pour servir à l'histoire de la profession d'apothicaire à Strasbourg [compte rendu, référence: Ernest Wickersheimer, «Documents pour servir à l'histoire de la profession d'apothicaire à Strasbourg», dans Comptes rendus du Congrès international de l'histoire de la pharmacie, tenus à Bâle, Berlin, 1934]», Revue d'histoire de la pharmacie, vol.23, no89, , p.41 (lire en ligne).
↑(en) De Meyer, «The Origin of the Apothecaries of Bruges», Pharmaceutical Journal, vol.3, no12, , p.587 (lire en ligne).
↑(en) Arthur L. Wyman, «The Surgeoness: The Female Practitioner of Surgery 1400-1800», Medical History, vol.28, no1, , p.24 (lire en ligne).
↑(en) Sverrir Jakobsson et Gudmundur Halfdanarson, Historical Dictionary of Iceland, Lanham (Maryland), Rowman et Littlefield, , 3eéd. (1reéd. 1997), 342p. (lire en ligne), p.180.