141 T État 42.001 à 42.020

From Wikipedia, the free encyclopedia

Désignation Locomotive-tender
Motorisation 2 cylindres simple expansion
Construction 1922
141 T Etat 42.001 à 42.020
3-141 TC 1 à 20 SNCF
Description de cette image, également commentée ci-après
La 141 TC 19 de l'AJECTA à Longueville en 2006.
Identification
Exploitant(s) Administration des chemins de fer de l'État, puis SNCF
Désignation Locomotive-tender
Motorisation 2 cylindres simple expansion
Construction 1922
Constructeur(s) Fives-Lille n°4310 à 4329
Nombre 20
Mise en service 1922
Période de service 1922 à 1971
Affectation Batignolles, Saint-Brieuc
Utilisation Banlieue Saint-Lazare puis Réseau Breton
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Mikado
oOOOOo-
Écartement standard (1 435 mm)
Foyer Foyer Crampton à ciel plat et à grille étroite
Surface de la grille 2,80 m2
Pression de la chaudière 1,3 MPa
Surface de chauffe 169,91 m2
Surface de surchauffe 49,51 m2
Moteur Simple expansion
 Cylindres 2
 Alésage × course Ø600 * 650 mm
 Distribution Walschaerts
 Échappement Nord variable puis Kylchap
Carburant charbon
Puissance 985,5 kW
(1 340 ch)
Ø roues motrices 1540 mm
Ø roues AV 850 mm
Ø roues AR 850 mm
Tare 76,2 t
Masse adhérente 72,2 t
Longueur hors tout 14 m
 Capacité en eau 8,5 m3
 Capacité en charbon 4 t
Masse totale 96,2 t
Vitesse maximale 90 km/h

Les Mikado série 42.000 numéro 42.001 à 42.020 étaient des locomotives-tenders qui furent étudiées pour le service sur les lignes de la banlieue parisienne de Paris-Saint-Lazare, par l’Administration des chemins de fer de l'État[1].

Désireux d'améliorer les horaires de ses trains de la banlieue parisienne, le réseau de l'État fit étudier en 1913 une locomotive à forte adhérence de type Mikado-tender.

Bien que prévue en 1914, leur construction par les ateliers Fives-Lille ne put être réalisée qu'en 1922 à cause du premier conflit mondial, et sur vingt machines au lieu des soixante initialement prévues[1].

Description

Ces locomotives font penser à une version tenderisée des Consolidation de la série 140-100, tant l'esthétique de ces deux séries présente des points communs.

Elles étaient équipées d'un moteur à deux cylindres à simple expansion avec une distribution du type « Walschaerts ». La chaudière était celle des 140-100 à foyer « Crampton », avec toutefois une surface de grille légèrement inférieure. Elles furent équipées de la réversibilité à partir de 1930 avec l'arrivée des rames Talbot, puis d'une conduite de chauffage par l'avant et par l'arrière ainsi que de tampons à plateau rectangulaire. À la création de la SNCF, elles subirent diverses modifications modernisant notablement leur aspect comme la pose d'écrans pare-fumée, l'installation d'un échappement « Kylchap » avec une porte de boîte à fumée type « Nord », le remplacement des soupapes « Lethuillier-Pinel » par des types « Coale » unifiées SNCF, et du compresseur à simple effet par un bi-compound. Elles furent également munies d'un réservoir-doseur de traitement « T.I.A », d'une turbodynamo, d'une soute à combustible agrandie ainsi que de fermetures latérales sur l'abri.

Utilisation et services

Dès leur mise en service, les 42.000 assurèrent la traction des trains de banlieue au départ de Paris-Saint-Lazare, sur les lignes de Versailles-Rive-Droite et de Saint-Germain-en-Laye jusqu'à leur électrification en 1927, ainsi que sur les lignes Paris - Mantes par Poissy et de Paris - Mantes par Conflans-Sainte-Honorine jusqu'en 1966. Sur ces deux dernières lignes, elles partagèrent la traction et la pousse des rames réversibles constituées de voitures Talbot et à deux niveaux État, avec les 141 TD qui clôtureront l'ère de la vapeur sur Paris-Saint-Lazare le . Elles assurèrent également la traction de quelques trains de marchandises jusqu'à Trappes par la grande ceinture[1].

Durant toute leur carrière parisienne, elles ne connurent qu'une seule affectation, le dépôt des Batignolles.

À la création de la SNCF, elles furent immatriculées 3-141 TC 1 à 20.

La 3-141 TC 7 sera détruite lors de la Seconde Guerre mondiale, ramenant la série à dix-neuf unités.

Au début des années 1950, la mutation au dépôt des Batignolles de sept 141 TD supplémentaires provenant de la région Est, permit d'affecter plusieurs 3-141 TC au dépôt de Saint-Brieuc pour assurer la traction de trains de marchandises et de voyageurs sur les lignes à voie normale du Réseau breton, de Guingamp à Paimpol puis de Guingamp à Carhaix où elles circuleront jusqu'en .

L'utilisation de ces locomotives jusqu'à une période assez tardive, permit la préservation de l'une d'entre elles par l'AJECTA, la 3-141 TC 19 qui figure aujourd'hui dans la collection de l'association à Longueville[2].

Modélisme

Les 141 TC ont jadis été reproduites à l'échelle HO par l'artisan Locostyl sous forme de kit en laiton. L'artisan Télétrains avait produit un transkit à monter sur une base de 140 C Jouef.

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI