Cet article présente les faits marquants de l'année 1431 en santé et médecine.
24-: Jeanne d'Arc, malade dans sa prison du château de Rouen, reçoit les soins de Jean Tiphaine, en présence de Guillaume de La Chambre (v.1383-1450) et Guillaume Desjardins (v.1370-1438), maîtres en médecine, «et de plusieurs autres[1]».
: fondation par Jean de Montaigu de l'hôpital du Saint-Sépulcre de Salins en Franche-Comté qui, comme les autres établissements de la ville, est conçu pour accueillir de préférence les «pauvres menus ouvriers de la saline méritants» et que les blessures, la maladie ou le grand âge rendent incapables de travailler[2].
: fondation par le pape Eugène IV, confirmée l'année suivante 1432 par le roi Charles VII, de l'université de Poitiers qui comprend dès l'origine cinq facultés, parmi lesquelles figure la faculté de médecine[3].
: fondation à Aalborg au Danemark, par Maren Hemmingsdatter, d'une maison de charité vouée à l'accueil de malades et de vieillards indigents, confiée en 1451 aux hospitaliers du Saint-Esprit, restée en service jusqu'en 1953 et dont les bâtiments accueillent aujourd'hui une maison de retraite administrée par un conseil composé à la fois de laïcs et de religieux[4].
Création à Buckingham, en Angleterre, d'une maison d'aumône pour six indigents, dite Barton's Hospital, du nom de son fondateur[5].
Fondation de la faculté de médecine de l'université de Rome «La Sapienza»[7].
Fondation par Henri VI, roi d'Angleterre et duc de Normandie, de l'université de Caen, où seul le droit est enseigné à l'origine, et où les autres facultés, dont celle de médecine, ne s'ouvriront qu'en 1437[8].
↑Nicole Brocard, Les Établissements hospitaliers du diocèse de Besançon et leurs sources (conférence donnée le pour l'Association des chemins de Saint-Jacques de Franche-Comté), Fondation David-Parou Saint-Jacques, (lire en ligne).
↑«Depuis 1431… Histoire de l'université de Poitiers», Université de Poitiers, [lire en ligne(page consultée le 26 juin 2017)].
↑(en) Daniel Lysons et Samuel Lysons, Magna Britannia: A Concise Topographical Account of the Several Counties of Great Britain, vol.1, 3epartie: Buckinghamshire, Londres, T. Cadell et W. Davies, , 730p. (lire en ligne), p.530.
↑(en) Paulo Nuno Martins, «Medicine in Portugal in the Medieval Ages: A Contribution to the History of Science», History of Medicine On-Line, (lire en ligne, consulté le ).
↑Jeremy Alder et Susan Arthur Kemppainen (éd.), «30 of the Oldest Medical Schools in the World, 17: Sapienza University of Rome – Faculty of Medicine», Best Medical Degrees, [lire en ligne(page consultée le 26 juin 2017)].
↑Jean Verdier, Essai sur la jurisprudence de la médecine en France, Alençon, Malassis le jeune, , 384p. (lire en ligne), p.154.
↑Michel Pauly, «L'Emplacement des hôpitaux dans les villes mosanes et ardennaises au Moyen Âge», Revue belge de philologie et d'histoire, vol.89, , p.586 et 600 (lire en ligne).
↑Association du musée hospitalier régional de Lille, «Lille – Hôpital Saint-Jacques», Pôle ressources du patrimoine hospitalier et médical du Nord, [lire en ligne(page consultée le 26 octobre 2017)].
↑Laurence Moulinier-Brogi, «Un aspect particulier de la médecine des religieux après le XIIesiècle: L'Attrait pour l'astrologie médicale», dans Luc Berlivet (dir.) et al., Médecine et religion: Collaborations, compétitions, conflits (XIIe-XXesiècle), Rome, , Rome, publications de l'École française de Rome, (lire en ligne), p.15.