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15e régiment de tirailleurs sénégalais

régiment militaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Le 15e régiment de tirailleurs sénégalais (15e RTS) est un régiment français. Il présente la particularité d'avoir été le seul régiment des troupes coloniales en garnison permanente en Algérie, et ce, jusqu'à sa dissolution le (après avoir été renommé 75e régiment d'infanterie de marine en 1958).

Création1919
Dissolution1958 (renommé 75e RIMa)
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Création, Dissolution ...
15e régiment de tirailleurs sénégalais
Image illustrative de l’article 15e régiment de tirailleurs sénégalais
Insigne régimentaire du 15e régiment de tirailleurs sénégalais.

Création 1919
Dissolution 1958 (renommé 75e RIMa)
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de tirailleurs sénégalais
Rôle Infanterie
Inscriptions sur l’emblème Tunisie 1942-1943

A.F.N 1952-1962

Guerres Guerre du Rif

Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie

Décorations Croix de guerre 39-45

une étoile de vermeil

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Création et différentes dénominations

  •  : Création du 15e régiment de tirailleurs sénégalais à partir des :
  • 108e bataillon de tirailleurs sénégalais
  • 109e bataillon de tirailleurs sénégalais
  • 113e bataillon de tirailleurs sénégalais
  •  : Renommé 15e régiment de tirailleurs coloniaux (15e RTC)
  •  : Redevient 15e régiment de tirailleurs sénégalais
  •  : Devient 13e régiment de tirailleurs sénégalais (nouvelle formation du 15e régiment de tirailleurs sénégalais)
  •  : Devient 75e RIMa (dissous en 1962)

Historique

Formation et entre-deux-guerres (1919-1939)

Le 15e RTS est formé le par la fusion des 108e, 109e et 113e bataillons de tirailleurs sénégalais de la division de Constantine[1], stationnés respectivement à Tolga, Faifar et Nemours[2]. Dès sa création, le 15e RTS a une implantation très dispersée sur la région constantinoise. Au cours de son existence, les différents chefs de corps ne cesseront de se plaindre de cette particularité qui rend difficile le maintien de la cohésion[réf. nécessaire].

En [réf. souhaitée], le 3e bataillon part pour l'armée d'Orient (il est remplacé par le 94e BTS)[1] et un détachement de renfort part pour le Maroc. Entre 1919 et 1920, le régiment est amené à fournir de nombreux détachements, soit pour des tournées de police, soit pour des gardes de camps, dans le Constantinois, puis dans l'Aurès. Création de la nouba (musique militaire) en . Le 15e RTS reçoit son drapeau qui est présenté aux troupes le [réf. nécessaire].

Emplacement des unités du corps au [réf. nécessaire] :

Le , la dénomination de tirailleurs sénégalais est changée pour celle de tirailleurs coloniaux jusqu'au , date à laquelle le régiment reprend sa première dénomination[3]. Le Commandement Supérieur des Troupes Noires, dont dépendait le régiment depuis sa création, étant supprimé le , le corps est rattaché à la 7e brigade d'infanterie d'Algérie (division de Constantine) à Sétif[réf. nécessaire].

Campagne du Maroc (1925-1926)

Le , le 2e bataillon du 15e RTC part pour le Maroc[1] par voie ferrée à destination d'Oujda et le commandant Gondalma en prend le commandement à Guercif le . Ce bataillon comprend quatre compagnies ayant chacune un groupe de mitrailleuses. La CM2 reste à Biskra comme unité administrative et la 10e compagnie forme la 4e compagnie du bataillon[réf. souhaitée].

Principales actions menées par le bataillon déployé au Rif[1] :

  • L'attaque de Bibane (en) le et le (bataille de l'Ouergha)
  • L'organisation et la défense du poste de Fez El Bali (mai – )
  • L'organisation et la défense du poste de Kella dès Sless (mai – )
  • L'attaque de Sker le
  • L'attaque de Bou Azzoun et Moulay Djenane le

Pendant le conflit, le 15e RTS déplore, au combat, 10 tués, 9 blessés et un disparu[4].

Seconde Guerre mondiale

Guerre de 1939-1940

Le régiment, stationné à Philippeville, Djidjelli et Biskra, appartient en 1939 à la 3e brigade d'infanterie algérienne de la division de Constantine. Celle‑ci est dissoute à la mobilisation et le régiment rejoint la 183e division de protection[5].

Un détachement du régiment part en renfort pour la métropole, où il devient le 3/33e RICMS. Il participe aux combats de Dury, Hébécourt, Sauflieu, Gratteponche et subit de durs bombardements. Pendant cette campagne, les Africains se sont distingués par leur moral élevé et leur discipline, malgré le manque de ravitaillement et les longues marches sous les bombardements[réf. nécessaire].

Après l'armistice, le régiment rejoint la 3e brigade de la division de Constantine reconstituée dans l'Armée d'armistice. Il est alors stationné à Philippeville et Constantine[5].

Campagne de Tunisie

Le 15e RTS, stationné en Algérie, ne quitta pas l'Afrique du Nord durant la Seconde Guerre mondiale. En revanche, il prit une part active à la campagne de Tunisie (19e corps d'armée français)[6], où il s'illustra sous le commandement du colonel Morlière. Cet épisode, le plus glorieux vécu par le régiment, est malheureusement peu connu. Et pourtant, le 15e RTS a été l'un des premiers régiments français à reprendre le combat. Dès le , lendemain du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 2e bataillon quitte Constantine pour le front du nord tunisien, alors que le même jour, les premiers avions allemands se sont posés à Tunis‑El‑Aouïna. Son action, au cours de cette campagne, comporte trois phases : le Sud tunisien ( – fin ), la défensive (mars – ) et l'offensive (avril – ) dans le cadre de la division de marche d'Oran. Soit au total 51 militaires dont les tombes, qui s'échelonnent de la région de Gafsa à celle du Djebel Mansour ou du Zaghouan, constituent la trace glorieuse suivie par le 15e RTS dans les combats de Tunisie[réf. nécessaire][style à revoir].

Régiment de souveraineté

Initialement destiné à rejoindre la 9e division d'infanterie coloniale, le régiment reste finalement comme régiment de souveraineté en Algérie[6], toujours dans le Constantinois[7].

Guerre d'Algérie et dissolution

En , le régiment participe à la répression de Sétif, Guelma et Kherrata[8].

Le , le 15e RTS devient le 13e régiment de tirailleurs sénégalais, mais est recréé le même jour[3]. Il stationne alors à Constantine, Guelma et Souk Ahras[8].

L'Algérie de 1954 à 1962, ce sera enfin huit ans de guerre, pour l'essentiel dans le massif de Collo[réf. nécessaire]. Le 15e RTS, devenu 75e RIMa le , achèvera sa mission lors de l'évacuation d'Oran ; il sera dissous au camp de Sissonne le .

Organisation

Garnisons

Chefs de corps

Traditions

Insigne

Insigne régimentaire du 15e Régiment de Tirailleurs Sénégalais

L'insigne présente, sur une rondache d'azur, un phénix jaillissant d'un bûcher sous un soleil rayonnant[8],[7]. Les nuances de couleur varient selon les fabricants[3]. Le tout broche sur l'ancre des troupes de marine, portant sur le jas l'inscription « 15e RTS »[7].

Le phénix est un animal fabuleux de la grandeur d'un aigle, aux ailes rouges et dorées, qui, dans la mythologie égyptienne, vivait plusieurs siècles, se brûlait lui‑même sur un bûcher et renaissait de ses cendres. Son symbole est repris à l'époque chrétienne comme symbole de la résurrection, tandis que dans la mythologie chinoise, sa légende est liée à l'invention de la musique et de la danse[3].

L'insigne a été créé en 1939 et la demande d'homologation présentée le par le général Duché, commandant la 10e région militaire. L'homologation, sous le numéro H.310, a été accordée le par décision ministérielle n°10 780 EMA/3.I[3].

Devise

Drapeau

Le 15e RTS reçoit son drapeau, qui est présenté aux troupes le .

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[9],[10] :

Décorations

15e régiment de tirailleurs sénégalais :

« Magnifique unité de combat (qui, sous les ordres du colonel Morlière, lancée contre les forces de l'Axe dès le début de la campagne de Tunisie, y a montré une ardeur et une ténacité dignes d'éloges. S'est distingué au combat de Sidi N'Sir le , mettant l'ennemi en fuite par une brillante contre‑attaque, lui détruisant 4 chars et s'emparant de matériel et de prisonniers. Le , à Aïn El Amra, a interdit à l'adversaire le débouché du plateau de Bouchebka, rétablissant la situation et faisant par son attitude résolue la plus grande impression sur les forces américaines prêtes à la retraite. A terminé la campagne avec l'attaque victorieuse du Djebel Mansour le et, du 7 au , du massif du Zaghouan, capturant plusieurs centaines de prisonniers et s'emparant d'un matériel considérable. »

Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil[11]

  • Ruban :
    • rouge, partagé par quatre bandes vertes, séparées entre elles et disposées de manière à laisser trois bandes rouges intérieures.
  • Étoiles :
    • bronze : citation à l'ordre du régiment ou à l'ordre de la brigade
    • argent : citation à l'ordre de la division
    • vermeil : citation à l'ordre du corps d'armée
  • Palme :
    • bronze : citation à l'ordre de l'armée
    • argent : représente cinq citations à l'ordre de l'armée
    • vermeil : citation à l’ordre des Forces françaises libres (FFL)[12]

Personnalités ayant servi au sein du régiment

Notes et références

Voir aussi

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