En , le commandement français, suivant ce qu'il a décidé en , procède à la transformation des trois divisions de cavalerie (DC) en cinq divisions légères de cavalerie (DLC) pour réaliser une action de retardement en Ardenne[1],[2]. Ce changement n'apporte pas plus de puissance à l'ensemble mais plus de souplesse[1]. Ces nouvelles divisions comportent une brigade de cavalerie (BC) avec deux régiments hippomobiles (5e et 11e Cuirassiers, 6e, 8e, 19e et 31e Dragons, 1er, 12e et 18eChasseurs à cheval, et 4eHussards) totalisant 2 000 cavaliers et 8 canons antichars, une brigade légère motorisée (BLM) réunissant un régiment d'automitrailleuses (1er, 2e, 3e, 4e et 5e RAM) et un régiment de dragons portés (2e, 3e, 5e, 14e et 15e RDP), et un régiment d'artillerie tractée constituant l'artillerie divisionnaire (72e, 73e, 75e, 77e et 78e RADC)[2]. Ce régiment d'artillerie doit recevoir un groupe de 75 modèle 97 tracté tous terrains et un de 105 Cmodèle 35 (12 pièces par groupe)[2]. Le régiment d'automitrailleuses est constitué d'un escadron d'automitrailleuses de découverte (douze AMD 178), d'un escadron d'automitrailleuses de combat (douze H35) et de deux escadrons motocyclistes[2]. Le régiment de dragons portés comporte deux escadrons mixtes, chacun ayant deux pelotons d'automitrailleuses de reconnaissance et deux pelotons motocyclistes[2]. Ces divisions légères de cavalerie doivent être engagées en Ardenne avec des groupes de reconnaissances de division d'infanterie (GRDI) et de corps d'armée (GRCA) pour retarder l'avance allemande dans cette région[2].
La 2eDLC est ainsi créée sous le commandement du général Berniquet à partir de la 2eDC[2]. La 2eDLC dépend directement de la 2earmée.
Mission sur la Meuse et en Ardenne
En mars, alors que les DLC se constituent, la mission qu'elles doivent accomplir est précisée par le haut commandement. Les premières instructions distinguent deux cas: soit l'attaque allemande contre la 2earmée est d'envergure et alors la cavalerie se porte sur la Semois, effectue des destructions et mène en retraite vers la Meuse (au sud) une action retardatrice, soit l'offensive est secondaire et alors la cavalerie pousse au-delà de la rivière pour y étendre son combat retardateur[2]. La première manœuvre n'est rapidement plus envisagée au profit de la seconde[2].
12Bruno Chaix, En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique?: décisions stratégiques et plans opérationnels de la campagne de France, Paris, Economica, coll.«Campagnes & stratégies» (no35), , 2eéd., 349p. (ISBN2-7178-4149-0), p.175.