Henry Farret
From Wikipedia, the free encyclopedia
Toulon (Var)
Toulon (Var)
| Henry Farret | |
| Naissance | Toulon (Var) |
|---|---|
| Décès | (à 66 ans) Toulon (Var) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1928 – 1965 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale Guerre d'Indochine Guerre d'Algérie |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Grand officier de l'Ordre national du Mérite Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre TOE |
| modifier |
|
Henry Farret, né le à Toulon et mort dans la même ville le , est un militaire et résistant français, compagnon de la Libération. Saint-Cyrien refusant la défaite en 1940, il s'illustre pendant la seconde guerre mondiale au sein de la 2e division blindée du général Leclerc. Poursuivant sa carrière militaire après la guerre, il atteint le grade de général avant de prendre sa retraite.
Jeunesse et engagement
Henry Farret naît le à Toulon au sein d'une famille à forte tradition militaire[1]. Petit-fils d'un officier de marine, fils d'un saint-cyrien mort pour la France en 1918 et ayant deux frères à l'École navale, il suit les traces familiales en s'engageant dans l'armée[2]. Intégrant Saint-Cyr en 1928 dans la promotion "Maréchal Foch" où il a pour camarade Jacques Massu, il en sort en 1930 avec le grade de sous-lieutenant[3]. Affecté dans un premier temps au 54e régiment de tirailleurs indochinois, il est muté en au 4e régiment de tirailleurs sénégalais (4e RTS)[3]. En septembre de l'année suivante, il rejoint le 2e régiment de tirailleurs sénégalais (2e RTS) au Soudan français[2]. Promu lieutenant en 1932, il quitte le 2e RTS en pour retrouver le 4e RTS[1]. Il y reste jusqu'en avec une parenthèse au 1er bataillon de tirailleurs sénégalais entre et [3]. En , il est muté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad[2].
Seconde Guerre mondiale
Promu capitaine en , Henry Farret commande un groupe nomade dans la province tchadienne du Kanem et se prépare à une contre-attaque contre les troupes italiennes venant de Libye lorsque survient l'armistice[3]. N'admettant pas la défaite, il envisage de s'enfuir vers le Soudan anglo-égyptien voisin avant d'apprendre que le Tchad se joint à la France libre sous l'influence de Félix Éboué auquel Henry Farret se rallie[1]. Déplacé dans la région du Borkou, il est d'abord chargé de la défense du territoire tchadien puis, en , il rejoint la colonne Leclerc[1]. Affecté à la 1re compagnie de découverte et de combat du groupement Dio, il participe à partir de à l'opération Gratuity destinée à chasser les troupes de l'axe de la région libyenne du Fezzan[3]. Au cours de cette opération, il s'illustre lors de la prise de Mizda en [2]. Engagé dans la campagne de Tunisie à partir de , il s'illustre lors de la bataille de Ksar Ghilane après laquelle il est promu chef de bataillon le . Trois mois plus tard, le , il reçoit la croix de la libération[3].
la colonne Leclerc étant devenue la Force L puis la 2e division blindée (2e DB), celle-ci suit une période d'entraînement au Maroc puis part pour l'Angleterre en vue de débarquer en France[1]. En , à la tête d'un bataillon du régiment de marche du Tchad, Henry Farret débarque sur Utah Beach et prend part à la bataille de Normandie au cours de laquelle il se distingue pendant les prises d'Alençon et de Carrouges[3]. Suivant la progression de la 2e DB, il participe ensuite à la Libération de Paris où il repousse une contre-attaque allemande dans le secteur du Bourget[2]. Transféré à la 10e division d'infanterie du général Billote en , il est chargé de former et encadrer des troupes issues des FFI[3]. À la fin de la guerre, il est promu lieutenant-colonel[2].
Après-guerre
Après avoir suivi une formation d'officier d'état-major, il est envoyé à Madagascar où, en , il prend le commandement du détachement motorisé autonome de Madagascar[2]. La même année, à la tête de son unité, il est confronté à l'insurrection malgache de 1947[1]. De retour en métropole en , il devient en décembre suivant sous-chef d'état-major à la 5e région militaire à Toulouse[3]. Il est promu colonel en et part pour l'Indochine où il commande un régiment dans la région de Sontay[2]. Tombé malade, il est rapatrié en 1953 et, après une affectation en Allemagne, commande les troupes d'une subdivision militaire française[1]. Il retrouve l'Afrique en lorsqu'il est affecté dans l'est saharien avant d'être nommé commandant militaire de la Guinée française en [3]. Revenu en France en , il est affecté à différents postes d'état-major ou de commandement au sein de plusieurs subdivisions militaires[1]. En , alors qu'il vient d'être nommé général de brigade, il prend sa retraite[2].
Henry Farret meurt le dans sa ville natale où il est inhumé[2].