7e régiment de bersagliers
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Le 7e régiment de bersagliers (en italien : 7° Reggimento Bersaglieri) est une unité militaire active de l'armée italienne stationnée à Altamura, dans la région des Pouilles. Il appartient à la spécialité des bersagliers de l'infanterie de l'armée et est rattaché sur le plan opérationnel à la brigade mécanisée « Pinerolo »[1]. Le régiment est créé en 1871 par l'Armée royale italienne à partir de bataillons préexistants. Pendant la Première Guerre mondiale, il combat sur le front italien. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il est intégré à la 102e division motorisée « Trento » et participe à la guerre du Désert en Afrique du Nord. En novembre 1942, il est anéanti lors de la seconde bataille d'El Alamein. Reconstitué à Tripoli, en Libye, il prend ensuite part à la campagne de Tunisie, au cours de laquelle il est détruit une seconde fois[2],[3].
| 7e régiment de bersagliers | |
Armoiries du 7e régiment de bersagliers. | |
| Création | |
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| Pays | |
| Allégeance | |
| Branche | |
| Type | Régiment d'infanterie |
| Rôle |
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| Fait partie de | |
| Garnison | Altamura, Pouilles |
| Couleurs | Cramoisi |
| Devise | Celeritate ac virtute |
| Marche | Flik Flok (marche des bersagliers) |
| Anniversaire | |
| Équipement | Land Rover Defender I, Iveco VTLM Lince, Iveco - Oto Melara VBM Freccia |
| Guerres | |
| Décorations | |
| Commandant | Colonel Vito Gargiulo |
| Emblème | |
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En 1976, le drapeau et les traditions du régiment sont transférés au 10e bataillon de bersagliers « Bezzecca », devenu une unité autonome le 21 octobre 1975. En 1992, le 7e régiment de bersagliers est recréé à Bari et intégré à la brigade mécanisée « Pinerolo ». Comme toutes les unités de bersagliers, le régiment célèbre sa fête régimentaire le 18 juin, date anniversaire de la création de cette spécialité de l'infanterie italienne en 1836[1],[2],[3].
Histoire
Le 1er janvier 1871, le 7e régiment de bersagliers est constitué à Vérone à partir des VIIIe, Xe, XIe et XVe bataillons, transférés du 2e régiment de bersagliers (en). Lors de leur intégration au nouveau régiment, ces bataillons sont provisoirement renumérotés Ier, IIe, IIIe et IVe. Le 16 septembre 1883, le IVe bataillon est cédé au 11e régiment de bersagliers (en), nouvellement créé. Le 18 juin 1886, l'ensemble des bataillons de bersagliers retrouve sa numérotation d'origine ; dès lors, le 7e régiment de Bersaglieri comprend les VIIIe, Xe et XIe bataillons[2],[3].
Le VIIIe bataillon est créé en 1850 par l'Armée royale sarde, tandis que le Xe bataillon voit le jour en 1852. En 1855, les 29e et 30e compagnies du VIIIe bataillon sont versées au IVe bataillon provisoire de bersagliers, tandis que les 37e et 38e compagnies du Xe bataillon rejoignent le Ve bataillon provisoire de bersagliers. Ces deux formations sont intégrées au Corps expéditionnaire sarde envoyé participer à la guerre de Crimée. Au cours de cette campagne, les deux bataillons prennent part à la bataille de la Tchernaïa ainsi qu'au siège de Sébastopol[2],[3],[4].
En 1859, les VIIIe et Xe bataillons participent à la Seconde guerre d'indépendance italienne. Au cours de la bataille de Solférino, le Xe bataillon se distingue particulièrement et reçoit une médaille de bronze de la valeur militaire. Lorsque cette unité est intégrée au 7e régiment de bersagliers, cette décoration est attachée au drapeau régimentaire et intégrée à ses armoiries[3]. La même année, le XIe bataillon est créé. Entre 1860 et 1861, les trois bataillons prennent part à la campagne menée par le royaume de Sardaigne en Italie centrale et méridionale. En 1866, ils participent à la Troisième guerre d'indépendance italienne et combattent lors de la bataille de Custoza, où le VIIIe bataillon se distingue à son tour et est récompensé par une médaille de bronze de la valeur militaire. En septembre 1870, le Xe bataillon prend enfin part à la prise de Rome[2],[3],[4].
Entre 1887 et 1888, la 12e compagnie du régiment est déployée en Érythrée dans le cadre de la guerre italo-éthiopienne de 1887-1889. Lors de la première guerre italo-éthiopienne, en 1895-1896, le régiment fournit 23 officiers et 267 soldats qui contribuent à la formation des Ier, IIe, IVe et Ve bataillons provisoires, envoyés combattre en Érythrée. Le 1er octobre 1910, le dépôt régimentaire de Brescia met sur pied le VIIe bataillon cycliste. L'année suivante, la 12e compagnie cycliste est déployée en Libye dans le cadre de la guerre italo-turque. Le régiment renforce également les unités engagées dans le conflit en fournissant 15 officiers et 744 soldats[2],[3],[4].
Première Guerre mondiale

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, le 7e régiment de bersagliers comprend les VIIIe, Xe et XIe bataillons, ainsi que le VIIe bataillon cycliste, qui opère de manière autonome pendant toute la durée du conflit. Le 11 février 1915, le XIe bataillon est envoyé en Libye italienne. Le même mois, le dépôt régimentaire de Brescia constitue le XIe bataillon bis afin de le remplacer, ainsi que le XLVe bataillon, qui est initialement employé comme unité autonome. Le 23 mai 1915, jour de l'entrée en guerre de l'Italie, le régiment est déployé dans la vallée de Ledro, où il affronte les forces austro-hongroises durant l'été. Le 22 octobre 1915, le Xe bataillon reprend aux troupes autrichiennes les localités de Pieve di Ledro, Locca (it) et Bezzecca[2],[3],[5].
Le 5 janvier 1916, le XIe bataillon bis est renuméroté XLIVe bataillon. Le 12 mars, le régiment est renforcé par l'arrivée du XLVe bataillon. Durant l'été 1916, le 7e régiment de bersagliers demeure engagé dans la vallée de Ledro. Le 6 novembre 1916, il relève le 9e régiment de bersagliers (en) au sein de la IIe brigade de bersagliers, qui comprend également le 11e régiment de bersagliers. Le même jour, le XLVe bataillon quitte le régiment et redevient une unité autonome. La brigade est ensuite engagée sur le plateau du Karst. En mai 1917, la IIe brigade de bersagliers participe aux combats de Jamiano. Retirée du front le 2 juin 1917 pour une brève période de repos, elle est renvoyée en première ligne deux jours plus tard, à l'occasion de la bataille de Flondar (en), engagée dans le cadre de la Dixième bataille de l'Isonzo. Pour sa conduite lors des combats de Jamiano et de Flondar, le 7e régiment de bersagliers reçoit une médaille d'argent de la valeur militaire, qui est ensuite attachée à son drapeau et intégrée à ses armoiries[2],[3],[5],[6].
En octobre 1917, la IIe brigade de bersagliers participe à la bataille de Caporetto, où elle combat sur le Monte Piana et au col de Mauria (en). En octobre 1918, la brigade prend part à la bataille de Vittorio Veneto. Elle est d'abord engagée à Serravalle, puis à Revine Lago. Le 1er novembre 1918, la brigade est retirée du front et dirigée vers Venise, où elle embarque à destination de Trieste. Le 3 novembre, le Xe bataillon du 7e régiment de bersagliers et le XXXIXe bataillon du 11e régiment de bersagliers débarquent à Trieste et prennent possession de la ville. Le reste de la brigade les rejoint au cours de la journée[2],[3],[5],[6].
Au début de la Première Guerre mondiale, chaque bataillon d'infanterie et de bersagliers de l'Armée royale italienne dispose d'une section de mitrailleuses équipée de deux Maxim 1911, transportées à cheval. Cette dotation se révèle rapidement insuffisante. Au printemps 1916, l'armée entreprend donc de créer des compagnies de mitrailleuses autonomes. Le dépôt du 7e régiment de bersagliers, installé à Brescia, est chargé de former l'ensemble des compagnies de mitrailleuses des bersagliers. Chacune est dotée de six mitrailleuses Fiat-Revelli Modello 1914. Jusqu'à la fin du conflit, le dépôt de Brescia met ainsi sur pied 84 compagnies de mitrailleuses de bersagliers[7].
Entre-deux-guerres
Après la Première Guerre mondiale, l'Armée royale italienne réduit ses effectifs. Dans ce cadre, le VIIe bataillon cycliste est dissous en 1919. En 1920, le XLIVe bataillon est placé en réserve. Le 10 août 1921, il est dissous, tandis que le Xe bataillon est à son tour versé dans la réserve. Le 1er janvier 1923, le XIe bataillon, tout juste rentré de Libye italienne, reçoit le même statut. Le régiment ne compte alors plus qu'un seul bataillon actif, le VIIIe, aux côtés des Xe et XIe bataillons maintenus en réserve. Le 1er juin 1923, le Xe bataillon est réactivé. En juillet 1924, le 7e régiment de bersagliers est transformé en régiment cycliste[2],[3].
En 1935, le 7e régiment de bersagliers quitte Brescia pour s'installer à Bolzano. L'année suivante, il perd son statut de régiment cycliste. Le 22 janvier 1939, il est intégré à la 102e division motorisée « Trento », aux côtés du 61e régiment d'infanterie « Trento », du 62e régiment d'infanterie « Trento » (en) et du 46e régiment d'artillerie « Trento » (en). Le 1er avril 1939, le XIe bataillon est reconstitué comme unité active. Quelques jours plus tard, le 7 avril, le Xe bataillon participe à l'invasion italienne de l'Albanie. Le 15 juillet 1939, le XIe bataillon est de nouveau dissous. Le 29 août 1939, les VIIIe et Xe bataillons sont réorganisés en bataillons motocyclistes[3],[8].
Seconde Guerre mondiale
Le 4 avril 1940, le 7e régiment de bersagliers reconstitue le XIe bataillon. À la même date, il reçoit la 106e compagnie de canons, équipée de canons antichars 47/32 Mod. 35, ainsi qu'une unité automobile chargée de son soutien logistique et de son transport. En juin 1940, le régiment participe à l'invasion italienne de la France. À cette époque, son organisation comprend les unités suivantes[3],[8]:
- 7e régiment de bersagliers[3],[8]
- Compagnie de commandement
- VIIIe bataillon motocycliste
- Xe bataillon autoporté
- XIe bataillon autoporté
- 106e compagnie de canons, équipée de canons antichars 47/32 Mod. 35
- Unité automobile
En décembre 1940, la Western Desert Force britannique lance l'opération Compass afin de chasser la 10e armée italienne d'Égypte. L'offensive se solde par la destruction de cette armée et par la conquête de la Cyrénaïque. En mars 1941, la 102e division motorisée « Trento » est envoyée en Afrique du Nord, où elle prend part à la guerre du Désert. La division participe d'abord à l'opération Sonnenblume, puis au siège de Tobrouk. Le 18 novembre 1941, la 8e armée britannique déclenche l'opération Crusader afin de lever le siège de Tobrouk. Face à cette offensive, les forces de l'Axe reçoivent, le 6 décembre, l'ordre de se replier vers l'ouest. Le 29 décembre 1941, le 7e régiment de bersagliers, qui a perdu plus de la moitié de son effectif au cours du mois précédent, est détaché de la 102e division motorisée « Trento » et placé sous le commandement direct du XXIe corps d'armée italien (en)[2],[3],[8].
Après sa réorganisation à El Agheila, le Panzergruppe Afrika lance une contre-offensive le 21 janvier 1942, repoussant les forces britanniques jusqu'à Aïn el-Gazala. Au cours de cette progression, le 7e régiment de bersagliers constitue l'avant-garde du XXIe corps d'armée italien. En mai et juin 1942, le régiment participe à la bataille de Gazala, au cours de laquelle il contribue à la prise de Tobrouk par les forces de l'Axe. Le 24 juin, il devient la première unité de l'Axe à atteindre Sollum, en Égypte. Du 26 au 29 juin 1942, le régiment combat lors de la bataille de Mersa Matruh. Le 29 juin, il entre dans Mersa Matruh, où il reçoit la reddition de 6 000 soldats britanniques et s'empare d'importantes quantités de matériel et de ravitaillement. En juillet 1942, le 7e régiment de bersagliers participe à la première bataille d'El Alamein, au cours de laquelle il repousse une attaque de la 9e division australienne[2],[3],[8].
Le 23 octobre 1942, la 8e armée britannique déclenche la seconde bataille d'El Alamein. Le 28 octobre, le XIe bataillon du 7e régiment de bersagliers est encerclé par les forces britanniques et contraint de se rendre. Le 2 novembre, les éléments survivants du régiment reçoivent l'ordre de battre en retraite. Durant le reste du mois, ils assurent la couverture du repli des forces de l'Axe en formant leur arrière-garde. Le 25 novembre 1942, la 102e division motorisée « Trento » est officiellement déclarée détruite à la suite des opérations de guerre. Le 15 décembre, le régiment atteint Tripoli, où il est placé sous le commandement du Centre d'instruction de Libye. Le Xe bataillon est alors transféré au 8e régiment de bersagliers, tandis que les effectifs restants du régiment sont regroupés au sein d'une compagnie unique. À Tripoli, le XIe bataillon est reconstitué grâce à des renforts venus d'Italie ; une fois remis sur pied, il est à son tour versé au 8e régiment de bersagliers[2],[3],[8].
En janvier 1943, le 7e régiment de bersagliers est reconstitué avec les Ve et XIIe bataillons, arrivés d'Italie et initialement destinés au 8e régiment de bersagliers. Le régiment prend ensuite part à la campagne de Tunisie. En mars 1943, il combat lors de la bataille de la ligne Mareth, avant de participer à la retraite des forces de l'Axe en direction de Tunis. Après avoir perdu environ 60 % de son effectif, les survivants du régiment sont intégrés, le 26 avril 1943, au 8e régiment de bersagliers. À la suite de la capitulation des forces de l'Axe en Tunisie, le 13 mai 1943, le 7e régiment de bersagliers est officiellement déclaré dissous en raison des pertes subies au cours de la guerre[2],[3],[8].
Pour sa conduite au combat et les pertes subies durant la campagne d'Afrique du Nord, le 7e régiment de bersagliers reçoit la médaille d'or de la valeur militaire, la plus haute décoration militaire italienne. Celle-ci est ensuite attachée au drapeau régimentaire et intégrée à ses armoiries[2],[3]. Le 1er août 1943, le régiment est reconstitué à Bolzano avec les Xe, XIe et XLIVe bataillons cyclistes, ainsi qu'une compagnie motocycliste. Toutefois, après la proclamation de l'armistice de Cassibile, le 8 septembre 1943, les forces allemandes qui occupent l'Italie procèdent à sa dissolution[2],[3],[8].
Guerre froide
Dans le cadre de la réforme de l'armée italienne de 1975, l'échelon régimentaire est supprimé et les bataillons deviennent des unités autonomes, dotées pour la première fois de leur propre drapeau. Le 20 octobre 1975, le 3e régiment de bersagliers est dissous. Le lendemain, son XXVe bataillon de bersagliers, stationné à Solbiate Olona, devient une unité indépendante sous le nom de 10e bataillon de bersagliers « Bezzecca ». Cette appellation rend hommage à Bezzecca, localité où le 7e régiment de bersagliers s'est illustré pendant la Première Guerre mondiale. Le bataillon est intégré à la 3e brigade mécanisée « Goito » (en). Son organisation comprend un commandement, une compagnie de commandement et des services, trois compagnies mécanisées équipées de transport de troupes blindés M113, ainsi qu'une compagnie de mortiers lourds dotée de porte-mortiers M106 armés de mortiers de 120 mm Mod. 63[2],[3]. À cette époque, le bataillon compte 896 militaires, dont 45 officiers, 100 sous-officiers et 751 soldats[9].
Le 12 novembre 1976, par le décret présidentiel n° 846, le président de la République italienne Giovanni Leone attribue au 10e bataillon de bersagliers « Bezzecca » le drapeau et les traditions du 7e régiment de bersagliers[3],[8],[10]. Du 15 février au 13 juillet 1983, le bataillon est déployé au Liban dans le cadre de la Force multinationale au Liban[2].
Depuis 1991
À la suite de la fin de la guerre froide, l'armée italienne engage une réduction de ses effectifs et prévoit la dissolution de la 3e brigade mécanisée « Goito » au 1er juin 1991. Le 28 février 1991, le 37e bataillon d'infanterie mécanisée « Ravenna » (en), stationné à Bologne, dépose son drapeau au Sanctuaire des drapeaux du Vittoriano, à Rome. Le même jour, les compagnies du 10e bataillon de bersagliers « Bezzecca », basées à Solbiate Olona, sont dissoutes. Le 1er mars 1991, le drapeau du 10e bataillon de bersagliers « Bezzecca » est transféré à Bologne, où le bataillon est reconstitué avec les personnels et les équipements de l'ancien 37e bataillon d'infanterie mécanisée « Ravenna ». À cette même date, il est intégré à la brigade mécanisée « Trieste » (en)[2],[3].
Le 31 mai 1991, la brigade mécanisée « Trieste » est dissoute. Dès le lendemain, les unités qui lui sont rattachées sont transférées à la brigade mécanisée « Friuli » (en). Le 15 septembre 1992, le 10e bataillon de bersagliers « Bezzecca » remet son drapeau au Sanctuaire des drapeaux du Vittoriano, à Rome. Le lendemain, ses personnels et ses équipements servent à reconstituer le 6e bataillon de bersagliers « Palestro » (en), qui est simultanément intégré au 6e régiment de bersagliers, lui aussi recréé. Le 19 octobre 1992, le drapeau du 7e régiment de bersagliers quitte le Sanctuaire des drapeaux du Vittoriano pour être transféré à Bari. Le lendemain, il remplace celui du 182e régiment d'infanterie blindée « Garibaldi », porté depuis 1976 par le 11e bataillon de bersagliers « Caprera » (en). Le drapeau du 182e régiment d'infanterie blindée « Garibaldi » (en) est alors déposé au Sanctuaire des drapeaux. Le 20 octobre 1992, le 7e régiment de bersagliers est officiellement reconstitué à Bari[2],[3].
Lors de sa reconstitution, le 7e régiment de bersagliers est formé autour du 11e bataillon de bersagliers « Caprera » et est intégré à la brigade mécanisée « Pinerolo ». À cette occasion, les trois médailles d'argent de la valeur militaire décernées au XIe bataillon cycliste, qui étaient fixées depuis 1964 au drapeau du 182e régiment d'infanterie « Garibaldi », sont transférées sur le drapeau du 7e régiment de bersagliers. En revanche, la médaille d'or de la valeur militaire attribuée au 182e régiment d'infanterie « Garibaldi » demeure attachée à son drapeau, lequel est ensuite déposé au Sanctuaire des drapeaux du Vittoriano. La médaille de bronze de la valeur de l'armée, décernée en 1976 au 11e bataillon de bersagliers « Caprera », est également fixée au drapeau du 7e régiment de bersagliers. Ces quatre décorations sont en outre représentées sur les armoiries du régiment[2],[3].
Le XIe bataillon cycliste ayant historiquement appartenu au 11e régiment de bersagliers, l'armée italienne décide de restituer à ce dernier l'appellation « Caprera ». Le 18 avril 1997, le 27e bataillon de bersagliers « Jamiano », appartenant au 11e régiment de bersagliers, est ainsi rebaptisé 11e bataillon de bersagliers « Caprera ». Dans le même temps, le bataillon du 7e régiment de bersagliers prend le nom de 10e bataillon de bersagliers « Bezzecca ». À la suite de cette réorganisation, les trois médailles d'argent de la valeur militaire ainsi que la médaille de bronze de la valeur de l'armée, auparavant rattachées au 11e bataillon de bersagliers « Caprera », sont transférées du drapeau du 7e régiment de bersagliers vers celui du 11e régiment de bersagliers. Les armoiries des deux régiments sont également modifiées afin de tenir compte de ce transfert des décorations[2],[3],[11].
Organisation

En 2024, le 7e régiment de bersagliers est organisé comme suit[12]:
7e régiment de bersagliers, stationné à Altamura[1],[12]
- Compagnie de commandement et de soutien logistique
- 10e bataillon de bersagliers « Bezzecca »
- 1re compagnie de bersagliers
- 2e compagnie de bersagliers
- 3e compagnie de bersagliers
- Compagnie d'appui à la manœuvre
Le régiment est équipé de véhicules de combat d'infanterie à roues Freccia. La compagnie d'appui à la manœuvre met en œuvre des porte-mortiers Freccia armés de mortiers de 120 mm, ainsi que des véhicules de combat d'infanterie Freccia équipés de missiles antichars guidés Spike LR[1].