Abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold

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RattachementÉvêché de Metz
Début de la constructionXIe siècle
Abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold
Le chevet de l’abbatiale.
Le chevet de l’abbatiale.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbatiale, Église paroissiale
Rattachement Évêché de Metz
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux 1790
Style dominant Classique
Protection Logo monument historique Classée MH (1923)
Logo monument historique Inscrite MH (1930)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Ville Saint-Avold
Coordonnées 49° 06′ 12″ nord, 6° 42′ 35″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold
Géolocalisation sur la carte : Lorraine
(Voir situation sur carte : Lorraine)
Abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold
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(Voir situation sur carte : Moselle)
Abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold

L’abbatiale Saint-Nabor se situe à Saint-Avold, en France.

Seul vestige de l’ancien prieuré des bénédictins, dont elle était l’église conventuelle, elle est classée monument historique depuis le . L’abbatiale est utilisée comme église paroissiale depuis 1792 et la désaffectation de l’ancienne église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Elle est une étape du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en provenance de la Sarre et à destination de Metz.

L'abbaye Saint-Nabor

Sculpture romane de l'abbatiale.

Le moine irlandais saint Fridolin, venant de Poitiers en 509, crée un oratoire nommé Hilariacum, à l’emplacement de Saint-Avold, avant de fonder le monastère de Säckingen. Saint Sigisbaud, évêque de Metz, fait construire vers 720 une abbaye sous le vocable de saint Pierre. Saint Chrodegang, évêque de Metz et ministre de Charles Martel et Pépin le Bref, y introduit la règle bénédictine de saint Benoît.

Il permet, lors d’un voyage à Rome, le , de transférer les reliques de saint Nabor, officier romain martyrisé sous Dioclétien. Le demeure la date de vénération et de pèlerinage.

Une bourgade se développe par la suite extra muros, à l’ombre du monastère renommé abbatias Sancti-Naboris, dont elle prendra le nom, devenu Saint-Avold par évolution onomastique. Le monastère est réputé pour son scriptorium et placé sous la protection des évêques de Metz. Enguerrand de Metz, trente-sixième évêque de Metz de 766 à 791, y aurait vécu comme simple moine.

Commencée et acceptée dans l’allégresse générale, la Constitution civile du clergé de 1791 va partager les opinions de surcroît déjà irritées après la dissolution des ordres monastiques. La Terreur provoque l’émigration de soixante-trois personnes en 1793. Saint-Nabor devient Rosselgène et le culte de l’Être suprême est institué, tandis que les prêtres réfractaires bénéficient de la vaste complicité d’une partie croissante de la population. Le Consulat puis l’Empire ramènent le calme dans les esprits et la paix religieuse, grâce à la modération de Jean Nicolas Houllé, archiprêtre de Saint-Avold.

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul

La ville est durant le Moyen Âge une paroisse unique. Elle possède une église construite en style gothique vers 1300, dédiée aux saints apôtres Pierre et Paul, agrandie en 1497 par l’abbé Adam de Roupeldange, puis reconstruite en 1557. Réparée durant le XVIIIe siècle, cette église sert au culte paroissial jusqu’en 1792, date à laquelle elle est désaffectée et remplacée par l’église abbatiale, après la suppression du monastère des bénédictins. L’édifice est vendu comme bien national en 1798, puis partiellement démoli et transformé en maisons d’habitation. Des vestiges en sont encore visibles, rue de la Salle[1]. L'origine de l'édifice remonte au VIIIe siècle. Lors de la restauration de l'édifice gothique ont été dégagés du sous-sol deux sarcophages en grès de cette période et les fondations du premier édifice orienté est-ouest, à l'extérieur la base d'un ossuaire du XIIIe ou XIVe siècle qui contenait encore les ossements tout comme les sarcophages.

L'église abbatiale

L’abbaye est reconstruite en 1720-1790, attirant des dynasties d’artistes tels les Metzinger et les Melling, ces derniers étant originaires du pays de Thionville. L’église abbatiale, où une école réputée forme les enfants de la bourgeoisie éclairée, est reconstruite de 1754 à 1769 dans le style classique, sans doute selon les plans de Dom Léopold Durand, également architecte à Echternach. Elle remplace l’église romane du début du XIe siècle, déjà reconstruite de 1515 à 1520[2].

Architecture

Notes et références

Annexes

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