Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Saint-Avold
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| Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Saint-Avold | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique |
| Dédicataire | Notre-Dame-de-Bon-Secours |
| Type | Basilique mineure |
| Rattachement | Évêché de Metz |
| Début de la construction | 1889 |
| Fin des travaux | 1902 |
| Style dominant | Style néoroman |
| Site web | La communauté de paroisses de Saint-Avold |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Ville | Saint-Avold |
| Coordonnées | 49° 05′ 56″ nord, 6° 42′ 24″ est |
| modifier |
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La basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours de Saint-Avold est une basilique mineure catholique érigée par le pape Pie XI et située dans la commune française de Saint-Avold, dans l'est du département de la Moselle. La longueur de l'édifice atteint 45 mètres, alors que la croix de Lorraine[1] du dôme culmine à plus de 33 m au-dessus du dallage de la nef.
Des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Avold se rendaient à leur ferme de Fürst en prenant le chemin de Walmen (Valmont). Un des moines aperçut une statue de la Vierge Marie dans un buisson près du chemin et la rapporta au couvent. Peu de temps après elle disparut. S'en retournant à la ferme de Fürst, il la retrouva dans ce buisson. De nouveau il la rapporta au couvent et elle disparut pour être retrouvée encore une fois dans le buisson. À la vue de la répétition de ce miracle, les moines décidèrent la construction d'une chapelle nommée Walmer Kapelle (chapelle de Valmont) à cet endroit. Cette chapelle est à l'origine de l'actuel sanctuaire, la basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours.
Une deuxième légende rapporte qu'une statue de la Vierge transportée de Saint-Avold à Valmont, une fois posée au bord du chemin, ne pouvait plus être ni déplacée ni soulevée, malgré les efforts de nombreuses personnes appelées en renfort. On y vit un signe du ciel et l'on décida la construction de la chapelle à cet endroit[2].
Histoire


Une première chapelle est érigée à cet endroit au XVIe siècle, dédiée à Notre-Dame du Bon Secours. Elle est remplacée à la fin du XVIIe siècle par un édifice plus grand, construit par les Bénédictins, selon les plans de Sébastien Le Prestre de Vauban. Malgré les vicissitudes de la fureur révolutionnaire et la destruction de la chapelle en 1793, la statue de la Sainte Vierge est cachée par les fidèles. L'abbé Houllé, curé-archiprêtre de 1803 à 1841, nous apprend que l'oratoire est reconstruit sous le « Concordat » par les soins des fidèles tant de la ville que des environs. Ce dernier obtient de l'évêché, le , l'autorisation de bénir la chapelle et de procéder au retour en procession de la statue sauvée. C'est ainsi que le pèlerinage peut reprendre, tandis que l'édifice se dégrade progressivement.
La construction d'une nouvelle chapelle, accolée à la précédente, est entreprise fin 1889 par l'abbé Georges-Auguste Lemire, curé-archiprêtre de 1880 à 1906[3]. Ce nouvel édifice, appelée localement « die Valmerkapelle » (la chapelle de Valmont), deviendra par la suite la maison du gardien ; il comprend, outre son chœur orienté vers l'est, un transept et une nef à trois travées. Un petit clocher, élevé à la croisée du transept, reçoit deux cloches le . Plus de 5000 fidèles assistent à la cérémonie d'inauguration de la chapelle, le , par Mgr François-Louis Fleck, évêque de Metz. L'abbé Lemire fait procéder à partir de 1896 à l'achèvement de l'édifice, afin de lui conférer, mis à part quelques détails, son aspect actuel. Le nouvel ensemble est ainsi inauguré le . Le pèlerinage marial prenant toujours davantage d'importance, son retentissement vaut à la chapelle d'être élevée par le pape Pie XI au rang de basilique mineure, le .
La basilique ne subit pas de dégâts majeurs durant la Seconde Guerre mondiale et ses violents bombardements, seul le dôme étant sérieusement endommagé. L'abbé Georges Klein, curé-archiprêtre de 1946 à 1961, conduit avec succès la restauration nécessaire. En 1946, la plus vieille tour de la basilique est démolie avec la statue de l'ange qu'elle portait[4]. Par la suite, les pères marianistes Louis Barbier et Henri Bergeret, figures marquantes, entreprendront d'autres travaux[5]. Le petit dôme ou lanternon manquant qui surmontait la coupole a été restitué. La basilique souffre au début du XXIe siècle d'importants problèmes d'infiltrations touchant autant la crypte que la coupole. Dans les années 2010, il est même envisagé de la raser. Grâce aux efforts de son recteur, Olivier Riboulot, d'importantes levées de fonds ont lieu, si bien qu'une campagne de restauration a lieu de 2017 à 2019 pour 1,5 million d'euros. L'édifice dont l'intérieur retrouve tout son éclat est de nouveau béni par Mgr Jean-Christophe Lagleize, évêque de Metz, le [6].
