Abbaye Notre-Dame de Blanche-Couronne

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Type
Rattachement
Bénédictine
Construction
XIIe siècle
Religion
Abbaye Notre-Dame de Blanche-Couronne
Blanche Couronne
Coët-quen
Douce-Fontaine
Présentation
Type
Rattachement
Bénédictine
Construction
XIIe siècle
Religion
Patrimonialité
Classé MH (couvent, église abbatiale et cloître en )
Inscrit MH (dépendance et écurie en , tour en )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Coordonnées

L'abbaye Notre-Dame de Blanche-Couronne est une ancienne abbaye bénédictine située dans la commune française de La Chapelle-Launay (Loire-Atlantique).

Cette abbaye, dont l'existence est attestée en 1161, a peut-être été fondée par des cisterciens (qui relèvent de la règle bénédictine).

Reprise par les bénédictins de Saint-Maur en 1719, elle est abandonnée en 1774 par les derniers moines, qui sont transférés dans un établissement près de Nantes. Vendus comme bien national en 1791, ses bâtiments sont aujourd'hui propriété du département de la Loire-Atlantique[1].

La commune de La Chapelle-Launay est située juste à l'ouest de celle de Savenay (ancienne sous-préfecture), à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Nantes (chef-lieu du département) et à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Saint-Nazaire (chef-lieu d'arrondissement).

L'abbaye se trouve à environ deux kilomètres au sud du bourg, dans la zone de plaine située entre le sillon de Bretagne et l'estuaire de la Loire.

Histoire

Origines

L'abbaye de Blanche-Couronne est fondée selon l'ordre cistercien au XIIe siècle, le long de l'ancienne voie romaine par la famille de Rochefort comprenant :

La première mention connue de l'abbaye date de 1161 : Ernaud, abbé de Blanche-Couronne, est l'un des juges qui arbitrent un différend entre les chanoines de la cathédrale de Nantes et les moines de Quimperlé pour la propriété de l'église de Notre-Dame dans la ville de Nantes. Une notice du cartulaire de Quimperlé lui donne le nom d'Hervé. Selon, Nicolas Travers[2], il s'agit de deux abbés distincts, Ernaud étant le successeur d'Ervée.

Moyen Âge

En 1180, plusieurs abbayes, dont celle de Blanche-Couronne, contribuent à l'achèvement de l'église de la Grainetière. Certains auteurs pensent que l'abbaye aurait été fondée pour seize religieux (venus, semble-t-il, de l'abbaye Notre-Dame de la Grainetière, près des Herbiers, au diocèse de Luçon en Vendée) en 1160[3].

En 1188, Guérin, seigneur de Saint-Étienne-de-Montluc, donne les dîmes de la paroisse de la chapelle Launay au chapelain de l'abbaye. À cette occasion, le prieur de Pontchâteau, Hugon, qui devait recevoir ce subside émet une protestation, mais la justice donne raison au seigneur et les dîmes restèrent aux mains du chapelain.

Elle est honorée en 1234 d'une bulle de Grégoire IX lui conférant de grands privilèges.

En 1463, un aveu rend hommage au duc de Coislin pour une étendue de 200 journaux et la maison abbatiale, son église et le cloître abritent alors seize religieux. L'abbaye de Blanche-Couronne, qui a compté, parmi ses abbés, des cardinaux de Mâcon et de Lorraine, a été réformée par Claude Cornulier, de 1638 à 1681.

Problème de l'appartenance à l'ordre de Cîteaux

L'architecture de l'église à chevet plat plaide pour une fondation cistercienne, ainsi que l'affiliation de l'abbaye avec celle de la Grainetière en Vendée.

Mais la demande faite en 1236 par l'abbé Jean pour l'affiliation à l'ordre cistercien prouverait qu'il ne l'était pas avant cette date.

À signaler, qu'en 1239, Josselin de La Roche-Bernard fait état des donations de son arrière-grand-père à l'abbaye de Blanche-Couronne. En 1234, par une bulle, le pape Grégoire IX prend sous la protection du Saint-Siège, « le monastère de la Bienheureuse Vierge Marie de Blanche-Couronne, selon la règle de saint Benoît et l'institution des frères de Cîteaux »[4].

En 1336, une nouvelle bulle de Benoit XI la range sous l'ordre de Citeaux[5].

Mais en 1410, une bulle du pape Jean XXIII dit formellement que l'abbaye est de l'Ordre de saint Benoît.

Pouvoirs seigneuriaux des abbés

Les abbés et les prieurs de Blanche-Couronne, étaient seigneurs haut-justiciers et avaient juridiction sur les tenanciers de leurs fiefs à la chapelle Launay et dans les paroisses environnantes (ADLA H13). Les religieux de ce couvent ont droit à titre de dîme, dans les héritages de ces dits fiefs « Au 22e de tous les grains et chaumes qui croissent aux terres labourables… droit de chasse et pêche dans les étangs, garennes, fuyes et refuges à pigeons ». Les détenteurs doivent emmener leurs blés à moudre aux moulins dépendants de l'abbaye, qui a sa propre mesure. Les rentes dues au couvent pour la tenue de ces fiefs sont payées à Noël devant la porte de l'abbaye, certains textes disent sous le portail. Les abbés commendataires peuvent exercer justice haute, moyenne et basse sur leurs sujets et disposent de fourches patibulaires (potence). Cette potence se trouvait peut-être au niveau de la rue du Pilory, donc près de l'église paroissiale. Cette fourche patibulaire était généralement faite de deux piliers de pierres en haut desquels il y avait une pièce de bois en travers, à laquelle ont attachait les criminels condamnés à être pendus ou étranglés. Le sénéchal a au moins une fois prononcé une sentence de mort. Jusqu'en 1644 au moins [6], elle possède bien la haute justice[7]. Cependant dans le Rolle du marquisat de Coislin en 1681 Blanche-Couronne a rente et fiefs en Campbon, mais elle n'a juridiction que de basse et moyenne justice[8],[9].

Temps modernes

En 1652, elle adhère à la réforme de la congrégation des bénédictins de Saint-Maur

Faute de ressources, l'abbaye demande son transfert à Nantes[pas clair] dès 1674.

Les bénédictions de Saint-Maur reprennent l'abbaye en 1719, réparent la chapelle et en 1743 refont une partie des bâtiments. En 1765, elle est rattachée au prieuré Saint-Jacques de Pirmil, situé dans le faubourg sud de Nantes.

En 1774, les derniers moines quittent l'abbaye pour se retirer à Pirmil.

Depuis la Révolution

En 1790, elle devient bien national. Revendue en 1791 pour 120 000 francs à René Vigneron de La Jousselandière (époux de Catherine Girard et homme de loi résidant à Beauvoir et devenu administrateur de la Vendée). Ils vinrent habiter Blanche-Couronne dès 1794, en période encore très troublée.

En 1815, elle est la propriété de la famille Laval[10].

En 1841, elle devient la propriété de la famille Lecadre, d'un négociant français, ayant des habitations aux Antilles, puis celle de ses enfants dont Marie, épouse du peintre Auguste Toulmouche. Les Toulmouche sont une famille d'artistes qui fait du bâtiment un foyer culturel intense. Le peintre Toulmouche recevait fréquemment son cousin, le poète José Maria de Hérédia, ainsi que de nombreux poètes parnassiens et des peintres. En 1922, le département l'acquiert pour en faire un hospice d'aliénés pendant sept ans. Reprise par deux propriétaires en 1929, l'ancienne abbaye héberge des troupes anglaises, connaît l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale et sert de refuge à des habitants de Saint-Nazaire fuyant les bombardements alliés. Aujourd'hui une association tente de faire revivre ce lieu : les compagnons de Blanche-Couronne. En 1994, le bâtiment de l'abbaye a été classé en totalité au titre des Monuments Historiques, alors que les dépendances et les écuries ont été inscrites aux monuments historiques cette même année[11]. La tour sud-ouest de l'abbaye a, quant à elle, été inscrite par arrêté du [12].

Le bâtiment appartient désormais à la commune et à l'association.

Description

Architecture

Les quatre ailes de l’abbaye s’organisent autour du cloître du XVIIIe siècle. On y voyait jadis une chapelle privée qui datait du XVIe siècle. La façade sud présente le blason sculpté de Jean Briçonnet, vice-chancelier de Bretagne et premier abbé commendataire. Le blason présente une crosse, qui est un marqueur de la charge d'abbé. Le peintre Jules-Élie Delaunay a peint ces armoiries dans une des salles de l'abbaye, à partir du motif sculpté, ce qui a induit des erreurs dans la représentation exacte du blason de la famille Briçonnet.

Au nord, l’église abbatiale du XIIe siècle est à vaisseau unique et à chevet plat. Elle est couverte de charpente. Elle est sommée d’une flèche en charpente à l’est. La façade ouest,à deux contrefort plat, est structurée par un grand arc brisé à simple rouleau partant du sol où s’inscrit la grande fenêtre centrale en partie haute. La partie basse a été dénaturée par l’ouverture d’une porte de grange en place de son portail.

A l’est du cloître, la façade de la salle capitulaire (XIIe siècle) est formé de trois arcades brisées soulignées de voussure, la porte est au centre. Dans chacune des arcades latérales s’inscrivent deux fenêtres géminées de plein cintre retombant sur des supports formés de deux colonnettes en file à chapiteaux monté sur un mur bahut. Seul celui de droite a été restituée dans ses dispositions d’origine.

Décorations

Dans le mur nord, une peinture murale (XIVe siècle) s'inscrit au fond d’un enfeu

Le reste des bâtiments conventuels date de la réforme mauriste de l’abbaye (XVIIIe siècle)

La salle capitulaire date du XIIe – XVIIIe siècle. La cheminée date de XVIIIe siècle. L'évier, qui date de 1274, semble être la moitié d'une ancienne pierre tombale du XIIIe siècle : celle de Marguerite, fille d'Alain de Dinan.

Sépultures notables

L'église de l'abbaye possédait jadis les tombes suivantes :
Personne Blason
Bonabes de Rochefort Blason de Rochefort-en-Terre
Etiennette, épouse de Josselin Ier de La Roche-Bernard
Eon de Rochefort, vicomte de Donges Blason de Rocheort-en-Terre
Gillette de Rochefort, femme de Jean 1er de Rohan (Branche du Gué-de-l'Isle), morte en 1510. Blason de Rochefort-en-Terre
Claude Cornulier, Blason de la famille Cornulier
Pierre Cornulier, évêque Blason de la famille Cornulier
Marie d'Ancenis Blason de  Rochefort-en-Terre

Listes des donations et des abbés

Les listes suivantes recensent les donations faites à l'abbaye et les abbés successifs[13].

Liste des aveux et donations

  • Les moines reçoivent dans leur communauté en 1167 Geoffroi, comte de Nantes, fils de Jelent, avec tout ce qui lui appartient : l'acte de cette donation est dressé en présence de Bernard Ier, évêque de Nantes, le .
  • L'abbé Sebrand fait une transaction en 1184 avec Robert II, évêque de Nantes, pour quelques dîmes.
  • L'abbé Jean afféage en 1197, à André Arabe, un moulin qui est donné à son monastère par Simon Le Grand. Eudon, seigneur de Pontchâteau, fait plusieurs dons au monastère pendant que l'abbé Jean le gouverne. En 1210, Eudon restitue l'île de Pullent, en Cordemais que son père Olivier du Pons et son aïeul Daniel du Pons leur avaient donnée. Jean vit encore en 1218.
  • L'abbé Daniel reçoit la donation faite à son église par Tiphaine de Tinteniac, dame de Pontchâteau « d'une mine de froment et d'une jeune vigne pour fournir le vin nécessaire à la messe ».
  • Jean II arrente en 1233 à Guillaume Le Prévost, une terre nommée La Grée pour dix sous de cens annuel. Constance de Pontchâteau, lui donne en 1236 le tiers de son fief de Launay, plus une rentre sise sur des près de Montoir. Josselin, seigneur de La Roche-Bernard, lui donne en 1239 une saline sise à l'entrée du marais de Trevali. En 1258, Eudes de Pontchâteau fonde une lampe devant brûler jour et nuit sur le tombeau de son père. Cet abbé vit encore en 1270.
  • L'abbé Guillaume de La Ferrière afféage en 1284 quelques terres à Guillaume Escorchart, et vit encore en 1208 et en 1311.
  • Olivier de Treguz est élu en 1338 et transige en 1349 avec Geoffroi, seigneur d'Ancenis, pour une rente de seize livres qui est due à son abbaye sur les bateaux de la Loire qui passent à Oudon.
  • Thomas Loncle est un des exécuteurs testamentaires d'Eon, seigneur de Rochefort, vicomte de Donges, mort en 1372. Il vit encore le .
  • Jean ou Guillaume de la Pasqueraie ou Pesqueraie est abbé de Blanche-Couronne en 1400. En 1402, un litige éclate entre l'abbé et l'évêque de Nantes Bernard du Peyron. L'abbé rend aveu à la seigneurie de Donges en 1409 pour les biens de son monastère situés dans cette vicomté. L'abbé rend aveu à Guy II de Laval-Rais en 1403 pour les biens de son monastère situés dans la paroisse de la Plaine[14].
  • L'abbé Thibaud Aubriet, qui vit encore en 1441, rend aveu à la seigneurie de Donges en 1409.
  • Thibaud de Louvedai est abbé en 1456 : il rend aveu à la seigneurie de Retz en 1460 et à celle de Donges en 1471.
  • Pierre rend aveu en 1476 à François de Chauvigny, seigneur de Retz, vicomte de Brou, et à Jeanne de Retz, son épouse.
  • Thibaud III de Marbré est maintenu dans ses droits sur le prieuré de Pontchâteau en 1489.

Liste des abbés

Abbés réguliers

Portrait Armoiries Date Titulaire Notes
v.1126ErnaudVivant en 1126
- 1161Ervée
- 1167AlainMort en mai et fut enterré devant la grande verrière.
- 1180ConstantinMort en février.
1180 à 1184SebrandMort en .
1197 à 1199Jean de CassoMort en .
1200 à 1260Jean de DurfortMort en et enterré devant le grand vitrail.
1265 à 1270Jean de la ChapelleMort en septembre et enterré devant le grand vitrail.
1270 à 1282DanielMort en janvier.
Blason de la Famille de la Ferrière1282 - 1311Guillaume de la FerrièreMort le
blason de Guillaume de Brie : d'argent à trois fasces crénelé de sablev.1314[15] Jean de Brie
Blason de la Famille de Bruc - 1314Jean de Bruc
1315 à 1328GérardMort en septembre.
Dates inconnuesJean AndréEnterré devant Saint-Jacques en août.
Dates inconnuesJean dit Godivelle
- 1338André MeinierEnterré sous le chapitre.
1338 - 1349Olivier de TreguzElu en 1338 et réélu en 1349, mort en ?, inhumé devant l'autel Saint Yves.
- 1362Jean de AlazMort en août.
1363 à 1393Thomas LoncleSignataire du Traité de Guérande de 1381. Enterré devant l'autel de Saint-Michel.
1393 à 1407Guillaume de la Pasqueraie ou PesqueraieEnterré devant l'autel de Saint-Benoit.
1410 à 1455Thibaud AubrietMort le et inhumé devant le grand autel.
- 1462Guillaume d'HerbignacMort en juin et inhumé devant le grand vitrail.
1469 à 1476Thibaud de Louvedai
1476 à 1484Pierre de MontaubanElu le , il n'est confirmé dans sa charge du fait d'un conflit entre le duc et l'évêque de Nantes.
Blason de la famille de Marbré1484 à 1485Thibaud de Marbré[16]Abbé jusqu'à sa mort[17]. Elu le et confirmé abbé par Bulle du pape Sixte IV du .
- 1498Jean
Blason de la famille de le Maistre1498[18] à 1503[19] André Le Maître (ou Lemaistre)Elu le .
Blason de la famille Viau1503[18] à 1538[19] François-Guillaume Viau (ou Guillaud Viaud)C'est un abbé régulier qui plaide contre la commende. Il est maintenu dans ses droits sur l'abbaye de Blanche-Couronne par lettres de la chancellerie datées du et assure les fonctions d'abbé au décès de Jean Briçonnet (ci-dessous), jusqu'à la nomination de l’évêque de Mâcon.

Abbés commendataires

Portrait Armoiries Épiscopat Titulaire Notes
Blason de la famille Briconnet1505 à 1538 Jean BriçonnetConseiller du roi au Parlement de Paris et vice-chancelier de Bretagne, archidiacre du Désert dans le diocèse de Rennes, chanoine de Tours et de Nantes, prieur de Sainte-Croix, recteur de Haute-Goulaine et d'Issé. Il obtient le un mandement en qualité d'abbé commendataire de Blanche-Couronne et possède cette abbaye jusqu'à sa mort en novembre 1538.
Date inconnue à 1542[20] Antoine de NarbonneÉvêque de Mâcon. Antoine de Narbonne était aussi vicaire général de Jean, cardinal de Lorraine.
Jean de Lorraine (1498-1550)Armes de Lorraine 15381542 à 1548[20] Jean de Lorraine (1498-1550)Cardinal diacre du titre de Saint-Onuphre, est pourvu de l'abbaye en 1542 et fait serment de fidélité au roi en 1543 : il est alors titulaire d'une douzaine d'évêchés et d'un nombre important de monastères. Il se démet de l'abbaye vers l'an 1548 lorsqu'une bulle du pape Paul III, datée de septembre 1545 confie cette maison religieuse à Nicolas de Colledo.
1548 à 1554 Nicolas de ColledoRecteur de Rieux, de Cléden-Cap-Sizun et du Clion,. Abbé commendataire de Blanche-Couronne, il meurt le et fut enterré dans la Cathédrale de Nantes. Il construit la maison abbatiale.
1555 à 1560N. de Saint-SorrièreAbbé e Blanche-Couronne et de Geneston.
1560 à 1576 François de Gaignon (ou François Megretet de Gaignon)Il fait serment de fidélité au roi pour l'abbaye de Blanche-Couronne en 1561 et devient aussi abbé du monastère de Geneston en 1563. Ce dernier démissionne en 1576 de son poste d'abbé de Blanche-Couronne. En 1572, un rapport de visite signale : « l'église est en mauvais état de réparation. La plupart des vitres sont cassées et les pigeons de ladite abbaye entrent par les cassures des vitres et gastent et remplissent les autelz de ladite église de cadeaux incommodants ». L'abbaye comporte quatre religieux en 1573, les mêmes qu'en 1564, ainsi qu'un prieur. En 1576, François Mégretet de Gaignon démissionne de sa charge d'abbé de Blanche-Couronne[17].
1576 à 1583 Marin Melloteau (ou Meloteau)Prêtre, originaire du diocèse de Chartres, est abbé en 1583. Il fait serment de fidélité au roi en 1576. Marin Meloteau résidera dans l'abbaye[17]. Léon Gouffier[21], est son procureur.
Blason de la famille Gouffier1581 à 1596Léon Gouffierdit le baron de Saint-Loup. Il est le fils de Claude Gouffier, duc de Roannais, marquis de Boissy, et de Marie de Gaignon. Il est le neveu de François de Gaignon. Il meurt à Blanche-Couronne.
Blason de la famille Cahideucv. 1596 à 1605François de Cahideuc ou François de Chadieu selon un autre catalogueProtonotaire apostolique et conseiller du roi.
Blason de la famille Cotignon1601 à 1617 Claude de CotignonConseiller et aumônier du roi Henri IV, fait serment de fidélité dans la Chambre des Comptes de Bretagne pour son abbaye de Blanche-Couronne en 1602.
Blason de la famille Cornulier1617 à 1639 Pierre CornulierConseiller au Parlement, Prieur de Pirmil, est abbé de Sainte-Croix de Guinguamp et de Blanche-Couronne en 1612 et meurt évêque de Rennes le .
Blason de la famille Cornulier1640 à 1681Claude CornulierSeigneur de Lucinière, neveu du précédent, prieur de Betton, du Tertre et du Hézo. Il assiste aux États tenus à Nantes en 1638 en qualité d'abbé de Blanche-Couronne. Sous sa commende l'abbaye est affilié à la Congrégation de Saint-Maur. Il meurt en et est inhumé à Saint-Laurent de Nantes. Selon l'abbé Delanoue, son tombeau était dans l'église des Chartreux de Nantes[22].
1681 à 1716 Jean Jacques Regnaud de BarresIl prend possession de l'abbaye au mois de septembre 1681 et assiste aux États de Vitré en 1683. Il se démet ensuite en faveur de l'abbé Armand de Béthune d'Orval, dont il épouse la sœur. Les religieux sont autorisés à quitter l'abbaye pour le Prieuré de Pirmil en 1686.
Blason de la Maison de Béthune (branche de Chârost)11716 à 1729 Armand de Béthune d'OrvalCet abbé meurt en 1736.
1729 à 1774 Daniel Bertrand de LangleNé à Rennes en 1702, est nommé abbé en 1729 et évêque de Saint-Papoul le . Il meurt en juin 1774.
Armes de l'abbé des Gallois de La Tour, doyen du chapitre collégial de Notre-Dame de Moulins, évêque nommé de Moulins (1788)1774[23] à 1790 Étienne-Jean-Baptiste-Louis des Gallois de La TourÉvêque de Moulins puis Archevêque de Bourges.

Obligations charitables de l'abbaye

Les visites épiscopales nous apprennent que la fondation est de seize religieux, soit douze profès et quatre novices. L'abbaye est chargée de faire l’aumône ordinaire tous les dimanches, mardis et jeudis, aux pauvres du lieu, et tous les jours aux pauvres passants. Elle doit douze messes de fondation chaque jour de la semaine. Le prieur reconnaît qu'elles ne sont pas acquittées, les religieux n'étant plus que quatre[5].

Liste des possessions de l'abbaye (notamment les prieurés)

Notes et références

Voir aussi

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