Abbaye d'Assaroe
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Samarium
| Nom local |
Mainistir Bheigthí Samarium |
|---|---|
| Diocèse | Raphoe |
| Patronage | Saint Bernard |
| Numéro d'ordre (selon Janauschek) | CCCCLII (452)[1] |
| Fondation | 1178 |
| Dissolution | 1597 |
| Abbaye-mère | Boyle |
| Abbayes-filles | Aucune |
| Congrégation | Ordre cistercien |
| Période ou style | gothique |
| Coordonnées | 54° 30′ 25″ N, 8° 11′ 56″ O[2] |
|---|---|
| Pays |
|
| Région historique | Tyrconnell |
| Province | Ulster |
| Comté | Donegal |
| Localité | Ballyshannon |
L’abbaye d'Assaroe (en irlandais : mainistir Bheigthí) était une abbaye cistercienne située à proximité de Ballyshannon, en Irlande.
Fondée à la fin du XIIe siècle, elle vit de nombreuses périodes de crise, reste assez modeste et est définitivement fermée en 1607. Complètement ruinée, elle ne présente plus que quelques vestiges qui ont inspiré le poète William Allingham.
L'abbaye d'Assaroe est situé à quelques kilomètres au nord de Ballyshannon, tout près de l'embouchure d'une petite rivière, aujourd'hui nommée Abbey river, mais dont le nom traditionnel avait été latinisé en Samarium. Cette rivière se jette quelques centaines de mètres plus à l'ouest dans l'estuaire de l'Erne[3].
Histoire
Fondation
La fondation de l'abbaye d'Assaroe est mal connue. Certaines sources attribuent l'initiative de la fondation à Ruaidrí Ua Canannáin ou Roderick O'Cananan, roi de Tir Conaill de 1165 à 1188, ce qui correspond à l'hypothèse d'une fondation en 1178 ; d'autres son meurtrier et successeur Flaithbertach Ua Maoldoraidh ou Flaharty O'Muldorry. Ce dernier est en tout état de cause compté parmi les bienfaiteurs de l'abbaye en 1184, avant d'y mourir en 1197 à 59 ans[3],[4].
Moyen Âge
Entre 1216 et 1228, Assaroe participe à la conspiration de Mellifont ; c'est en effet l'époque à laquelle les abbés irlandais s'insurgent contre le chapitre général cistercien, qui est favorable à une certaine normalisation du monachisme britannique, alors que les Irlandais souhaitent conserver une certaine autonomie vis-à-vis des Anglo-Normands. En réponse, l'abbé d'Assaroe est destitué en 1227[3].
En 1268, un des abbés est encore destitué, pour ne pas avoir assisté au chapitre général douze années de suite. Entre-temps, en 1241, Domnall Mór mac Éicnecháin Ó Domhnaill, roi de Tir Conaill, qui s'était fait moine à l'abbaye, y meurt ; un siècle plus tard, en 1333, un de ses descendants Áed mac Domnaill Óic Ó Domhnaill meurt également à l'abbaye après avoir pris l'habit[3].
En 1377, l'abbaye d'Assaroe est brûlée lors d'une guerre entre clans irlandais ; trois ans plus tard, Seoán mac Conchohbair Ó Domhnaill et son fils Maolseachlainn Dubh sont tous deux tués à Assaroe par leur rival Toirdhealbhach an Fhíona mac Néill Ó Domhnaill. Les malheurs d'Assaroe ne s'arrêtent pas là, puisqu'elle est encore pillée par Niall Óg Ó Néill (en) en 1398[3].
Dissolution
La dissolution, à l'instar de ce qui se passe dans la plupart des autres monastères irlandais, n'ets pas immédiatement suivie d'effet car les moines sont autorisés à rester sur place. Néanmoins, leurs domaines ayant été confisqués, ils vivent dans une grande pauvreté ; les revenus de la communauté sont ainsi estimés en 1558-1159 à 21 livres par an. En 1607, les cisterciens sont définitivement chassés[3].
Architecture
L'abbaye originelle a presque entièrement disparue, occupée par un cimetière et une basse-cour. Les vestiges consistent en l'extrémité ouest de l'église, y compris une section du mur sud et une partie du pignon ouest, tous recouverts de végétation[3].