Abbaye de Knockmoy

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Nom local Mainistir Chnoc Muaidhe
Collis-Victoriæ
Diocèse Tuam
Patronage Saint Bernard
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCXCIV (494)[1]
Abbaye de Knockmoy
Photographie d'un bâtiment religieux en ruines, mais debout
Les ruines de l'église abbatiale.
Nom local Mainistir Chnoc Muaidhe
Collis-Victoriæ
Diocèse Tuam
Patronage Saint Bernard
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCXCIV (494)[1]
Fondation 1190
Dissolution 1542
Abbaye-mère Boyle
Abbayes-filles Clare Island (1224-?)
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style gothique
Coordonnées 53° 26′ 23″ N, 8° 45′ 09″ O[2]
Pays Drapeau de l'Irlande Irlande
Province Connacht
Comté Galway
Localité Abbeyknockmoy (en)
Géolocalisation sur la carte : Irlande
(Voir situation sur carte : Irlande)
Abbaye de Knockmoy

L’abbaye de Knockmoy (en irlandais Mainistir Chnoc Muaidhe) était une abbaye cistercienne située dans le comté de Galway, à l'ouest de l'Irlande.

Fondée en 1190, elle alterne durant son existence des périodes de troubles et de paix, changeant notamment de protecteurs. Elle est fermée en 1542, puis peu à peu ruinée. Néanmoins, elle conserve des vestiges assez importants et surtout ornés d'un statuaire et de fresques renommés.

L'abbaye est située sur la rive droite de l'Abbert, un affluent de rive gauche de la Clare ; elle est située du côté septentrional de la rivière, alors que le village auquel elle a donné son nom, Abbeyknockmoy (en), est situé au sud. L'abbaye tirerait son nom de Cnoc Mugha, soit « la colline du massacre »[3].

Histoire

Fondation

L'abbaye est fondée en 1189-1190 par Cathal Crobderg Ua Conchobair, roi de Connacht, qui y implante des moines venus de Boyle[4]. La légende dit que cette fondation serait une action de grâce pour la survie du roi lors d'une tempête ayant frappé son embarcation sur le Lough Ree[5]. D'autres traditions attribuent la fondation à une victoire militaire de ce même roi sur Almeric de St Lawrence, un lieutenant de John de Courcy

Pour Cathal, cette fondation s'inscrivait dans un programme religieux ; mais sa visée recouvrait également des aspects politiques de consolidation de l'emprise sur un territoire contesté en y implantant des communautés monastiques. Il termine sa vie en se faisant moine à l'abbaye, en y mourant, et en y étant enterré ; Sa femme Mór est enterrée avec lui[5].

Moyen Âge

Dès 1200, l'abbaye est victime des conquêtes de Guillaume de Bourg qui la pille[5].

Aux XIVe et XVe siècles, le patronage traditionnel des O'Conor (en) est supplanté par celui des Ó Ceallaigh ou O'Kelly, qui en font le lieu principal de sépulture de leur famille[5].

Tout le long de son histoire, la communauté de Knockmoy reste très pauvre ; en 1302 et 1306, les revenus sont estimés à 42 livres ; en 1411, la situation ne s'est pas amélioré, ce qui amène l'abbé à réclamer au pape qu'un de ses moines puisse desservir une chapelle[6].

À la fin du XVe siècle, l'abbaye est victime de plusieurs abbés sans scrupule : l'un d'entre eux est déposé en 1440 pour avoir laissé une femme s'occuper de sa chevelure. Malachy O'Kelly délaisse la gestion et cause le délabrement des bâtiments, attesté en 1452 et 1456. John Burke brûle lui-même le monastère en 1483[4],[5],[6].

Dissolution

En 1542, l'abbaye est dissoute. Cependant, l'abbé O'Kelly réussit à conserver en son nom propre la jouissance du monastère en reniant la papauté et en reconnaissant le primat d'Henri VIII. Il est toutefois lourdement taxé à vie[6].

Le revenu estimé des propriétés du monastère est estimé peu après, en 1584, à 78 livres, soit une légère remontée. L'église abbatiale est autorisée à perdurer en tant qu'église paroissiale. La communauté elle-même semble avoir plus ou moins perduré sous une forme sécularisée jusqu'en 1652. Durant les deux siècles suivants, les bâtiments passent à plusieurs différents propriétaires[5],[6].

Vers 1830, Samuel Lewis fait remarquer que les fresques de l'abbaye se dégradent rapidement[3].

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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