Abbaye de Jerpoint

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Nom local Seiriopúin
Jeripons
Diocèse Ferns
Patronage Sainte Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCLX (460)[1]
Abbaye de Jerpoint
image de l'abbaye
L'abbaye vue depuis la route R448 ;
au centre, la tour-clocher.
Nom local Seiriopúin
Jeripons
Diocèse Ferns
Patronage Sainte Marie
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCLX (460)[1]
Fondation 1160
Début construction 1180
Fin construction 1240
Cistercien depuis 1180
Dissolution 1540
Abbaye-mère Baltinglass
Lignée de Clairvaux
Abbayes-filles 469 - Kilcooly (1184-1540)
474 - Killenny (1185-1227)
Congrégation Bénédictins (1160-1180)
Cisterciens (1180-1537)
Période ou style Roman
Gothique
Protection Monument national
Coordonnées 52° 31′ 18″ N, 7° 07′ 55″ O[2]
Pays Drapeau de l'Irlande Irlande
Comté Kilkenny
Commune Thomastown
Géolocalisation sur la carte : Irlande
(Voir situation sur carte : Irlande)
Abbaye de Jerpoint

L’abbaye de Jerpoint (en irlandais : Mainistir Sheireapúin) est une abbaye cistercienne près de Thomastown, dans le comté de Kilkenny en Irlande.

Fondée en 1160, elle est rapidement rattachée à l'abbaye de Baltinglass, et participe de ce fait à la conspiration de Mellifont en 1227-1228. Par la suite, à la fin du Moyen Âge, elle acquiert la réputation d'un manque de piété et de suivi de la règle. Elle est fermée en 1540.

Relativement bien conservée, elle est protégée en tant que monument national à partir de 1880.

Fondation bénédictine

L'abbaye de Jerpoint est initialement un établissement bénédictin, fondé au cours des années 1160[3], peut-être en 1163 ou 1165[4] ; son premier bienfaiteur est le roi d'Osraige Cerball mac Domnaill Mac Gilla Patraic[5].

Certaines sources récentes contestent que Jerpoint ait été bénédictine et avancent que les moines présents dès la fondation auraient été des cisterciens, mais pas encore rattachés à une abbaye-mère[4].

Affiliation cistercienne

En 1180, l'abbaye devient fille de Baltinglass, entre ainsi dans la très vaste filiation de Clairvaux et s'affilie à l'ordre cistercien[4].

À ses débuts, Jerpoint est une abbaye réputée assez indisciplinée, comme d'ailleurs d'autres abbayes cisterciennes irlandaises. Une visite du chapitre général cistercien en 1217 est accueillie par une émeute des moines. D'autres visites postérieures (1227 et 1228) montrent que l'austérité cistercienne n'est pas de mise dans l'abbaye, ce qui est reproché à l'abbé et aux moines. À la suite de cet incident, et plus généralement de ce qui est appelé par la suite la « conspiration de Mellifont », l'abbaye est mise sous la tutelle de Fountains et son abbé envoyé en formation dans cette dernière abbaye. En 1228, l'abbaye est cependant florissante : elle compte trente-six moines et cinquante convers[4],[6].

La dissolution

Les arcades du cloître de l'abbaye.

À la fin du Moyen Âge, la piété et l'austérité initiales n'étaient plus du tout de mise dans les abbayes irlandaises. Un brûlot de l'époque, certes rédigé par des « anti-papistes », affirme que les cisterciens irlandais, à l'exception de ceux des abbayes de Dublin et de Mellifont, ne portent plus l'habit[6].

En 1540, Jerpoint, comme toutes les abbayes britanniques, est fermée lors de la dissolution des monastères, un tout petit peu plus tardive en Irlande qu'en Angleterre. Jerpoint était à cette date une des abbayes cisterciennes les plus riches d'Irlande, mais de taille comparable aux plus petits établissements cisterciens d'Angleterre[4]. La fermeture du monastère se passe relativement paisiblement, l'abbé et les cinq religieux restants recevant une pension en compensation de leur expropriation[6].

L’abbaye devient propriété de James, Comte d’Ormond, en 1541. Celui-ci ne l'entretient pas particulièrement, mais ne contribue pas non plus à sa destruction, ce qui vaut à l'abbaye un bon état relatif[6].

En 1880, elle est classée monument historique et dépend donc maintenant de l’Office of Public Works d’Irlande[7]. À proximité de l'abbaye, à Newtown Jerpoint, on peut trouver les ruines d’une église où, d’après une légende locale, se situe la tombe de Nicolas de Myre[8].

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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