Abbaye de Benoîtevaux

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Fondation1198
Fermeture1790
Abbaye de Benoîtevaux
Image de l'Abbaye de Benoîtevaux

Ordre cistercien
Abbaye mère Abbaye Notre-Dame de Tart
Fondation 1198
Fermeture 1790
Diocèse diocèse de Toul
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région historique Champagne
département Haute-Marne
Commune Busson
Coordonnées 48° 19′ 41″ nord, 5° 19′ 26″ est
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
(Voir situation sur carte : Haute-Marne)
Abbaye de Benoîtevaux
Géolocalisation sur la carte : Champagne-Ardenne
(Voir situation sur carte : Champagne-Ardenne)
Abbaye de Benoîtevaux
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Benoîtevaux

L'abbaye de Benoîtevaux ou abbaye de Valbenoît (Benedicta Vallis) est une ancienne abbaye cistercienne de femmes, située à Busson, dans la Haute-Marne, en région Grand Est (ex-région Champagne-Ardenne).

La légende raconte que l'abbaye aurait été fondée dès 1140 en mémoire d'un miracle réalisé par Saint Bernard à Reynel, qui aurait soigné un boiteux du nom de Simon[1].

Toutefois, la fondation réelle de cette abbaye serait de 1198 par Wiard, seigneur de Reynel, et sa femme Ermengarde (probablement issue de la maison de Vignory).

En 1199, le comte de Champagne Thibaut III confirme toutes les donations faites à l'abbaye.

Le pape Honoré III fit de même et les exempta de toute espèce de dîmes et menaça d'excommunication ceux qui troubleraient les religieuses dans la jouissance de leurs biens.

Mais l'abbaye devient vite indisciplinée, et à la demande de son abbesse Élisabeth de Beaufort le pape Honoré III recommande aux évêques de Toul, de Langres et de Châlons une surveillance particulière de l'abbaye et une réformation des religieuses.

En 1343, l'abbaye comportait quatorze religieuses, y compris l'abbesse.

En 1397, le chapitre général de Cîteaux mit l'abbaye de Benoîtevaux sous la dépendance de Clairvaux.

Aux XVe siècle et XVIe siècle, l'abbaye fut plusieurs fois dévastée par les guerres, ainsi qu'au cours du règne de Louis XIII, et en 1636 elle fut complètement ruinée.

Quelques années plus tard, l'abbé de Clairvaux se voit alors obligé d'autoriser momentanément les religieuses à demeurer en leurs familles ou dans les communautés voisines.

En 1691, il ne reste probablement que la cellérière, l'abbesse Marie-Louise de Gauthier de Givry s'étant retiré quelque temps à Paris dans une maison de son ordre.

Les religieuses se regroupent alors provisoirement à Chaumont, mais lorsqu'elles demandent de s'y installer définitivement, la Mairie les force à renoncer[2].

En 1701, les religieuses s'établissent dans une maison particulière de Reynel, qu'elles firent reconstruire en 1782. La communauté ressemble alors plus à un simple prieuré, mais elle conserve son nom et son titre d'abbaye, tandis que l'ancien bâtiment abbatial n'est plus qu'une ferme.

En 1753 l'évêque de Toul demanda la suppression de cette communauté qui n'avait plus les moyens d'observer les règles de l'ordre et souhaita la réunion des biens de Benoîtevaux à ceux des communautés voisines, mais les Clermont-d'Amboise qui représentaient les Reynel-Joiville s'y opposèrent formellement.

En 1790, il n'y avait plus que sept religieuses, pour la plupart de familles nobles, quatre converses et un oblat, quand un décret de l'assemblée constituante de ordonne l'abolition de tous les ordres religieux.

Architecture et description

Filiation et dépendances

Benoîtevaux est fille de l'abbaye de Tart  

Liste des abbesses

Sources

Notes et références

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