Abbaye de Stapehill

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Nom local Holy Cross abbey
Diocèse Salisbury
Patronage Sainte Croix
Numéro d'ordre (abbayes actuellement actives) 018 ♀[1]
Abbaye de Stapehill
image de l'abbaye
Vue de l'abbaye.
Nom local Holy Cross abbey
Diocèse Salisbury
Patronage Sainte Croix
Numéro d'ordre (abbayes actuellement actives) 018 ♀[1]
Fondation 1802
Début construction 1840
Fin construction 1851
Dissolution 1991
Abbaye-mère Mount-Saint-Bernard
Congrégation Trappistines
Protection Monument classé de grade II depuis le 30 octobre 1987[2]
Coordonnées 50° 48′ 09″ N, 1° 55′ 29″ O[3]
Pays Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Comté Dorset
District East Dorset
Paroisse civile Ferndown
Géolocalisation sur la carte : Dorset
(Voir situation sur carte : Dorset)
Abbaye de Stapehill
Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni
(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Abbaye de Stapehill

L'abbaye de Stapehill est une ancienne abbaye de moniales trappistines, située dans le Dorset. Fondée au XIXe siècle, elle est fermée en 1991, quand la communauté des sœurs se déplace dans un autre monastère, à Whitland.

L'abbaye est située au sud-est du Dorset, dans la vallée du Stour[4], sur la rive gauche (nord-est) du cours d'eau, mais à environ un kilomètre.

Histoire

Origine et fondation

L'abbaye est fondée en 1801 par six[5] moniales cisterciennes ayant fui la Révolution française et ayant suivi à cette occasion la réforme d'Augustin de Lestrange. Jean-Baptiste Desnoyers (de) dirige le groupe qui se réfugie, après la Suisse et l'Allemagne, dans le Dorset. Deux monastères sont fondés à une trentaine de kilomètres l'un de l'autre : Lulworth pour les hommes et Stapehill pour les femmes[6].

Les débuts

Les débuts sont difficiles, car la région d'implantation, une lande dénudée, couverte de bruyère et d'ajoncs, peu défrichée, n'offre guère de ressources. Les bâtiments sont construits peu à peu, en boue couverte de chaume, en fonction des besoins et de manière hétéroclite, ce qui donne au monastère des débuts un aspect de hameau plutôt que d'abbaye[4]. Les premières sœurs vivent de la récolte et de la revente du fumier, et sont aidées spirituellement et matériellement par les trappistes de Lulworth. Aux débuts, les moines fabriquent les chaussures des trappistines et leur fournissent entre autres le lait, tandis que ces dernières lavent le linge d'autel et raccommodent les vêtements des premiers. Puis les sœurs reçoivent une vache en cadeau et embauchent un fermier qui fait prospérer la ferme monastique ; il est remplacé en 1808 par un trappiste irlandais, le frère Patrick, venu de Lulworth prêter main-forte à la communauté de Stapehill[7].

La communauté des débuts est composée de religieuses ayant pour la plupart effectué leurs vœux avant la Révolution, et sont donc assez âgées. La première recrue locale, Marie Slade, est la fille d'un charpentier de Lulworth ; arrivée en , elle ne devient novice qu'en , fait profession en , mais meurt très jeune, à trente-deux ans, le . À sa suite, le recrutement local s'avère intermittent ; néanmoins, durant les seize premières années, un certain accroissement est sensible[8] : de six habitantes en 1801, le monastère passe à vingt-huit en 1816[5].

En échange de la jouissance du domaine de Stapehill, les sœurs ont accepté de gérer une « mission catholique », sorte de paroisse informelle, dont la gestion plutôt chaotique et onéreuse provoque plusieurs conflits avec l'évêque William Sharrock (en). La petite église de la communauté accueille les deux groupes, monastique et paroissial, dans le même lieu, ce qui ne va pas sans poser des problèmes. La résolution de ces ambiguïtés n'est accomplie qu'en 1851, après les quatre années de construction de la nouvelle abbatiale, avec ses deux nefs parallèles ; l'ancienne église devient dès lors le réfectoire des trappistines[9].

Au XXe siècle

En 1932, l'abbaye essaime et fonde une communauté monastique à Glencairn, en Irlande[10].

En 1991, la communauté choisit de déménager pour s'établir au Pays de Galles, à proximité immédiate d'une abbaye cistercienne médiévale en ruines, celle de Whitland[11].

Abbesses

L'abbesse fondatrice est mère Augustin de Chabannes, née Rosalie-Marie de Vergezes, morte le à 75 ans[12]

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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