Abderrahmane Sissako

réalisateur mauritanien From Wikipedia, the free encyclopedia

Abderrahmane Sissako est un cinéaste et réalisateur mauritanien, né le à Kiffa.

Naissance (64 ans)
Kiffa (Mauritanie)
Nationalité Mauritanienne
Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Abderrahmane Sissako
Description de cette image, également commentée ci-après
Abderrahmane Sissako à la cérémonie des César du cinéma 2016.
Naissance (64 ans)
Kiffa (Mauritanie)
Nationalité Mauritanienne
Films notables La Vie sur terre
Bamako
Timbuktu
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Le thème principal de son œuvre est l'exil, le déplacement. Il peint l'Afrique avec des touches autobiographiques. En 2015, il devient le premier cinéaste africain à obtenir le César du meilleur réalisateur pour Timbuktu.

Il fait partie, avec Ousmane Sembène, Djibril Diop Mambety, Souleymane Cissé, Idrissa Ouedraogo et Alain Gomis, des rares cinéastes d'Afrique subsaharienne à avoir obtenu une notoriété internationale.

Biographie

Peu de temps après sa naissance, sa famille émigre au Mali son pays d'origine, où il suit une partie de ses études primaires et secondaires. Il fréquente le centre culturel soviétique et découvre la littérature russe lors d'un retour en 1980 en Mauritanie auprès de sa mère. Son ancien mari étant parti en Algérie avec son fils qui a étudié le cinéma, Abderrahmane Sissako a à cœur de remplacer ce demi-frère. Il obtient une bourse "de l'amitié des peuples"[1], et part en Union Soviétique, à Moscou, pour étudier le cinéma au VGIK (Institut fédéral d'État du cinéma) de 1983 à 1989[2]. Il fait souvent référence à son professeur Marlen Khoutsiev[1].

Au début des années 1990, Abderrahmane Sissako s'installe en France[2]. En 1994, il obtient, lors du 4e Festival du cinéma africain de Milan, le Prix du meilleur court métrage pour son film Octobre. En 1999, lors de la 9e édition de ce même festival, il reçoit le Prix du meilleur long métrage pour La Vie sur terre, tourné l'année précédente.

Les succès de Bamako (2006) et de Timbuktu (2014), couronné par sept César, font de lui un cinéaste de renommée internationale.

Il a été également conseiller culturel pour le chef d'État mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, poste qu'il définit comme « ambassadeur culturel »[3].

Abderrahmane Sissako est aussi président de la CinéFabrique, école nationale supérieure de cinéma et de multimédia créée par Claude Mouriéras et basée à Lyon[4].

Filmographie

Courts et moyens métrages

  • 1989 : Le Jeu
  • 1993 : Octobre
  • 1995 : Le Chameau et les bâtons flottants
  • 1996 : Sabriya
  • 1997 : Rostov-Luanda (en), documentaire

Longs métrages

Opéra

En , il met en scène un spectacle musical, Le Vol du boli, en collaboration avec le metteur en scène rwandais Dorcy Rugamba et le cinéaste français Charles Castella, sur une musique du compositeur britannique Damon Albarn. Il est inspiré du journal de Michel Leiris, L’Afrique fantôme, qui confie sa honte d’avoir volé le boli, fétiche exposé au musée du Quai Branly sans que cela soit indiqué[5],[6].

D'abord diffusé en ligne du fait de l'Épidémie de COVID-19, le spectacle[7],[8],[9] rencontre son public au Théâtre du Châtelet en avril- et en diffusion sur France 5.

Jurys de festivals

Il a participé à de nombreux jurys de festivals de cinéma :

Distinctions

Récompenses

Pour La Vie sur terre :

Pour En attendant le bonheur :

Pour Bamako :

Pour Timbuktu :

Nominations et sélections

Décorations

  • 2016 : Grand officier de l'Ordre national du Mérite (Tunisie)[14].

Honneurs

Notes et références

Voir aussi

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