Abderrahmane Taleb
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Mohand Akli |
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Abderrahmane Taleb (en kabyle : ⵎoⵀⴰⵏⴷ ⴰⴽⵍⵉ), aussi connu sous son pseudonyme de guerre Mohand Akli[1], né le dans la Casbah d'Alger, était l’artificier de la Zone autonome d'Alger durant la bataille d'Alger. Il est guillotiné le à la prison de Barberousse (actuelle prison de Serkadji) à Alger.
Arrestation, condamnations à mort et exécution
Né à Sidi Ramdane dans la casbah d'Alger dont les parents sont originaires de l'actuelle commune de Mizrana dans la région de Tigzirt, wilaya de Tizi-Ouzou en Kabylie, Taleb Abderrahmane a fréquenté l'école Fateh, puis l'école Sarrouy à Soustara où il a entre autres comme maître Mohand Lechani avant de rejoindre le collège Guillemin, actuellement lycée Okba, à Bab El Oued où la discrimination raciale ambiante l'oblige à quitter l'établissement et à continuer ses études dans des institutions privées.
Il se présente en candidat libre à l'université d'Alger. Reçu, il s'inscrit à la faculté des sciences afin de poursuivre des études en chimie.
À l'appel du FLN, il quitte les bancs de la faculté pour se consacrer à la cause nationale et rejoint le maquis en 1956, dans la wilaya III.
Puis, à la suite de l'attentat de la rue de Thèbes perpétré le par l'ORAF (groupe terroriste anti-indépendantiste) contre les populations civiles algériennes de la casbah, l’étudiant en chimie est affecté à la Zone autonome d'Alger pour fabriquer des explosifs dans des laboratoires de fortune.
En compagnie de Rachid Kouache, il va monter un atelier clandestin à l'impasse de la grenade dans la Casbah puis un autre à la villa des Roses à El Biar. Mais le , une étincelle va provoquer une explosion qui tue accidentellement son ami et attire l'attention des militaires français sur ses activités. Il trouve alors refuge auprès de ses frères de combat dans les montagnes de Chréa.
Activement recherché, il est appréhendé en [2] au sud de Blida par le 3e RPC. Considéré comme l'artificier du « réseau bombes » de Yacef Saâdi, il est condamné à la peine de mort par le tribunal permanent des forces armées d'Alger à trois reprises : le (en même temps que Djamila Bouhired, Djamila Bouazza et Abdelghani Marsali), le et le (en même temps qu'Abdelkader et Jacqueline Guerroudj). En dépit de la mobilisation de nombreuses personnalités (Jean-Paul Sartre, François Mauriac, Henri Lévy-Bruhl, Francisque Gay, Maurice Duverger, Henri Laugier, Pierre Emmanuel etc.) en sa faveur, le président René Coty refuse de le gracier et il est guillotiné le , avant le lever de l'aube, dans la cour de la prison de Barberousse. À l'imam désigné par l'administration coloniale pour lui lire la Fatiha en ce jour fatidique, il dit : « Prends une arme et rejoins le maquis! » ou, selon une autre version, « Pose ce livre, prend un fusil et va rejoindre le FLN »[3],[4]. L'imam, resté bouche bée devant de telles paroles, finira par rejoindre le maquis quelques mois plus tard et mourut martyr (chahid) au champ d'honneur[5].