Ada Yardeni
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Jérusalem
Jérusalem
| Naissance | Jérusalem |
|---|---|
| Décès |
(à 80 ans) Jérusalem |
| Nom dans la langue maternelle |
עדה ירדני |
| Nationalité |
Israélienne |
| Formation | |
| Activité |
Dessinatrice, paléographe, épigraphiste |
| Père |
Menahem Zulay |
| Site web |
|---|
Ada Yardeni (hébreu : עדה ירדני), née le et morte le , est une dessinatrice et épigraphiste israélienne spécialiste des inscriptions hébraïques et araméennes anciennes.
Ada Yardeni, fille de Menachem et Ilse Zulai, est née le 29 juillet 1937 à Rehavia, un quartier de Jérusalem[1]. Son père est spécialiste du piyyout, et sa mère, pianiste.
Ada Yardeni étudie à l’université hébraïque de Jérusalem, où elle rédige une thèse de doctorat intitulée « Documents hébreux et araméens en écriture cursive du Wadi Murabbaʿat et du Naḥal Ḥever, et documentation associée : aperçu épigraphique et paléographique ». Elle devient l’une des plus grandes spécialistes de paléographie hébraïque et araméenne, contribuant à la publication de manuscrits de la mer Morte, ostraca et autres documents épigraphiques[2].
Elle a beaucoup travaillé avec Bezalel Porten, avec lequel elle a publié les quatre volumes du Textbook of Aramaic Documents (TAD)[3], considéré comme une référence[4].
Ses compétences sont reconnues par le numismate et collectionneur David Jeselsohn, qui lui conseille de quitter son rôle de « servante » auprès d’autres spécialistes[5]. Il lui confie sa collection d’ostraca araméens, qu’elle déchiffre et publie[6]. Il lui confie également la publication de la stèle de Gabriel[7], dont l’authenticité est immédiatement contestée[8].
Elle prend également position sur plusieurs autres sujets controversés, notamment l’ossuaire de Jacques, qu’elle tient pour authentique[9]. S’agissant de la grenade en ivoire, son avis était réservé jusqu’à ce qu’elle l’examine avec André Lemaire en 2015 : elle conclut alors qu’il n’y a aucune raison de douter de l’authenticité de l’inscription[10].
Ada Yardeni a également authentifié des manuscrits de la mer Morte dans des collections privées, alors que d’autres spécialistes, à la suite de Michael Langlois, estiment qu’il s’agit de faux[11].
À sa mort, la société un volume est publié à sa mémoire dans la collection Eretz-Israël[12]. Les Français André Lemaire et Michael Langlois y contribuent[13].