Né en 1859 et engagé très jeune dans le mouvement socialisteLyonnais, Adrien Farjat rejoint les blanquistes et devient membre de la section lyonnaise de la Ligue pour l'abolition de l'armée permanente. Il adhère à différents cercles d'étude, comme le "Cercle d'études sociales" (1881) ou le "Cercle de l’Égalité" (1883)", destinés à la propagande socialiste[2]. Il collabore dans le même temps au journal Le Ralliement et à L'Intransigeant de Henri Rochefort. En 1881, quelque temps après la mort de Auguste Blanqui, il écope de deux mois de prison, en compagnie de Émile Eudes, pour avoir participé aux manifestations du premier anniversaire du «vieux». La même année, il participe à la fondation du CRC (Comité révolutionnaire central) avec Édouard Vaillant et Ernest Granger, et en devient le secrétaire[3]. En 1884, il fonde avec son frère un éphémère journal lyonnais intitulé Le Branle-Bas.
Adhésion au boulangisme
En 1889, il rejoint le CCSR (Comité central socialiste révolutionnaire), issu de la scission avec le CRC, et favorable au boulangisme. Il en devient le secrétaire général, organise plusieurs réunions sur des thèmes variés comme, en 1902, sur «l'organisation d'une armée nationale»[4] et écrit dans des journaux affiliés comme Le Réveil du peuple. Il est également présent lors de réunions au cours desquelles il «attaque les défenseurs de la réaction juive»[5] et à des meetings tenus par le Marquis de Morès et Jules Guérin. La Libre Parole rapporte que «M. Farjat n'est pas seulement ennemi du Juif, mais de tout homme qui imite le Juif, qui vole et spécule»[6]. En 1898, il entre à la Commission exécutive du Parti Républicain Socialiste Français crée par Henri Rochefort et Alfred Gabriel pour rassembler les blanquistes ralliés au nationalisme et les antisémites se réclamant du socialisme français.