Le Réveil du peuple (1892-1894)
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| Le Réveil du peuple | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Français |
| Périodicité | Hebdomadaire |
| Genre | Blanquisme |
| Fondateur | Henri Place |
| Date de fondation | 1892 |
| Date du dernier numéro | 18 août 1894 |
| Ville d’édition | Lyon |
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Le Réveil du peuple est un journal hebdomadaire de tendance blanquiste fondé en 1892 par Henri Place.
Ligne éditoriale
En 1892, Henri Place, blanquiste et ancien boulangiste, lance le Réveil du peuple dont les articles sont rédigés dans leurs quasi-intégralités par les membres ou proches du Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR) dirigé par Ernest Granger et Ernest Roche.
Pour le contenu, les articles du journal contiennent les thèmes habituels du blanquisme comme les références fréquentes à Blanqui et à 1793 mais aussi des attaques contre le gouvernement et Édouard Vaillant car jugé comme ayant trahi la tradition blanquiste[1].
Toujours patriotes et athées militants, les blanquistes du Réveil du peuple le combinent à un antisémitisme de nature antichrétienne (inspiré en partie par Voltaire). Ernest Granger écrira par exemple dans le numéro 18 du journal à propos de Jules Guérin et du Marquis de Morès : « [Ce sont] des antisémites ardents et, à leur façon, des socialistes. Nous aussi, après Blanqui et Tridon, nous sommes philosophiquement, des antisémites. Nous pensons que le sémitisme a été funeste au génie aryen et nous déplorons que le sombre, persécuteur, impitoyable monothéisme juif ait triomphé des libres et naturalistes religions gréco-romaines. À cet égard, nous sommes même beaucoup plus antisémites que Drumont et Morès, car nous n'oublions pas que le christianisme et une religion sémitique, fille du judaïsme, et nous avons une égale horreur du juif Jésus que du juif Moïse »[2]. L'antisémitisme du journal est également de nature anticapitaliste assimilant les juifs au pouvoir de l'argent et de la haute finance (Ernest Roche évoquera le « juif crochu » dans le numéro 83[3]).
Très proches de Henri Rochefort, Le Réveil du peuple participe aux campagnes électorales de 1894 en polémiquant avec les candidats soutenus par La Petite république traités de « traitres, chercheurs de candidatures, agents de Rothschild, de Lépine ou de Loyola »[4] et en soutenant les candidats présentés par L'Intransigeant.