Adrien de Mailly
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| Conseiller général de la Sarthe | |
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| - | |
| Pair de France | |
| - | |
| Aide de camp Charles-Ferdinand d'Artois | |
| Maire de Pontvallain |
| Prince d'Orange |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Activités |
Homme politique, militaire |
| Famille | |
| Père | |
| Mère |
Marie Blanche Félicité de Narbonne-Pelet (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Eugénie Henriette de Lonlay de Villepail (d) |
| Enfants |
| Propriétaire de | |
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| Grade militaire | |
| Conflit | |
| Distinctions |
Adrien-Augustin-Almaric, comte de Mailly, marquis d'Haucourt et de Nesle, prince d'Orange, né le à Paris et mort le au château de la Roche-Mailly, est un militaire et homme politique français.
Écrit
Adrien Augustin Amalric de Mailly naît à Paris, au domicile de ses parents, 279 rue de l'Université, paroisse Saint Thomas d'Aquin, le . Il y est ondoyé le par François de Pierre de Bernis, archevêque de Damas, coadjuteur d'Albi, puis est baptisé en l'église paroissiale de Mailly-Raineval (Somme) le .
Il était le fils de Augustin Joseph de Mailly, marquis d'Haucourt, Maréchal de France, et de sa troisième épouse, Blanche Charlotte Félicité de Narbonne-Pelet.
Il a seulement deux ans quand son père est guillotiné à Arras le , pendant la Terreur.
En 1810, au décès de son lointain cousin Louis Joseph de Mailly, marquis de Nesle, dernier descendant de la branche aînée de sa famille, il devient le chef de la Maison de Mailly.
En vertu des lettres de substitution masculine perpétuelle accordées par Louis XIV en à Louis Charles de Mailly, il prend le titre de marquis de Nesle, prince d'Orange et de l'Isle-Montréal[1].
Il entre à l'École militaire de Saint-Cyr, puis à celle de Saint-Germain, et en sort sous-lieutenant au 2e régiment de carabiniers en 1811. Il prend part à la campagne de Russie, participe à la bataille de la Moskowa et, attaché au général Durosnel aide de camp de l'Empereur, fait tous les efforts possibles pour arrêter l'incendie de Moscou.
Il suit la retraite de Russie et reçoit une blessure près de Kalouga, le , en protégeant la marche d'une colonne d'infanterie attaquée par les Cosaques.
Ne pouvant rejoindre son régiment il est nommé officier d'ordonnance du général Durosnel, puis du duc de Feltre, ministre de la guerre. En 1813, il est fait chevalier de la Légion d'honneur.
Il est à Paris au moment de la capitulation et de l'abdication de l'empereur, en 1814, et salue avec enthousiasme le retour des Bourbons. Le duc de Berry le choisit comme aide de camp.
Pendant les Cent-jours, il reste sans emploi.
À la Seconde Restauration, il est nommé pair de France le , mais n'est admis à siéger à la Chambre des Pairs qu'à partir du , en raison de son jeune âge.
Il est aussi promu alors officier de la Légion d'honneur.
En 1824, il est promu lieutenant-colonel. En 1827, il est nommé président du collège électoral du Mans et élu conseiller général de la Sarthe.
En 1830, il refuse de prêter serment au gouvernement de Juillet, et cesse de siéger à la Chambre des Pairs.
De 1836 à 1842, il fait reconstruire par l'architecte manceau Delarue, le château de la Roche-de-Vaux (Sarthe), qui prend alors le nom de La Roche-Mailly [2].
Il meurt au château de La Roche-Mailly le [3].
Il a laissé des souvenirs sur la campagne de Russie :
- Mon journal pendant la campagne de Russie. Écrit de mémoire après mon retour à Paris, 1841, Paris, imprimerie de J.-B. Gros, 160 pages. Ces souvenirs ont été réédités en 2012[4], puis en 2021.