Affaire Agos

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L'affaire Agos porte sur la création d'un emploi fictif de mars 1993 à septembre 1995 au sein de la société Agos, filiale de l'Agence des foyers et résidences hôtelières privées (AFRP), troisième plus grosse structure de gestion de foyers pour travailleurs immigrés et personnes défavorisées en région parisienne[1],[2]. Yves Laisné, président de l'AFRP (cadre du Front national dans les années 1970), recrute Jean-Christophe Cambadélis, député venant de perdre son mandat et alors numéro deux du Parti socialiste[3].

Yves Laisné

L'AFRP est présidée par Yves Laisné, ancien cadre du Front national (dont il représentait l'aile « ultralibérale ») de 1975 à 1977[4]. Yves Laisné est également membre de l'Union nationale inter-universitaire (UNI) et du Service d'action civique (SAC), selon le rapport de la commission d'enquête sur les activités du service d'action civique[5]. Libération le décrit comme « proche des réseaux de l'UNI » et soutenu par la « frange dure du patronat des Hauts-de-Seine », ce qui lui permet de se faire offrir par le Conseil national du patronat français (CNFP) un mandat d'administrateur du Fonds d'action sociale pour les travailleurs migrants[1].

Jean-Christophe Cambadélis

Député venant de perdre son mandat et numéro 2 du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis est recruté en 1993 par Yves Laisné comme « chargé de mission »[1]. Selon lui, il aurait rencontré Laisné en 1992 en intervenant auprès de lui en faveur des résidents d'un de ses foyers qui protestaient contre le montant des loyers. L'avocate qui défendait lesdits résidents à l'époque n'a cependant aucun souvenir de son intervention[1].

Faits reprochés

Condamnation

Notes et références

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