Mamadou Traoré (criminel)
criminel français
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Mamadou Traoré, né le à Joal-Fadiouth (Sénégal) et mort le à Seclin (France), surnommé aussi « le tueur aux mains nues » ou « le charcutier du Bourg-de-Four », est un criminel multirécidiviste français ayant agressé six femmes, dont deux mortellement, entre le et le en France.
Joal-Fadiouth (Sénégal
Seclin (France)
| Mamadou Traoré | ||
| Meurtrier | ||
|---|---|---|
| Information | ||
| Nom de naissance | Mamadou Traoré | |
| Naissance | Joal-Fadiouth (Sénégal |
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| Décès | (à 49 ans) Seclin (France) |
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| Surnom | Le tueur aux mains nues | |
| Condamnation | ||
| Sentence | Réclusion criminelle à perpétuité | |
| Actions criminelles | Meurtres | |
| Victimes | au moins 6 | |
| Période | - | |
| Pays | ||
| Régions | Île-de-France | |
| Ville | Paris | |
| Arrestation | ||
| modifier |
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Biographie
Mamadou Traoré meurt à l’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de Seclin en psychiatrie le [1].
Faits et enquête
Victimes connues
| Date | Lieu | Identité[2] | Âge | Profession / Activité / Statut |
|---|---|---|---|---|
| angle avenue de Choisy et rue Philibert-Lucot dans le 13e | Danielle Baty | 35 | secrétaire trilingue | |
| Paris 13e | fillette | 11 | - | |
| rue Caillaux dans le 13e | Nelly Bertrand | 40 | hôtesse d'accueil à la gare d'Austerlitz | |
| rue d'Astorg dans le 8e | Marie-Astrid Clair | 20 | étudiante en lettres modernes à la Sorbonne | |
| Neuilly-sur-Seine | Francine Sarret | 71 | retraitée | |
| Paris 12e | Laurence Eymieu | 35 | chef de cabinet au ministère de l'Aménagement du territoire |
Procès et condamnation
Les six victimes de Mamadou Traoré ont été frappées avec une telle violence qu'elles ne se souvenaient plus de ce qui leur était arrivé. Certaines ont gardé des séquelles, notamment Danielle Baty, qui a perdu l'odorat et le goût. Cette violence extrême a fait penser aux enquêteurs qu'il utilisait une batte de base-ball alors qu'il s'est servi de ses poings nus[3].
Le , le procès de Mamadou Traoré débute à la cour d'assises de Paris. Philippe Bilger est l'avocat général. Philippe Lemaire est l'avocat de Marie-Astrid Clair (la quatrième victime). La défense de Mamadou Traoré est assurée par François Honnorat. Le , Mamadou Traoré est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité[4] assortie d'une peine de sûreté de vingt-deux ans. Son avocat forme un pourvoi en cassation qui est rejeté le [5].
Certains déclarent que sa place est en hôpital psychiatrique plutôt qu'en prison en raison de son comportement violent envers ses codétenus et les gardiens de prison. Ils prétendent que la découverte de sa séropositivité en puis le rejet par sa mère en seraient à l'origine d'un « matricide déplacé »[6].
En 2013, Mamadou Traoré, qui était incarcéré à la prison centrale d'Arles, est transféré dans l'unité pour malades difficiles de l'hôpital psychiatrique de Montfavet Avignon[7].
