Affaire Thybault Duchemin

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L'affaire Thybault Duchemin est une affaire judiciaire française qui a pour origine le suicide par pendaison d'un collégien de douze ans, Thybault Duchemin, dans la nuit du 20 au à son domicile, à Saintry-sur-Seine en Essonne, à la suite de harcèlement scolaire et de happy slapping, pour laquelle l'enquête a été classée sans suite par le parquet en 2019.

Thybault Duchemin (né le ), élève au collège La Tuilerie à Saint-Germain-lès-Corbeil, doit le quitter en à la suite de violences physiques et de harcèlement moral dont il est victime. Il est alors forcé à changer d'établissement après un accord interne avec l'éducation nationale. Mais dès sa rentrée au collège de l'Ermitage, à Soisy-sur-Seine en , le harcèlement recommence. L'Éducation nationale et l'équipe enseignante avaient été mises au courant de la situation à de nombreuses reprises par la famille, et des séances de médiation entre Thybault Duchemin et ses harceleurs sont organisées dans l'enceinte de l'établissement. L'élève consulte plusieurs fois l'infirmière, le médecin et la psychologue scolaire, et est suivi par ces derniers[1].

Dans la nuit du 20 au , Thybault Duchemin est retrouvé pendu à son domicile, à Saintry-sur-Seine en Essonne[2].

Enquête

À la suite de cet événement, une enquête judiciaire est ouverte pour happy slapping[1]. Elle est classée sans suite en [3].

L'avocate de la famille Duchemin, Me Talia COQUIS, déclare que cette dernière souhaite « mettre en lumière les absences de réaction qui ont pu mener à ce drame [...] des alarmes ont été tirées. Il y a eu des signalements, des mains courantes. » L'Association autonome de parents d'élèves pointe, quant à elle, le grand sous-effectif de surveillants dans son ancien collège La Tuilerie[4].

La mère de Thybault, Karine Duchemin, souhaite faire reconnaître son fils comme victime. Deux plaintes sont déposées, une contre les harceleurs et une seconde contre l'établissement[5].

Le , le Tribunal administratif de Versailles a souligné que « L’absence de mesures proportionnées à la gravité du harcèlement subi par l’élève est, au cas d’espèce, de nature à révéler un défaut d’organisation du service public de l’enseignement » et rappelé que "le lien entre le harcèlement qu’il avait subi pendant plusieurs mois et son suicide était démontré[6]"

Une information judiciaire est en cours.

Hommages

Articles connexes

Notes et références

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