Affaire Wilfrid Regnault

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Fait reprochéMeurtre d'une femme
PaysFrance
Date1er mars 1817
Affaire Wilfrid Regnault
Fait reproché Meurtre d'une femme
Pays France
Ville Amfreville-la-Campagne
Date 1er mars 1817
Nombre de victimes 1
Jugement
Tribunal Cour d'assises de l'Eure
Date du jugement 29 août 1817
Recours Grâce royale (accordée le )

L'affaire Wilfrid Regnault est une affaire judiciaire entourant le meurtre d'une domestique et l'arrestation d'un homme, Wilfrid Regnault, condamné à mort le par la cour d'assises de l'Eure.

Les éléments de l'enquête et les minutes du procès seront entièrement réexaminés par le député et journaliste Benjamin Constant qui publiera ses conclusions dans le journal La Minerve, en . Une grâce royale sera accordée par Louis XVIII qui commuera sa peine en 20 ans de détention. Regnault sera finalement libéré en 1830.

L'affaire éclate moins de deux ans après le retour des Bourbons sur le trône de France (Louis XVIII et la famille royale française).

En 1817, année durant laquelle éclate l'affaire, la France est occupée par les armées de la quadruple alliance et se remet difficilement des bouleversements politiques subis depuis 1814 (Première restauration - Cent jours - Seconde Restauration). L'année précédente dite année sans été, les mauvaises récoltes ont entrainé une flambée des prix, un début de famine et une recrudescence exceptionnelle de vols et de meurtres qui ont entrainé l’encombrement des tribunaux. Le nombre de condamnations atteint des sommets jusque-là inégalés[1].

L'affaire

Déroulement des faits

Le , Marguerite Heuzé, veuve Jouvin, une servante, est assassinée lors d’un vol commis au domicile de son maître situé dans le petit bourg normand d’Amfreville-la-Campagne. Le marquis de Blosseville, maire de la commune et le juge de paix, relayés rapidement par le parquet et le juge d’instruction font arrêter Wilfrid Regnault, un artisan de la commune où a été commis le crime car il serait censé connaître parfaitement les lieux et avoir, de plus, des besoins d’argent. Pour ce aux yeux du maire, ancien seigneur de la commune, l'homme qui est suspect d’avoir bénéficié de la Révolution est considéré comme avoir mauvaise réputation[2].

Instruction, jugement et condamnation

Le Wilfrid Regnault est en état d'arrestation. l'instruction est achevée le et la Cour royale de Rouen renvoie l’accuse devant la Cour d’assises d’Évreux le . Le Wilfrid Regnault est condamné à mort. Par l'intermédiaire de son avocat Odilon Barrot, il se pourvoit en cassation contre le jugement[3].

Intervention de Benjamin Constant

Notes et références

Voir aussi

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