Amfreville-la-Campagne

From Wikipedia, the free encyclopedia

Situation et description

Amfreville-la-Campagne est une commune périurbaine située à 9,8 kilomètres au sud-ouest d'Elbeuf et à sept au nord du Neubourg. Dans la zone d'emploi de Rouen.

Communes limitrophes

Climat

Hydrographie

Toponymie

Entrée de commune.

Le nom d'Amfreville est mentionné sous les formes Ansfredivilla (latinisation) en 1091 (cart. de la Trinité-du-Mont), Ansfredville en 1095[2], Anfrevilla in Campania (latinisation) en 1243 (L. P.), Amfridi, Amfredi villa in Campania (latinisation, sans date) (dom Pommeraye, p. 567 et 596), Anfreville-la-Campaigne en 1403 (aveu du baron du Neubourg), Amffreville-la-Campagne en 1429 (taxe des sergenteries de Conches), Anfreville-la-Champaigne en 1562 (arrière-ban) et 1603 (not. d’Amfreville)[3].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville « domaine rural ». Le premier élément Amfre- résulte de l'évolution phonétique du nom de personne vieux norrois Ásfríðr, féminin à l'origine[4], reconstruit au masculin sous la forme *Ásfridr à l'aide de l'élément fridr au lieu de fríðr, franquisé en Ansfred, comme l'indique le très grand nombre d'Amfreville en Normandie et les patronymes Anfray, Anfrey, Anfry et Lanfry, typiquement normands.

Quant au déterminant complémentaire la-campagne, il s'applique à la plaine du Neubourg. Il s'agit de la forme normanno-picarde de « champagne » au nord de la ligne Joret, il est passé en français comme terme générique.

Histoire

Une tradition locale dit que l'église (et une partie du village) aurait été brûlée au XVe siècle lors de combats contre les Anglais.

Wilfrid Regnault, accusé d'avoir assassiné une veuve, Marguerite Heuzé, le , est condamné à mort le par la Cour d'assises de l'Eure. Ce jacobin normand avait vécu à Paris et était soupçonné d'avoir participé aux massacres de septembre sous la Révolution[5]. Benjamin Constant prendra sa défense en montrant les incohérences de l'enquête et en menant une campagne de presse. La peine sera commuée en 20 ans de prison.

Amfreville-la-Campagne a maintenu le blason de la famille Poret de Blosseville comme emblème de la commune : d'azur à trois glands d'or en sens inverse deux et un avec la devise : in robore robur.

En 1821, Amfreville-la-Campagne remplace Tourville-la-Campagne comme chef-lieu du canton.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
ca 1815   Bénigne Poret de Blosseville    
1862   Ernest de Blosseville    
1898   Charles Aubourg de Boury    
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1943   Guillaume de Boury   Nommé conseiller départemental en 1943[6]
Les données manquantes sont à compléter.
         
septembre 1975 2008 Albert Debus   Retraité
mars 2008 2014 Gilbert Doubet   Technico commercial
mars 2014 31/12/2015 Jérôme Debus PS Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 928 habitants, en évolution de +2,88 % par rapport à 2008 (Eure : +2,66 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
893852811874745754709710752
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
686729709656631614604584558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
552543524452408394426413429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
459477636735797873902928-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Médias

Cultes

Lieux et monuments

  • Le château fut construit en 1743 par Bénigne Poret de Boisemont. Une tour pentagonale du XVIe siècle, vestige de l'ancien château, se trouve dans le parc.
  • L'église Notre-Dame est notamment décorée d'une vingtaine de vitraux.
  • Le prieuré de Saint-Aubin des Fresnes, fondation du XIe siècle des religieux de la Trinité du Mont-Sainte-Catherine, abandonné vers 1602. L'ancienne chapelle a été convertie en grange.
  • La forge Poupard, créée en 1897.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI