Agostino Lanzillo

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Agostino Lanzillo
Agostino Lanzillo vers 1930.
Fonctions
Recteur
Université Ca' Foscari de Venise
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Député
XXVIIe législature du royaume d'Italie
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Biographie
Naissance
Décès
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MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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A travaillé pour
Parti politique

 Agostino Lanzillo, né le à Reggio de Calabre et mort le à Milan, est un journaliste, écrivain et homme politique italien.

Considéré comme l'un des principaux disciples de Georges Sorel en Italie et lecteur assidu de Pierre-Joseph Proudhon, il milite comme syndicaliste révolutionnaire dans les années précédant la Première Guerre mondiale. Très proche de Benito Mussolini, il fut comme lui interventionniste et participa par la suite au mouvement fasciste. Retiré de la vie politique durant le Ventennio, il occupa sous le régime d'importantes responsabilités au sein du système universitaire.

Jeunesse

Né à Reggio de Calabre en octobre 1886, Agostino Lanzillo perdit sa mère, Giuseppina Casile, à l’âge de trois ans, et son père, Salvatore, ancien officier de l’armée bourbonienne, à dix-huit ans. Après avoir obtenu son diplôme de fin d’études classiques à Reggio, il s’installa en 1907 à Rome avec sa sœur cadette Rosaria[1]. Grâce à une modeste rente familiale, il s’inscrivit à la faculté de droit et suivit notamment les cours de l’économiste libéral Maffeo Pantaleoni, qui dirigea sa thèse de licence sur Pierre-Joseph Proudhon[1]. Ces rencontres de jeunesse le marquèrent durablement : de son maître, il absorba un refus intransigeant de toute forme de protectionnisme et d’étatisme[1].

Dès son arrivée à Rome en 1907, Lanzillo fit ses premiers pas dans le journalisme : d’abord à La gioventù socialista de Michele Bianchi, puis à La Cultura socialista de Paolo Orano, et ensuite à L’Alleanza libertaria, d’orientation anarchiste. En 1908, il commença à collaborer au Il Divenire sociale d’Enrico Leone, où écrivait également Georges Sorel[1]. Dans ses textes, Lanzillo contesta l’idée de solidarité entre groupes sociaux différents le poussant à exalter le conflit des intérêts et des classes, signe de vitalisme.

En 1910, parmi les tout premiers en Italie, il consacra à Sorel une biographie accompagné d’une lettre autographe, dans lequel il mobilisa Bergson, Proudhon et le jeune Marx pour attaquer le « cléricalisme socialiste », force freinant, selon lui, le dynamisme révolutionnaire du prolétariat, tout comme le protectionnisme étatiste étouffe l’esprit d’entreprise des capitalistes[1]. Selon Lanzillo, il fallait, au contraire, que le capitalisme se déploie librement et engendre une opposition de classe radicale. Pour lui, « la régénération du prolétariat passe donc par la renaissance de l’idée révolutionnaire » qui suppose une violence qui trouve son expression la plus complète dans la grève générale[1].

En 1909, alors que Sorel commence à collaborer avec l'Action française dans le cadre du Cercle Proudhon, Lanzillo, contrairement à une grande partie de la gauche italienne, décida de le soutenir et de le défendre dans une série d'articles parus dans Il divenire sociale. Plus tard, il collabora à la revue La Lupa et se rapprocha de Benito Mussolini en contribuant à Avanti!, Utopia et Il Popolo d'Italia[2].

À l’affirmation du libéralisme, Lanzillo associa son engagement de méridionaliste. Au sein de la Ligue antiprotectionniste, aux côtés de LuigiEinaudi et Maffeo Pantaleoni, il défendit l’abolition des droits de douane : c’était selon lui une étape fondamentale pour créer de nouveaux noyaux de prolétariat en dehors de la grande industrie, grâce à une transformation industrielle de la filière agricole et à l’émergence de structures capitalistes également dans le Sud. Dans cette perspective, il se rapprocha d’Antonio Salandra, qu’il qualifiait de « libéral non compromis avec la démocratie »[1].

Période fasciste

Interventionniste durant la Première Guerre mondiale, il participe par la suite à l'élaboration théorique du fascisme[2] et rejoint le Parti national fasciste.

Lanzillo devint membre de la Chambre des députés italienne, à la suite de la 27e session parlementaire ()[2].

En 1921, Lanzillo était maître de conférences en économie politique à l'Université de Rome. En 1922, il devint professeur d'économie politique à l'Université royale de Milan et en 1923, professeur à l'Université de Cagliari[2]. Plus tard, Lanzillo fut nommé recteur de l'Institut royal supérieur d'économie et de commerce de Venise.

Publications

Notes et références

Liens externes

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