Fondé le 9 juillet 1918 par Alceste de Ambris et Edmondo Rossoni, ce syndicat rassembla l'aile « interventionniste » (favorable à l'entrée en guerre de l'Italie en 1915) qui fut expulsée de l'Unione Sindacale Italiana (USI) d'inspiration syndicaliste révolutionnaire.
Les revues et journaux attachés ou liés à l'UIL étaient : L'Italia nostra, Il Rinnovamento (1918-19) de de Ambris, Cultura sindacale (1920-21) de Rossoni, Battaglie delle Unione Italiana del Lavoro (1919), Il sindacato operaio (1920-22), Pagine libere et La Patria del pololo (1920-1923) de Angelo Oliviero Olivetti.
Syndicat attaché aux valeurs patriotiques et néanmoins syndicat de lutte, il eut une certaine influence parmi les paysans parmesan (fief d'Alceste De Ambris), les ouvriers de la Ligurie, de Milan, et parmi les employés notamment de Rome.
Angelo Oliviero Olivetti en était l'éminence grise. Attaqué à partir de 1920 par les bandes du fascisme agraire auquel il faisait concurrence, ce syndicat, qui perdit beaucoup de militants subjugués par les sirènes du fascisme (dont Rossoni qui devint un chef du syndicalisme fasciste), subit le même destin que les autres syndicats italiens et finit par disparaitre en 1925 avec l'instauration de la dictature fasciste.
Il n'y a pas de lien de continuité avec le syndicat homonyme né après la Seconde Guerre mondiale.