Ahmed Djebbour

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CirconscriptionAlger-Ville
Groupe politiqueRNUR
Ahmed Djebbour
Illustration.
Fonctions
Député français

(3 ans, 6 mois et 24 jours)
Élection 30 novembre 1958
Circonscription Alger-Ville
Législature Ire (Cinquième République)
Groupe politique RNUR
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ténès (Algérie française)
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Paris 15e (France)
Nationalité Française
Parti politique RNUR
Profession Commençant

Ahmed Djebbour, né le à Ténès en Algérie française et mort le à Paris en France, est un homme politique français.

Ahmed Djebbour est le fils de Mammar Djebbour et de Aïcha Mokrane. Il a épousé Ghennia Ziane[1].

Commerçant, il est diplômé de la Médersa d'Alger et sous-lieutenant de réserve[2].

Proche de Jean-Marie Le Pen[3], ce dernier, alors secrétaire général du Front national des combattants, le présente en à une législative partielle organisée dans la deuxième circonscription de la Seine, à la suite du décès de Marcel Cachin, face à Alexis Thomas[4].

Le il est grièvement blessé de cinq balles, dans un café de la rue des Écoles à Paris, lors d'un attentat du Front de libération nationale (FLN)[2]. Une fois sorti de l'hôpital, Jean-Marie Le Pen l'emmène se reposer chez sa mère à La Trinité-sur-Mer[4].

En , lors des élections de la première législature de la Ve République, il fait partie de la liste « Algérie française » de Pierre Lagaillarde, avec comme colistiers René Vinciguerra et Mourad Kaouah. Les quatre sont élus députés d'Alger et rejoignent le groupe parlementaire Unité de la République[5],[6].

Ahmed Djebbour échappe par la suite à plusieurs attentats.

En , il s'élève contre les mesures, tel le couvre-feu, qui visent les Nord-Africains, « par solidarité avec les travailleurs et non avec le FLN »[7] ; il considère que ce sont des « mesures discriminatoires et vexatoires qui frappent aveuglément les pauvres travailleurs sans, pour autant, mettre un terme aux crimes du FLN »[8],[9].

Après la répression des manifestations du , il fait partie d'une mission d'information mandatée par la Commission des lois de l'Assemblée nationale, à laquelle participent notamment Marcel Sammarcelli, président de la Commission des lois, André Chandernagor, André Mignot et Michel Junot, et destinée à s'assurer que les prisonniers « politiques » détenus dans les prisons ne sont pas maltraités[10],[11].

Le , il fait une déposition au procès de Raoul Salan et prend sa défense. Il estime que « le général Salan l'a protégé, a protégé sa famille et ses amis. »[12],[13].

La fin des mandats des députés d'Algérie intervient en , date de l'indépendance de l'Algérie.

Ahmed Djebbour a « toujours considéré que le FLN n'était pas le parti qu'il fallait à l'Algérie »[7],[14].

Après l'indépendance de l'Algérie, Ahmed Djebbour fait carrière à la COFACE au sein de laquelle il s’occupe spécialement de pays arabes. Il crée également avec Mourad Kaouah une association nationale d'aide aux Harkis, le Front national des rapatriés français de confession islamique (FNRFCI). Il en est le président jusqu'en 1974[15].

Il meurt le dans le 15e arrondissement de Paris.

Famille

Notes et références

Voir aussi

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