Ahmed Draïa

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Premier ministreHouari Boumédiène
GouvernementBoumédiène IV
PrédécesseurRabah Bitat
Ahmed Draïa
Illustration.
Fonctions
Ministre des Transports

(1 an, 10 mois et 13 jours)
Président Houari Boumédiène
Premier ministre Houari Boumédiène
Gouvernement Boumédiène IV
Prédécesseur Rabah Bitat
Successeur Salah Goudjil
Directeur général de la Sûreté nationale

(11 ans et 10 mois)
Président Houari Boumédiène
Premier ministre Houari Boumédiène
Gouvernement Ahmed Medeghri (Ministre de l’Intérieur et des Finances)
Mohamed Ben Ahmed Abdelghani (Ministre de l’Intérieur)
Prédécesseur Mohamed Yadi El Wassini
Successeur El Hadi Khediri
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Souk Ahras (Algérie)
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès Lisbonne (Portugal)
Nature du décès Cancer du poumon
Nationalité Algérienne
Parti politique FLN
Fratrie Mosbah et Mohamed Tahar
Conjoint Chermati Zohra
Profession Homme politique

Ahmed Draïa (en arabe : أحمد دراية), né le à Souk Ahras en Algérie et mort le [1] à Lisbonne au Portugal, est un homme politique algérien.

Jeunesse

Ahmed Draïa naît le dans la ville de Souk Ahras dans l’est de l’Algérie, fils d’Abd al-Hafiz et de Hafsiyah bint al-Jilali, il enseigne les écrits coraniques puis étudie également à l’école française de Picard jusqu’en 1942.

Lutte pour l'indépendance algérienne

Le patriotisme d'Ahmed Draïa a commencé avec son entrée dans les scouts islamiques entre les années 1940 à 1945, puis s'est développé par la suite, où il est devenu membre du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, puis chef du régiment des martyrs Badji Mokhtar en 1953, puis chargé de la communication entre la ville de Souk Ahras et Ouenza.

Après le déclenchement de la guerre d'indépendance, il a repris l'organisation interne de la révolution entre Souk Ahras et Ouenza, puis a rejoint l'Armée de libération nationale en 1956, où il a été promu commandant de la base orientale chargé des enquêtes en 1957.

En 1958, il est impliqué dans le " complot des colonels ", dont le but était de renverser le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) et d'étendre le conflit franco-algérien à la Tunisie. Il est condamné par un tribunal présidé par Houari Boumediène, et emprisonné. Il est libéré en 1960 et envoyé à la frontière algéro-mauritanienne pour implanter l'Armée de libération nationale (ALN) dans tout le Sud algérien[1].

Après l'indépendance

En 1963 il est nommé commandant des CNS (Compagnies nationales de sécurité), le corps d'élite de la police[1]. En 1964, il devient membre du Comité central du Front de libération nationale. Il est nommé directeur général de la sûreté nationale en et joue alors un rôle important dans le coup d'état qui renverse Ben Bella au profit de Boumediène[1]. Il devient membre du Conseil de la Révolution le [2] et est nommé procureur général de la Cour révolutionnaire créée pour « atteintes contre la révolution et les infractions contre la sûreté de l'État »[3] ; à ce titre, en , il demande la peine de mort à l'encontre de Krim Belkacem, Slimane Amirat, Lichani Belkacem, Tamsaout Belkacem et Amoukrane Omar, principaux animateurs du Mouvement démocratique pour le renouveau algérien (M.D.R.A.), accusés notamment d'atteinte à la sûreté de l'État[4]. Il est promu colonel en [5]. En , il demande la peine capitale pour Tahar Zbiri, coupable d'une tentative de putsch[6].

En 1977, il est nommé ministre des Transports, remplacé à la tête de la sûreté nationale par El Hadi Khediri. Selon le journal Le Monde, cette nomination ne peut s'apparenter à une promotion[1]. En 1983, il est écarté du Comité central du FLN lors du cinquième congrès du parti[7].

En 1984, il est nommé ambassadeur d'Algérie au Portugal. Il meurt le d'un cancer du poumon à Lisbonne.

Hommages

Décoration

Références

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