Aida Touma-Suleiman (en arabe: عايدة توما سليمان, en hébreu: עאידה תומא סלימאן) née le est une militante communiste et féministe[1], journaliste et femme politique arabe israélienne, députée à la Knesset depuis 2015[1].
Elle fonde en 1992 le mouvement féministe Women Against Violence et en est la directrice jusqu'à son élection à la Knesset. Elle milite en parallèle, depuis le début des années 1990, au Hadash, dont elle devient rédactrice en chef du journal en langue arabe, Al-Ittihad, en 2011[2].
C'est la première femme membre du Haut comité de suivi des citoyens arabes d'Israël(en). Elle cofonde la Commission internationale des femmes pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens[3]. Avant d'être députée à la Knesset en 2015, elle a été plusieurs fois candidate: en 1992, 1996, 1999, 2009, et 2013[4],[5].
Elle déclare à la Knesset que les Palestiniens continueront de lutter tant que durera l'occupation, et que la seule solution pour la sécurité des deux peuples est la fin de celle-ci et la création d'un État palestinien ayant Jérusalem-Est pour capitale[8].
En , elle est élue dirigeante du Comité sur le Statut des Femmes et l’Égalité des Genres, par un vote unanime. Elle assiste aux auditions de cette commission depuis 1992[3].
En 2016, dans une interview accordée à un journal étudiant juif américain, elle déclare condamner l'Arabie Saoudite et les autres pays du Golfe qui soutiennent des organisations terroristes telles que l'État Islamique. Elle déclare également: "En tant que femme vivant dans un endroit qui a subi le bombardement du Hezbollah, alors qu'il était nécessaire de condamner le bombardement d'une population civile, nous avons été les premiers à le faire. Et lorsqu'il était nécessaire de condamner le gouvernement israélien, nous l'avons fait aussi. Je crois que cela nous donne le droit de faire des observations complexes, car la situation est complexe[9]".
En 2019, elle critique les pays arabes qui normalisent leurs relations diplomatiques avec Nétanyahou, affirmant que les Palestiniens doivent conserver leur identité arabe[10].