Élections législatives israéliennes de 2021
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| Élections législatives israéliennes de 2021 | ||||||||||||||
| 120 sièges de la Knesset (majorité absolue : 61 sièges) | ||||||||||||||
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| Type d’élection | Élections législatives | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 6 578 084 | |||||||||||||
| Votants | 4 436 365 | |||||||||||||
| 67,44 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 4 410 052 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 26 313 | |||||||||||||
| Likoud – Benyamin Netanyahou | ||||||||||||||
| Voix | 1 066 892 | |||||||||||||
| 24,19 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 30 | |||||||||||||
| Yesh Atid – Yaïr Lapid | ||||||||||||||
| Voix | 614 112 | |||||||||||||
| 13,93 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 17 | |||||||||||||
| Shas – Aryé Dery | ||||||||||||||
| Voix | 316 008 | |||||||||||||
| 7,17 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 9 | |||||||||||||
| Bleu et blanc – Benny Gantz | ||||||||||||||
| Voix | 292 257 | |||||||||||||
| 6,63 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 8 | |||||||||||||
| Yamina – Naftali Bennett | ||||||||||||||
| Voix | 273 836 | |||||||||||||
| 6,21 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 7 | |||||||||||||
| Parti travailliste israélien – Merav Michaeli | ||||||||||||||
| Voix | 268 767 | |||||||||||||
| 6,09 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 7 | |||||||||||||
| Judaïsme unifié de la Torah – Moshe Gafni | ||||||||||||||
| Voix | 248 391 | |||||||||||||
| 5,63 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 7 | |||||||||||||
| Israel Beytenou – Avigdor Liberman | ||||||||||||||
| Voix | 248 370 | |||||||||||||
| 5,63 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 7 | |||||||||||||
| Parti sioniste religieux – Bezalel Smotrich | ||||||||||||||
| Voix | 225 641 | |||||||||||||
| 5,12 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 6 | |||||||||||||
| Composition de l'assemblée élue | ||||||||||||||
| Premier ministre | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Benyamin Netanyahou Likoud |
Naftali Bennett Yamina | |||||||||||||
| Résultats officiels, Résultats officiels et Résultats officiels | ||||||||||||||
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Les élections législatives israéliennes de 2021 ont lieu de manière anticipée le en Israël pour désigner les 120 membres de la Knesset.
Ces élections sont organisées de manière anticipée pour la quatrième fois consécutive en moins de deux ans à la suite de l'échec de la Knesset à adopter un budget pour l'année 2020.
Le Likoud du Premier ministre Benyamin Netanyahou recule mais demeure la première force à la Knesset, avec un quart des sièges. Aucune coalition sortante ne dispose d'une majorité en mesure de gouverner. Yaïr Lapid finit par former un gouvernement, provoquant une alternance.
Gouvernement de coalition Likoud-Bleu et blanc
Initialement prévues pour le au plus tard, les élections se déroulent de manière anticipée après l'échec de l'adoption du budget 2020.
Le , Benny Gantz est élu président de la Knesset dans le cadre de négociations avec le Likoud pour la formation d'un gouvernement d’union nationale en pleine pandémie de Covid-19. L'élection de Gantz empêche ainsi celle du centriste libéral Meir Cohen, dont l'éventuelle élection était considérée comme une ligne rouge pour rompre les négociations par le Likoud[1]. Cette décision ne fait pas l’unanimité parmi ses alliés et met fin à la coalition Bleu et blanc telle qu’elle se présentait aux élections législatives, le parti de Gantz, Hosen L'Yisrael, en étant écarté[2]. Le , il est convenu que seul ce dernier parti reste au sein de la coalition, les deux autres formant le bloc Yesh Atid-Telem[3].
Comme en , le président charge la Knesset de désigner un candidat pour former le prochain gouvernement[4]. Cependant, le , Gantz et Netanyahou annoncent la formation d'un gouvernement d'union nationale[5]. Il est prévu que Benyamin Netanyahou reste Premier ministre pendant 18 mois, avant que Gantz ne lui succède pour 18 mois[6] dans le cadre d’un accord de rotation légalement contraignant. En attendant, celui-ci serait ministre de la Défense[7],[8]. Enfin, la rotation intervient automatiquement sans nouveau vote, et en cas d'élections anticipées, Gantz serait investi Premier ministre pour assurer l'intérim[9].
Le , l'accord est approuvé par la Knesset et Netanyahou, ayant obtenu le soutien de 72 députés, est formellement chargé de former un gouvernement. Celui-ci est constitué le [10],[11],[12], après des jours de reports liés à des désaccords au sein du Likoud et de son bloc de droite pour l'attribution des portefeuilles ministériels[13].
Dissolution de la Knesset
Le , Benny Gantz apporte son soutien à une motion de l'opposition visant à dissoudre la Knesset[14].
L'accord de coalition prévoit une rotation à la condition qu'un budget unique soit adopté d'ici le . Alors que la date butoir s'approche, la Knesset rejette une proposition de Bleu et blanc de séparer les deux budgets et de différer leur adoption, provoquant la dissolution du Parlement[15].
Mode de scrutin
Israël est doté d'un parlement unicaméral, la Knesset, dont les 120 sièges sont pourvus tous les quatre ans, au plus tard le troisième mardi du mois hébraïque de heshvan, au scrutin proportionnel plurinominal avec listes bloquées et seuil électoral de 3,25 % dans une seule circonscription nationale. Après décompte des voix, les sièges sont répartis à la proportionnelle aux candidats de tous les partis ayant franchi ce seuil, sur la base du quotient simple et de la méthode de la plus forte moyenne, dans l'ordre de leurs positions sur les listes[16].
Forces en présence
Le tableau ci-dessous présente les principaux partis ou coalitions en lice pour le scrutin. Certains partis mineurs des coalitions peuvent ne pas y être représentés.
Sondages
Les sondages israéliens ont pour particularité de fournir les résultats des différents partis directement en équivalents sièges lorsqu'ils se trouvent au-dessus du seuil électoral de 3,25 %. Dans le cas contraire, les prédictions de résultats sont donnés en pourcentages, ici retranscris en équivalent sièges à fin d'analyse, à raison d'un siège par tranche de 0,83 % (100/120). Le silence électoral prend effet à partir du vendredi précédant le scrutin[17].
Campagne électorale
Thèmes d'actualité
Dans le contexte des accords d'Abraham de normalisation diplomatique avec quatre pays arabes (Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc et Soudan), la campagne est marquée par un effort du Likoud et particulièrement de Benyamin Netanyahou pour obtenir le vote des citoyens arabes, contrairement aux campagnes électorales précédentes[18],[19]. Il a ainsi visité un centre de vaccination anti-Covid dans une ville arabe le 31 décembre 2020[20].
Mais surtout c'est la lutte contre la COVID-19 telle que menée par le gouvernement qui devient un enjeu électoral. Netanyahou se prévaut du succès de la campagne de vaccination et est appuyé en cela par le PDG de Pfizer Albert Bourla. Courant mars, Israël se prévaut ainsi d'un taux de vaccination de plus de 60 % de sa population, l'un des plus élevés au monde[21]. Ses rivaux déplorent le taux élevé de mortalité par habitant et notamment l'absence de mesures pour mieux confiner les quartiers ultra-orthodoxes densément peuplés que Netanyahou craindrait de s'aliéner[22].
En raison de la pandémie de Covid-19 en Israël, des mesures spéciales sont annoncées pour assurer un vote en toute sécurité sanitaire : il devrait être possible de voter au volant de sa voiture et des bureaux de vote spéciaux seront proposés aux malades et aux citoyens placés en quarantaine. Le nombre de bureaux de vote devrait être augmenté d’environ 30 % afin de réduire les foules ; il y aura deux isoloirs dans chaque bureau de vote pour accélérer le processus[23].
Manifestations
Depuis la fin , des manifestants se réunissent chaque samedi soir à Jérusalem et dans l’ensemble d’Israël pour des rassemblements contre le chef de gouvernement, inculpé pour corruption et critiqué pour les aides insuffisantes aux victimes de la crise économique causée par la pandémie. Le , dernier samedi avant les élections, une manifestation plus importante rassemble des milliers d'Israéliens devant la résidence officielle de Netanyahou[24].
Nouveaux partis
La polarisation autour de Benjamin Nétanyahou s'est poursuivie. Gideon Sa'ar, figure de la droite du Likoud, décide de monter sa propre liste, « Nouvel espoir ». Avec « À droite » de Naftali Bennett, le Likoud est désormais concurrencé par deux formations de droite.
Ces deux prétendants à la succession de Nétanyahou ont pu attirer des électeurs « tout sauf Netanyahou » plutôt situés à gauche sur les questions économiques et sociales et favorables à une solution à deux États concernant la question palestinienne, mais souhaitant prioritairement changer de Premier ministre. Ainsi selon une étude, 53,1 % des électeurs d’Avigdor Liberman (extrême droite laïque), 44,3 % de ceux de Gideon Sa'ar (droite nationaliste, dissident du Likoud) et 23,1 % de ceux de Naftali Bennett (extrême droite nationaliste et religieuse) se déclarent favorables à la solution à deux États. Cependant, seuls 20,5 % des électeurs considèrent la question palestinienne comme importante[25].