Airvault
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| Airvault | |||||
La façade de l'église abbatiale. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Deux-Sèvres | ||||
| Arrondissement | Parthenay | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Airvaudais-Val du Thouet (siège) |
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| Maire Mandat |
Olivier Fouillet 2026-2032 |
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| Code postal | 79600 | ||||
| Code commune | 79005 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Airvaudais | ||||
| Population municipale |
3 306 hab. (2023 |
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| Densité | 52 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 49′ 38″ nord, 0° 08′ 11″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 67 m Max. 140 m |
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| Superficie | 63,88 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Airvault (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Val de Thouet (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | airvault.fr | ||||
| modifier |
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Airvault est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres, dans la région Nouvelle-Aquitaine.
Le , la commune fusionne avec Tessonnière sous le régime de la commune nouvelle[1].
Localisation
La ville d'Airvault, située au nord-est du département des Deux-Sèvres en Haut-Poitou, est nichée au creux d'une vallée entre pays granitique et pays calcaire. Dans sa partie nord-ouest, elle suit la rive droite du Thouet, rivière limitant les plaines et la Gâtine. Elle est un carrefour entre des routes provenant de pôles urbains tels que Mirebeau, Bressuire, Thouars, Parthenay et Poitiers. Airvault est au centre d'un réseau de chemins menant également à Moncontour, Argenton-Château, Saint-Varent, Saint-Loup-Lamairé et Saint-Jouin-de-Marnes. À proximité d'Airvault passait l'ancienne voie romaine qui menait de Limonum (Poitiers) à Juliomagus (Angers).
Airvault est établie à une soixantaine de kilomètres de Poitiers, mais surtout à une vingtaine de kilomètres de Thouars, dont les vicomtes successifs ont contrôlé la ville.
À la suite d'un arrêté préfectoral du prenant effet au , Borcq-sur-Airvault à l'est et Soulièvres à l'ouest sont communes associées d'Airvault.
Communes limitrophes
Très étendue d'est en ouest, Airvault est entourée de 13 autres communes.
| Saint-Varent, Glénay |
Saint-Généroux, Availles-Thouarsais |
Irais, Saint-Jouin-de-Marnes (Plaine-et-Vallées) |
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| Boussais | N | Marnes, Moncontour (enclave de Saint-Chartres) (Vienne) | ||
| O Airvault E | ||||
| S | ||||
| Maisontiers | Louin, Saint-Loup-Lamairé |
Assais-les-Jumeaux |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée de la Loire » et « Poitou-Charentes »[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 709 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Glénay à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,8 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Airvault est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Airvault[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[12],[13]. La commune est en outre hors attraction des villes[14],[15].
Risques majeurs
Le territoire de la commune d'Airvault est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Thouet, le Gâteau, la Cendronne et l'Étang Fourreau. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 1995, 1999, 2010 et 2018[18],[16]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « Vallée du Thouet », approuvé le , dont le périmètre regroupe 22 communes[19].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[21]. 82,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,9 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[22]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 4],[23].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1995, 2003, 2005, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[16].
Risque technologique
La commune est en outre située en aval du barrage du Puy Terrier, un ouvrage de classe A[Note 5] mis en service en 1982 sur le territoire des communes de Saint-Loup-Lamairé, Louin et Gourgé, sur le cours d’eau le Cébron, affluent du Thouet. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[25].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune d'Airvault est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[26].
Toponymie
- Les différents noms d'Airvault se retrouvent dans des chartes qui concernent l'abbaye, la plus ancienne connue à ce jour étant celle de la fondation de l'église, autour de 971, recopiée par dom Fonteneau. Il est écrit : Vicus qui nuncupatur Aurea Vallis in pago Thoarcensi, ceci révèle ainsi l'existence d'une agglomération fondée dans la « vallée d'or », ou la « vallée dorée ». On remarquera également les termes Vicus et pagi Thoarcensi, qui montrent qu'Airvault était un vicus (circonscription utilisée au début du Moyen Âge) du pagus de Thouars. D'après les recherches de Bélisaire Ledain, une mention de 1051, Sanctus Petrus Aurea Vallis, confirme l'expression latine précédemment citée, donnant l'origine étymologique d'Airvault.
- Plus tard, des formes francisées feront leur apparition. Dans l'ordre, on retrouvera : « Oiresvaus » en 1200, « ville d'Oyrevaud » en 1316, « Oirevau » en 1326, « Aureval » en 1347, « Orvau » en 1350, « Airvau » en 1362, « le sire d'Oireval » en 1369, « les fromentages de Aurevaloys » en 1370, « Château d'Oirval » en 1371, « Abbaye d'Arval » en 1376, « Oyreval » en 1393, « Oyrevau » en 1397, « Oyreval » en 1404, « Oyreveau » en 1412, « Oyreval » en 1413, « Oervau » l'année suivante, en 1414, « Oyreval » en 1424, « Oyrveault » en 1429, « Hoyrvaut » en 1446, « Oyreveau » en 1447, « Oirvau » la même année, « Ayreval » en 1450, « Ervau » en 1453 et en 1466, « Oyrevau » en 1479, « Oirvau » en 1482, et enfin « Oyrevau » en 1483.
- Les autres formes de l'époque moderne continueront cette longue liste évolutive à propos d'Airvault : « Oyrvault » en 1516, « Ayrevau » en 1523, « Hervaut » en 1565, « Oyrvault » en 1573, « Hoirvau » en 1580, « Hoirvault » en 1584, « Oyrvau » en 1595, « Ervaux » en , « Oirvaut » en et encore en 1616, « Oirvault » en 1643 ainsi qu'en , « Oyrevault » en 1651, « Ervau » en 1655, « Airvaux » en 1668, « Ervaut » en 1672, « Ouervault » en 1691, « Airvault » en 1704, « Oirveau » en , « Oirvault » en 1750, et enfin « Airvault » en 1775.
- Voir aussi le Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres de Bélisaire Ledain.
Histoire
Le , après l'invasion de la Pologne, l'état-major français décide d'implanter, dans les bois de Veluché un camp de base et un dépôt de guerre pour une division de volontaires polonais (la 2e division polonaise), soit 16 000 combattants[27] (les camps d'entrainement étaient situés à Gourgé et Thénezay)[28]. Par l’accord du , une armée polonaise a pu être reconstituée en France. Le gouvernement polonais en exil était installé à Angers. Cette armée, en tant qu’armée étrangère d’un État allié était placée sous l’autorité du commandant en chef de l’armée française. L'état-major de la division était situé dans la ville voisine de Parthenay. Ce camp a été, par la suite, occupé par l'armée allemande qui y a interné des prisonniers maghrébins.
Au , Airvault a fusionné avec les communes de Borcq-sur-Airvault, Boussais et Soulièvres. Le , Boussais s'est séparé d’Airvault[13].
Borcq-sur-Airvault et Soulièvres conservent le statut de communes associées et, à ce titre, élisent chacune un maire délégué qui siège obligatoirement au conseil municipal d'Airvault.
Le , la commune étend son périmètre à Tessonnière sous le régime de la commune nouvelle (arrêté préfectoral du )[1].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Liste des maires de la commune nouvelle
Communes déléguées
Les communes associées de Borcq-sur-Airvault et Soulièvres deviennent des communes déléguées et s'ajoutent à celles d'Airvault et de Tessonnière[1].
Population et société
Démographie
Avant 1973, les communes de Borcq-sur-Airvault et Soulièvres étaient indépendantes. À partir du , les communes de Borcq-sur-Airvault, Boussais et Soulièvres fusionnent avec Airvault mais Boussais reprend son indépendance le .
Démographie de Soulièvres
Démographie de Borcq-sur-Airvault
Démographie d'Airvault
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.
En 2023, la commune comptait 3 306 habitants[Note 6], en évolution de +0,76 % par rapport à 2017 (Deux-Sèvres : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations et évènements
- La ville accueille tous les ans le Rêve de l'Aborigène, festival de didgeridoo, guimbarde et chant diphonique[35].
Économie et Industrie
La ville abrite la Cimenterie du Fief d'Argent de Ciments Calcia (anciennement Ciments français), aujourd'hui filiale du groupe allemand Heidelberg Materials (effectif env. 130 p.).




