Akiko Kamei

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Élection28 avril 2024
Réélection27 octobre 2024
Circonscription1re de Shimane
Législature49e et 50e
Akiko Kamei
亀井 亜紀子
Illustration.
Akiko Kamei en 2017.
Fonctions
Représentante du Japon

(1 an, 9 mois et 11 jours)
Élection 28 avril 2024
Réélection 27 octobre 2024
Circonscription 1re de Shimane
Législature 49e et 50e
Prédécesseur Hiroyuki Hosoda

(4 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 22 octobre 2017
Circonscription Chūgoku (représentation proportionnelle)
Législature 48e
Conseillère du Japon

(5 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 29 juillet 2007 (en)
Circonscription Shimane
Prédécesseur Shuntarō Kageyama (ja)
Successeur Saburō Shimada (ja)
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Tokyo, Drapeau du Japon Japon
Nationalité Japonaise
Parti politique NPP
PDJ
PDC
ACR
Père Hisaoki Kamei (en)
Entourage Shizuka Kamei (oncle)
Diplômée de Université Gakushūin
Université Carleton
Site web Site officiel d'Akiko Kamei

Akiko Kamei (亀井 亜紀子, Kamei Akiko?), née le , est une femme politique et militante écologiste japonaise, représentant la préfecture de Shimane pour le Nouveau Parti du peuple à la Chambre des conseillers du Japon, avant de rejoindre le Parti démocrate constitutionnel et de siéger à la Chambre des représentants.

Kamei naît le à Tokyo. Elle effectue ses études à l'université Gakushūin, avant de poursuivre ses études au Canada à l'université Carleton[1],[2]. De retour au Japon, elle travaille en tant qu'interprète lors de diverses occasions, comme lors des jeux olympiques de Nagano en 1998 ou au Tokyo DisneySea[1],[3].

Elle ne manifeste pas une intention particulière à rejoindre le monde politique, mais devient la secrétaire de son père, Hisaoki Kamei (en), membre du Parti libéral-démocrate, en 2004 pour l'accompagner dans ses dernières années avant sa retraite[1]. Ce dernier démissionne en 2005 à la suite du vote de la privatisation postale, quitte le PLD et participe à la formation du Nouveau Parti du peuple[1].

Carrière électorale

En , elle annonce se présenter aux élections à la chambre des conseillers du Japon de la même année (en), sous l'investiture du Nouveau Parti du peuple, pour continuer le combat politique de son père, et changer la politique dans la préfecture de Shimane[1].

En 2009, le Nouveau Parti du peuple prend part aux coalitions gouvernementales des premiers ministres Yukio Hatoyama et Naoto Kan, et l'oncle de Kamei, Shizuka Kamei, entre aux gouvernements en tant que représentant du NPP[4]. Néanmoins, en 2012, Akiko et Shizuka Kamei se heurtent au cabinet Noda et à sa gestion du projet de loi sur l'augmentation de la taxe à la consommation[4]. Ils menacent alors de quitter la coalition gouvernementale, mais le NPP refuse de quitter le gouvernement, conduisant à une démission du NPP des deux Kamei, qui siègent ainsi en indépendants[4],[5].

Elle fonde en 2012 le parti du Vent vert (en), avec Yasue Funayama et Kuniko Tanioka, d'autres conseillères dissidentes, un parti d'opposition axé autour de positions progressistes, d'écologie politique, de l'opposition au nucléaire, de l'opposition à l'accord de partenariat transpacifique et une réforme du système politique japonais en général[6].

Akiko Kamei se présente ensuite aux élections à la chambre des conseillers du Japon de 2013, cette fois soutenue par le Parti démocrate du Japon et le parti du Vent vert (en), les deux partis ayant fait serment d'unité sur les décisions politiques en vue de cette élection[7]. Elle n'est pas réélue à l'issue de ce scrutin, et perd ainsi son siège à la chambre des conseillers[8]. Elle rejoint en 2016 le Parti démocrate du Japon, à la suite de la dissolution du parti du Vent vert[8].

Elle se présente en 2017 aux élections législatives japonaises de la même année, dans la première circonscription de la préfecture de Shimane, sous l'investiture du nouvellement formé Parti démocrate constitutionnel, en opposition à Hiroyuki Hosoda, du Parti libéral-démocrate. Si elle échoue à se faire élire, elle accède néanmoins à la Diète du Japon grâce à la représentation proportionnelle[2],[9]. Elle est candidate à sa succession en 2021, mais ne parvient pas à se faire réélire, souffrant notamment de la candidature indépendante d'une homonyme[2],[10].

À la suite du décès en 2023 de Hiroyuki Hosoda, une élection partielle a lieu en 2024 dans la première circonscription de Shimane, où Kamei se présente en tant que candidate de l'opposition, soutenue par le PDC[2]. Elle est élue le , à l'issue de ce scrutin, dans un bastion historiquement conservateur, tenu par le PLD depuis des décennies[11],[12]. Kamei profite d'un fort vote contre l'administration Kishida, engluée dans des différents scandales financiers[13]. Cette victoire est perçue par différents analystes politiques comme un sévère revers pour le gouvernement de Fumio Kishida[13],[14]. Kamei est candidate à sa réélection lors des élections législatives japonaises de 2024, et conserve son siège, cette fois opposée à la candidate du PLD et ancienne membre de la Chambre des représentants Emiko Takagai (ja). Elle conserve son siège à l'issue de ce scrutin, avec une large avance de voix[15].

À la suite des élections législatives anticipées japonaises de 2026, elle rejoint l'Alliance centriste pour la réforme, parti issu de la fusion du PDC et du Kōmeito. Elle est candidate à sa succession, toujours opposée à Emiko Takagai (ja), toujours dans la première circonscription de Shimane, mais ne parvient pas à conserver son siège. Le fort succès du PLD, parti au pouvoir, l'empêche également de conserver son siège par la relance proportionnelle, et elle quitte ainsi la Diète[16].

Prises de positions

Comme la majorité des conseillers démocrates, elle s'oppose à une révision de la constitution du Japon. Elle est également opposée à l'utilisation de l'énergie nucléaire, qu'elle soit militaire ou civile, et souhaite favoriser grandement les énergies renouvelables[17]. Elle est une fervente militante écologiste[8].

Sur des questions sociétales, elle se déclare favorable à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, et à la mise en place d'un système de quotas en politique afin de favoriser les femmes. Sur les sujets relatifs à la famille impériale, elle annonce être favorable à l'ascension au trône du Japon d'une femme, et déclare souhaiter que les femmes de la famille impériale conservent leurs titres, même après leurs mariages[18].

Elle milite également pour une politique japonaise plus souple en matière d'immigration, arguant que « le Japon s'enrichit en acceptant des réfugiés », estimant qu'il en va de la crédibilité du Japon sur la scène internationale[17].

Vie privée

Références

Annexes

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