Al-Imara
village palestinien du Néguev
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al-Imara (العمارة) est un hameau palestinien, situé dans le nord du désert du Naqab (actuellement appelé Néguev), à 27 kilomètres au nord-ouest de Beersheba. Comme des centaines d’autres villages, il a subi un nettoyage ethnique en 1948.
Géographie
Al-Imara était situé dans une vaste plaine désertique, à 20 kilomètres au sud de Gaza. Recevant entre 200 et 300 mm de précipitations par an, la seule agriculture praticable était la culture saisonnière dans les lits des oueds. Un oued saisonnier, le Wadi Al-Shalala, coulait à 2,5 kilomètres à l’ouest du village. La source d’Ayn al-Shalala se trouvait à proximité[1].
Histoire
À l’époque du mandat britannique, le village d’al-Imara est classé comme un hameau by the Palestine Index Gazetteer[2]. Un poste de police[1] et une école était construits à proximité.
Guerre de 1948 et nettoyage ethnique
Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Al-Imara est attribué à l’État juif[3].
Pendant la guerre pour la Palestine, un petit combat a lieu le 26 décembre 1947 à proximité du village entre une patrouille de miliciens sionistes et d’habitants du village[1]. Un détachement du Palmach s’empare du poste de police un peu avant le 15 mai suivant[1]. La région autour d’al-Imara est conquise par Israël fin septembre et début octobre 1948[1] par la brigade Yiftach, sans résistance[4]. La brigade rapporte avoir expulsé tous les Arabes à ce moment-là, en violation de la trêve[1]. La brigade Golani se sert du village comme base pour une opération contre Rafah en janvier 1949, qui échoue[1].
Le kibboutz d’Urim est construit sur les terres du village, à environ un kilomètre au sud du site d’al-Imara[4]. Le poste de police britannique est détruit à l‘entraînement par l’armée israélienne, puis ses ruines déclarées patrimoine national.
Selon Walid Khalidi, voilà ce qui subsistait du village en 1992 : « Le site du village est complètement recouvert par le kibboutz d’Urim. Construit en 1946 près d’al-Imara, il est déplacé sur le site du poste de police britannique pendant la guerre de 1948. À deux kilomètres au sud-est du kibboutz actuel se trouvent les restes de plusieurs constructions de pierre. Ces maisons appartenaient aux familles bédouines avant 1948 et n’étaient pas considérées comme faisant partie d’al-Imara[4] ».
La ville d‘Ofakim est aussi créée sur les terres d’al-Imara[5].
Annexes
Bibliographie complémentaire
- Ilan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : La Fabrique éditions, 2024 (2e édition en français). (ISBN 978-2-35872-280-3) ;
- Rosemary M. Esber, Under the Cover of War : The Zionist Expulsion of the Palestinians, Arabicus Books & Media LLC : 2000. (ISBN 978-0-98151313-3)
Articles connexes
Liens externes
- Welcome to al-Imara at Palestine Remembered
- al-'Imara, Zochrot
