Alain Duménil
homme d'affaires français
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Alain Duménil, né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme d'affaires franco-suisse.
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Il est PDG d'Acanthe Developpement, société immobilière implantée dans le Triangle d'or à Paris.
Alain Duménil fait fortune en développant et vendant la banque familiale Duménil-Leblé. Il investit ensuite dans l’immobilier à Paris via la société Acanthe Développement[1]. Il se diversifié ensuite dans l’industrie et dans le luxe, rachetant les marques Jean-Louis Scherrer et Stéphane Kélian, et lance en Bourse le couturier Francesco Smalto et le joaillier Poiray[1]. Il est également le propriétaire du quotidien économique romand L’Agefi[2].
Il est impliqué dans plusieurs affaires judiciaires dont condamnation, de litiges commerciaux et de délits financiers[3],[4],[5]. Un litige l'oppose à la DGSE depuis 2002. Cette année-là, le service de renseignement sollicite Alain Duménil pour reprendre le groupe France Luxury Group, alors en difficultés financières, dans lequel il avait secrètement investi une vingtaine de millions d'euros via des fonds clandestins[6]. Ces investissements étaient depuis plusieurs années en situation critique : le général Philippe Rondot alertait dès 2002 sur des pertes de 180 millions de francs et de « très graves dysfonctionnements » dans la gestion de ces fonds. Alain Juillet, missionné par la DGSE pour trouver un repreneur, décrit alors une société « en faillite » et une situation « catastrophique »[7].
Les deux parties ont des versions divergentes de la suite. La DGSE estime avoir été spoliée lors d'une recapitalisation en 2003 qui a réduit ses parts à près de zéro. Alain Duménil affirme avoir repris une société en perdition sans avoir été informé de l'implication du service, et avoir injecté 60 millions d'euros pour tenter de la redresser.
Biographie
Enfance et formation
Il naît le [8] à Neuilly-sur-Seine[9].
En 1975, sorti de HEC, Alain Duménil, hérite à l’âge de 26 ans, avec son frère Philippe[10] , de leur père[11],[12] de la société de courtage bancaire parisienne, la Banque Duménil-Leblé, fondée en 1912[13].
La fortune d'Alain Duménil, installé en Suisse depuis 1987, est estimée entre 100 et 200 millions de francs suisses en 2012 par l'hebdomadaire suisse Bilan. L'année suivante, il sort du classement des 300 plus riches de Suisse, passant en dessous de la barre des 100 millions[14].
Reprise et développement de la Banque Duménil-Leblé
La société de courtage en devises, Duménil‑Leblé s’est développée pendant des décennies comme maison de titres familiale de la place de Paris, élargissant ses services des changes vers les opérations sur obligations et restant non cotée jusqu’en 1984. Alain Duménil la transforme en établissement financier spécialisé en 1981 puis l’introduit au Second Marché en 1984[15].
L'établissement, transformé en banque d'affaires[11], prospère rapidement sous la férule de Jacques Letertre, à qui Alain Duménil a confié les clés en 1985. Jacques Letertre, qui appartenait à la direction du Trésor, âgé d'à peine 28 ans[16], multiplie par 50 le chiffre d'affaires de Duménil-Leblé[16].
Duménil-Leblé multiplie en effet « les bons coups » en bourse à une époque où les marchés financiers, dérégulés, explosent[16]. Durant ces « années folles de la finance »[17], Jacques Letertre, qualifié de "Raider[18]", se lance notamment à l'assaut du Groupe Rivaud, avec l'aide de la banque Stern, dirigée alors par Jean Peyrelevade. La prise de contrôle manque de peu mais le binôme en retirera une très importante plus-value[16].
En 1987, l'audace et les idées de Jacques Letertre séduisent Carlo De Benedetti , un homme d'affaires italien, et Alain Minc, alors président de Cerus (Compagnies européennes réunies). Il achète 25 % de la banque Duménil Leblé[19]. La même année, Alain Duménil s'établit en Suisse[20]. Cerus fusionne avec la banque en 1989[16]. L'année suivante, le bénéfice net de Duménil-Leblé est en augmentation de 18,5 %, à 79,68 millions de francs contre 67,21 en 1989. En ce qui concerne le groupe Duménil Leblé, le résultat net consolidé part du groupe s'établit à 65,64 millions de francs, en hausse de 28% par rapport à l'année précédente (50,9 millions)[21]. Cerus se résout à fermer la banque Duménil-Leblé en [16].
En 1994, il est la 52e fortune française avec 1,6 milliard de francs[22].
Docks Industriels - rebaptisés AD Capital
En 1990, Alain Duménil prend le contrôle de cette société cotée au comptant[23].
Tentative d'OPA sur la Société générale de Belgique
Associée à la banque Dumenil-Leblé, qui détient 18,6% du capital du groupe financier belge Société générale de Belgique, Cirus lance une OPA (Offre publique d'achat) contre le premier holding du pays en 1987[19].
Comptoir des Fers et Métaux
Alain Duménil acquiert à titre personnel 51 % du capital du Comptoir des Fers et Métaux - ce qui valorise au total cette société cotée sur le marché au comptant à 25,1 millions de francs[23].
Société foncière Acanthe Développement
En 1993, Alain Duménil rachète la société foncière Acanthe Développement[24] dont le cours en bourse explose en 1999[25]. La cote de l'action passe, en effet, de 1,17 euro à la fin de 1998, à 15,80 euros fin 1999, pour atteindre 29 euros à l'été 2000. Son secret : « Une stratégie simple d'acquisitions différenciées qui consiste à acheter au creux de la vague pour revendre au-dessus de la fourchette, dans le cadre d'interventions de marchands de biens et dans un marché très actif de surfaces moyennes, comprises entre 1 000 et 5 000 mètres carrés. » L'actif est composé de 126 000 m2, de bureaux et de commerces (75 %) et de logements (25 %) pour une valeur totale de 1,95 milliard de francs, après travaux[26].
En 2001, la foncière augmente ses actifs de plus de 50 000 m2 pour atteindre 243 200 m2 — à Paris (34,5 %), en région parisienne (42,5 %) et en province (23 %) — pour une valeur, hors travaux, estimée à 488 millions d'euros[27].
Alain Duménil met en vente Acanthe Développement en mais en garde finalement le contrôle à 66,1 % via Ardor Investments[28]. Il recentre toutefois l'activité sur l'immobilier haut de gamme de bureaux parisiens et dispose alors d'un patrimoine évalué à 400 millions[28].
En 2024, la valeur de marché d'Acanthe représente 104,9 millions € - soit une surface de 9 374 m2 répartis entre bureaux (84,1%), locaux commerciaux (9,2%) et habitations (6,7%) dans le Triangle d'or[24].
Groupe Francesco Smalto
Au début des années 2000, Alain Duménil se diversifie dans le secteur du luxe avec la volonté de constituer un groupe de « taille intermédiaire ». Il acquiert le groupe Smalto en 2001[29].
Alliance Designers
Alain Duménil crée le groupe Alliance Designers en 2002 afin de racheter de petites sociétés de luxe en difficulté pour les relancer[30] dans l'objectif de créer un groupe de "luxe intermédiaire[31]". Ce groupe comptait environ 500 salariés en 2005 - avec un chiffre d'affaires de 750 millions d'euros en 2004.
En 2005, il reprend Féraud. Il est désigné en avril de la même année, repreneur du joailler parisien Poiray, en dépôt de bilan depuis , par le tribunal de commerce de Paris. Il revendra la marque, les stocks, les dessins et les pas-de-porte au fonds familial AMS de Jean-Paul Bize[32].
En 2006, l'entreprise rachète la marque de chaussure René Mancini[33], fermée en 2010 : certaines des marques appartenant au groupe ont été revendues (Jean-Louis Scherrer en 2011[30]), d’autres ont pris leur indépendance[30], conservant Alain Duménil dans leur capital (Jacques Fath, Louis Féraud) et quelques-unes ont été introduites en bourse[30]. Une d'entre elles, Stéphane Kélian, dépose le bilan en 2005[34].
France Luxury Group
En 2002, Alliance Designers est contactée par la société France Luxury Group[29] que son actionnaire principale depuis 1995, la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) via ses fonds secrets, a des difficultés à gérer - "ce ne sont tout simplement pas des hommes d'affaires" explique un expert[35]. Le propriétaire des marques Jean-Louis Scherrer, Jacques Fath, Emmanuelle Khanh et du chausseur Harel connait des revers de fortune et cherche à se désengager[réf. nécessaire].
Ces marques se sont ensuite vu rejoindre par d'autres parmi lesquelles Francesco Smalto, Stéphane Kélian, Louis Féraud ou encore Poiray[36]. Le , Alain Duménil reprend 82 % du capital de FLG avec Alliance Designers, via un échange de titres, pour une introduction en Bourse[29]. Il dévoile sa stratégie dans Le Figaro : « J'essaie toujours dans mes investissements d'être à contre cycle, et de faire d'une certaine manière le bénéfice à l'achat[37]. ».
AD Industrie
Au début des années 2000, Alain Duménil s'intéresse secteur industriel. Il crée en 2004 le groupe AD Industrie, devenu un acteur du secteur de la sous-traitance aéronautique, notamment auprès des motoristes (principalement Snecma, Turbomeca et Rolls-Royce[38][source insuffisante]), spécialisé en ingénierie mécanique et hydraulique[39]. Le Fonds stratégique d'investissement (FSI, détenu à 51 % par la Caisse des dépôts et à 49 % par l'Etat) investit en 2011 à hauteur de plus de 10 millions[40].
Groupe français intervenant sur les secteurs de l’aéronautique, de la défense et de l’énergie (dont nucléaire), et constitué par le rachat et l’intégration successive de PME françaises possédant certaines expertises, AD Industrie affiche en 2012 un chiffre d'affaires de 185 M€ et plus de 1 400 emplois[41][source insuffisante]. Lors de la 53ᵉ édition du Salon aéronautique du Bourget, l'entreprise française signe un accord avec le Maroc afin de doubler la capacité de son site de Midparc de Casablanca[42].
Activités culturelles
Éditions de L'Herne
Alain Duménil reprend les éditions de L’Herne en 2003[43].
Prix Duménil
Il crée en 2007 un prix littéraire doté de 60 000 euros[44] - qui fut longtemps le prix littéraire le mieux doté de France[45]. Le Prix Duménil, récompensait chaque année, en juin, le livre d'un auteur de langue française paru entre début janvier et fin avril. Le jury, présidé par le mécène et hommes d’affaires est composé d’Éric Neuhoff, Pascal Thomas, Stéphane Denis et Marc Lambron[46].
Parmi les lauréats, on dénombre Philippe Sollers[45] en 2007 ou Pascal Bruckner[47]en 2014.
Théâtre de Paris
En 1997, Alain Duménil devient propriétaire du Théâtre de Paris[43],[48] dont il se sépare en janvier 2013, le revendant à Jacques-Antoine Granjon[réf. nécessaire].
Presse
Début 2009, le financier et industriel franco-suisse Alain Duménil rachète au groupe GSMN (Genolier Swiss Medical Network SA) 51 % du groupe de presse Agefi SA, qui détient en particulier L'Agefi, un quotidien économique suisse, pour 5 millions de francs suisses (environ 4 millions d’euros)[49].
Fortune personnelle
Affaires judiciaires
L’ex-banquier français et entrepreneur dans le monde du luxe est connu notamment pour s’être lancé dans un bras de fer financier et judiciaire avec la DGSE[51].
Banqueroute frauduleuse de la maison Kélian
Alain Duménil a acquis pour 3 millions d’euros la maison Stéphane Kélian, chausseur français, fin 2003, alors en redressement judiciaire, après un premier dépôt de bilan. L’entreprise est alors séparée en onze entités distinctes, chargées notamment de la vente en boutique, des solderies, de la logistique ou encore de la production. Alain Duménil procède en 2005 à une augmentation de capital jugée frauduleuse de son groupe[30].
Alain Duménil est condamné par la Justice, le , à un an de prison avec sursis et 75 000 € d’amende pour banqueroute et faux et usage de faux en écriture dans le cadre de la liquidation de Stephane Kélian Production. En 2012, en appel, les peines sont identiques, mais les chefs d'accusation sont requalifiés en complicité de banqueroute et complicité de faux[52]. La justice lui reproche notamment d’avoir organisé la faillite de l’entreprise en 2005. Toutefois, le , il saisit la Cour européenne des droits de l'homme pour violation des droits de la défense, en raison de la requalification des faits dont il n'a pas été prévenu par avance[53]. La France reconnait une erreur de procédure et demande la cloture de l'affaire en échange d'une indemnité de 5000 euros. Alain Dumenil réclame pour sa part plus de 18 millions d'euros d'indemnités pour le préjudice subi. La CEDH décide d'examiner l'affaire, seule solution permettant selon elle qu'Alain Dumenil puisse demander une révision de son procès s'il le souhaite. Elle reconnait que la procédure n'a pas été respectée (au motif que « le droit des requérants à être informés d’une manière détaillée de la nature et de la cause de l’accusation portée contre eux, ainsi que leur droit à disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de leur défense, avaient été violés »), et condamne la France à lui payer 5 000 euros d'indemnité et 10 000 euros de dépens[54].
Délit d'initiés
L'Autorité des marchés financiers (AMF) impose à Alain Duménil une sanction de 500 000 euros pour avoir commis un délit d'initiés concernant la Foncière Paris Nord (anciennement « ADT »)[55]. Le , cette décision est confirmée par la cour d'appel de Paris[56]. Le pourvoi d'Alain Duménil est rejeté par la cour de cassation le [57].
Fraude fiscale
Alain Duménil, contribuable suisse depuis 1997[1], a reçu des dividendes exceptionnels de la société immobilière Acanthe Développement entre 2003 et 2011 pour un montant total de 54 millions de francs suisses, qu'il aurait omis de déclarer, ce qui correspondrait à un montant d'impôts soustraits de 20 millions de francs[20]. Le , les autorités fédérales judiciaires suisses mènent des perquisitions aux domiciles d'Alain Duménil à Crans-Montana et à ses deux adresses à Genève[1]. Alain Duménil invoque en vain son immunité diplomatique malgache[58].
Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne Alain Duménil pour fraude fiscale à 1 an de prison avec sursis et 37 500 euros d'amende. Ce même tribunal a condamné solidairement Alain Duménil à payer les impôts dus avec la SAS Financière des Pins et Alliance Développement Capital SIIC[59].
Banqueroute d'Alliance Designers
La Justice reproche à Alain Duménil d'avoir, en 2008, sorti d'Alliance Designers l'ensemble des parts du couturier Smalto pour les transférer à trois autres sociétés dont il était propriétaire, provoquant ainsi la faillite du groupe[60]. L'opération est jugée frauduleuse par le tribunal de commerce de Paris mais entre-temps Alliance Designers a été placé en liquidation[61].
France Luxury Groupe (Ex-EK Finances)
Cette affaire l'oppose singulièrement à la DGSE qui avait investi dans la société de luxe des fonds d'État pour se prémunir en cas d'invasion du territoire[60]. A partir de 1995, la DGSE investit secrètement une vingtaine de millions d'euros dans des marques de textile de luxe (Emmanuelle Khanh, Jean-Louis Scherrer, Jacques Fath, Harel), regroupées au sein de la société EK Finances, via des sociétés écrans : la Financière Médicis, Portugal Luxembourg et Sozan Holding. Ces fonds proviennent d'un « patrimoine clandestin » du service de renseignement extérieur, constitué selon les récits officiels à partir des dommages de guerre allemands après 1918, et destiné à financer un éventuel gouvernement en exil en cas d'occupation du territoire. Ce patrimoine, géré hors budget public, n'est soumis à aucun contrôle parlementaire effectif[62].
Dès 2001, ces investissements sont en situation critique. Dans une note de adressée à la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, le général Philippe Rondot, conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales, dénonce de « très graves dysfonctionnements dans la gestion des fonds spéciaux » et évalue les pertes à 180 millions de francs (environ 27 millions d'euros). Il critique l'utilisation du « trésor de guerre » pour « entretenir, chez quelques correspondants affairistes et mal contrôlés de la DGSE, leurs "danseuses" »[63].
Alain Juillet, ancien du Service Action et futur directeur du renseignement de la DGSE, est alors missionné par le service pour trouver une issue. Selon son témoignage en justice le devant le juge Vincent Lemonier, il découvre une société « en faillite » et une situation « catastrophique », avec 23,5 millions d'euros investis et plus de 22 millions d'euros de pertes. Il identifie également un risque de poursuites pour « soutien abusif » si le service continue à renflouer l'entreprise. Il recommande de vendre[64].
C'est dans ce contexte que la DGSE orchestre l'arrivée d'Alain Duménil au capital d'EK Finances (renommée France Luxury Group en ). La mise en relation est assurée par Alain Juillet et Olivier Heckenroth, gestionnaire des fonds secrets du service via la société HV International. Un protocole d'accord est signé en , validé par Jean-Claude Cousseran, alors directeur de la DGSE. Selon le témoignage d'Alain Juillet, l'origine réelle des fonds n'est pas révélée à Alain Duménil : les investisseurs sont présentés comme provenant des Émirats ou du Proche. L'industriel est le seul candidat à la reprise et apporte dans l'opération la marque Smalto. Au moment de l'opération, la participation de la DGSE, minoritaire, est estimée à environ 14,86 %, pour une valeur de 10,8 millions d'euros[64].
La DGSE estime avoir été spoliée. Lors d'une augmentation de capital en , ses parts sont réduites de 26 % à 2,48 %. Le service considère qu'Alain Duménil a profité de la situation pour s'approprier des actifs de valeur, notamment des boutiques avenue Montaigne et rue du Faubourg-Saint-Honoré, sans contrepartie équitable. La DGSE réclame 15 millions d'euros, intérêts compris[63],[65].
En 2016, deux agents de la DGSE ont ainsi menacé l'entrepreneur lors de son arrivée à l’aéroport de Roissy afin de tenter de récupérer ses fonds.
Alain Duménil est poursuivi pour banqueroute et mis en examen[66] le . L'enquête est en cours.
À la suite d'une plainte déposée par l’homme d’affaires, la Justice ouvre une seconde enquête et met en examen Bernard Bajolet, alors directeur de la DGSE, en pour « complicité d’extorsion et atteinte arbitraire à la liberté individuelle par dépositaire de l’autorité publique »[67]. Bernard Bajolet comparut, en , devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour « complicité de tentative d'extorsion et atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l'autorité publique »[68]. Le , il est condamné par le tribunal de Bobigny à un an de prison avec sursis[69].
Autres
Le , il achète le château d'Alincourt dans l'Oise (à Parnes) dans une vente aux enchères, pour 4,57 millions d'euros[70]. Il tente alors de déloger les 80 familles locataires du parc dans un camping ouvert par l'ex-propriétaire en 1976, via une société de sécurité privée[70],[71],[72].
Le , Alain Duménil est contrôlé par trois policiers au volant d’une voiture lui appartenant immatriculée en plaque diplomatique du fait de sa fonction d'attaché culturel de la république de Madagascar auprès de l’ambassade de Genève en Suisse. Alain Duménil est accusé d'avoir tenu des propos insultants à l'encontre de ces fonctionnaires de police dans l'exercice de leurs fonctions. Le , le tribunal a estimé que la plainte déposée ensuite par les trois fonctionnaires de police était recevable, étant donné qu’Alain Duménil, s’il était couvert par un statut diplomatique, ne pouvait dans le cas présent s’en prévaloir puisqu’il était de nationalité française[73]. Alain Duménil a démissionné de ses fonctions auprès de Madagascar le [58],[74].
Publications
- La Fête royale (roman), Plon, (ISBN 978-2-259-20848-2, BNF 41257044)[75]
- Parfum d'empire : la vie extraordinaire de François Coty (biographie), Plon, (ISBN 978-2-259-21031-7, BNF 41491980)
- Rue Bassano (roman), Fayard, (ISBN 978-2-213-66851-2, BNF 42667462)Une histoire d'amour sous l'Occupation à Paris ayant lieu rue Bassano, où siège l'entreprise de l'auteur et homme d'affaires
Décorations
Officier de l'ordre national du Mérite (2003[76])
- Chevalier du [77]
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (2004[78])
Officier de la Légion d'honneur (2024), après une suspension en 2014 pour dix ans[79],[80]
