Albert Chareyre
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Nice (Alpes-Maritimes)
Cần Thơ (Vietnam)
| Albert Chareyre | |
| Naissance | Nice (Alpes-Maritimes) |
|---|---|
| Décès | (à 30 ans) Cần Thơ (Vietnam) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1937 – 1946 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale Guerre d'Indochine |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Silver Star |
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Albert Chareyre (Nice, - Mort pour la France[1] à Cần Thơ le ), est un militaire français, Compagnon de la Libération. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il décide de se rallier à la France libre et participe aux combats en Afrique et en Italie avant de prendre part à la libération de la France. Engagé ensuite dans la guerre d'Indochine, il y meurt accidentellement.
Jeunesse et engagement
Albert Chareyre naît le à Nice dans les Alpes-Maritimes[2]. Après une première partie de scolarité chez les frères des écoles chrétiennes, il étudie au lycée Sainte-Genéviève de Versailles[3]. Il commence son service militaire en avec l'espoir de devenir aviateur mais est recalé à cause de sa mauvaise vue[2]. Il entre alors à l'école des élèves officiers de réserve de Poitiers[4]. À sa sortie en , il est affecté au 4e régiment d'artillerie divisionnaire à Colmar[4].
Seconde Guerre mondiale
Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il participe à la drôle de guerre puis est détaché à Dinard où il effectue un stage d'observateur en avion[2]. Il s'y trouve toujours au moment de la bataille de France et se retrouve replié à Pau avec son école en [4]. Refusant la défaite, il décide de fuir la France et embarque le à Saint-Jean-de-Luz sur le cargo polonais Sobieski en direction de l'Angleterre[4]. Parvenu à Londres, il s'engage dans les forces françaises libres et participe à la bataille de Dakar en septembre[3]. Promu lieutenant, il est affecté au 1er régiment de tirailleurs du Cameroun (1er RTC) et prend part à la campagne du Gabon[4]. Il est ensuite engagé dans la campagne d'Éthiopie puis part pour le Liban en , toujours avec la même unité qui entre-temps a été rebaptisée bataillon de marche no 4 (BM4)[4].
Participant à la campagne de Tunisie depuis , il est blessé au bras et à la cuisse le lors de combats dans la région de Takrouna[2]. Après sa convalescence, il est engagé dans la campagne d'Italie d'avril à puis , après avoir été promu capitaine, participe au débarquement de Provence en août[4]. À nouveau blessé le près de Hyères, il poursuit cependant les combats jusqu'à la campagne d'Alsace en [3]. Toujours avec le BM4, il combat ensuite dans son département natal où il libère Breil-sur-Roya sur la route entre Tende et Vintimille[4].
Après-guerre
Volontaire pour partir en Extrême-Orient, il est affecté au 43e régiment d'infanterie coloniale et embarque vers l'Indochine en [4]. Basé en Cochinchine, il y est responsable de la sécurité et de la pacification[3].
À la suite d'un accident survenu deux jours plus tôt, Albert Chareyre meurt de ses blessures le à l'hôpital de Cần Thơ où il est inhumé[2].
Décorations
Hommages
- Son nom figure sur le monument aux morts de Rauba-Capeù à Nice[5].
- À Nice également, une plaque commémorative lui est dédiée au lycée Masséna[6].