Albert Pahimi Padacké est, dans les années 1990, ministre des Finances et ministre du Commerce, sous la présidence d'Idriss Déby (1990-2021).
En , il devient secrétaire d'État pour les Finances, avant d'être nommé en avril de la même année ministre de l'Énergie et du Pétrole. En , il perd ses portefeuilles, mais reste ministre jusqu'en .
Il est le candidat officiel du Rassemblement national pour la démocratie au Tchad - le Réveil lors de l'élection présidentielle de 2006, à laquelle il arrive en troisième position avec 7,82% des votes. Le , peu après l'annonce des résultats, il félicite Idriss Déby pour sa victoire. Il reste ministre de l'Agriculture jusqu'à ce qu'il soit nommé ministre de la Justice dans le gouvernement formé le . Il est également nommé ministre des Postes, des Technologies de l'information et des Communications dans le gouvernement mis en place le . À l'élection présidentielle de 2011, il obtient 6,03% de suffrage, ce qui le place en deuxième position derrière Idriss Déby.
Le , à la suite de la démission de Kalzeubé Pahimi Deubet[2], Albert Pahimi Padacké est nommé Premier ministre par le président Déby[3] et prend ses fonctions le lendemain. Le , à la suite de l'investiture d'Idriss Déby pour un quatrième mandat, il présente la démission de son gouvernement puis il est aussitôt reconduit dans ses fonctions[4].
Après l'adoption d'une nouvelle constitution qui renforce les pouvoirs présidentiels et qui supprime le poste de Premier ministre, il remet sa démission au chef de l'État le [5]. Celle-ci est effective le lendemain, jour de la promulgation de cette nouvelle constitution[6].
Après la mort d'Idris Déby Itno, le Conseil militaire de transition prend le pouvoir et nomme Padacké de nouveau Premier ministre d'un gouvernement de transition[8]. Il forme son gouvernement le [9].
Le , Albert Pahimi Padacké est investi par son parti, le Rassemblement national pour la démocratie au Tchad (RNDT-Le Réveil) comme candidat à l'élection présidentielle du [12]. Le , le Conseil constitutionnel valide sa candidature[13]. Il arrive en 3eposition avec 16,93% des voix.
L'organisation des élections législatives de est critiquée par plusieurs partis de la majorité et de l'opposition, certains appelant au boycott comme Les Transformateurs. Le Rassemblement national des démocrates tchadiens - Le Réveil critique aussi l'organisation mais annonce sa participation[14].