Albert Savary

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Auray (Morbihan)
Décès (à 53 ans)
Auckland (Nouvelle-Zélande)
OrigineDrapeau de la France France
Albert Savary
Naissance
Auray (Morbihan)
Décès (à 53 ans)
Auckland (Nouvelle-Zélande)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Lieutenant-colonel
Années de service 19401966
Commandement Bataillon d’infanterie de marine du Pacifique
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Distinctions Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre TOE

Albert Savary, né le à Auray et mort le à Auckland, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et engagement

Albert Savary naît le à Auray, dans le Morbihan, d'un père ajusteur[1]. Il passe son enfance dans le village du Faouët, dans le même département, et y entend l'appel du général de Gaulle le [2].

Seconde Guerre mondiale

Âgé de seulement 19 ans, il décide cependant de se joindre à la lutte contre les allemands et de rejoindre l'Angleterre[3]. Il quitte son domicile le en compagnie d'un camarade et les deux hommes parcourent la Bretagne pendant plusieurs jours à la recherche d'une embarcation[3]. Ils finissent par acheter une barque à un pêcheur de Trégastel et le , rejoint par trois autres bretons et deux soldats britanniques, traversent la Manche jusqu'à Plymouth[3],[4]. Albert Savary s'engage dans les forces françaises libres et part pour l'Afrique où il participe à l'expédition de Dakar en [3],[4]. Il arrive ensuite en Afrique-Équatoriale française et, affecté à la 1re compagnie autonome de chars de combat, prend part à la Campagne du Gabon[3]. Stationné au camp Colonna d'Ornano à Brazzaville, il y suit les cours d'élève-aspirant et est promu à ce grade en [3],[4]. Affecté quelques semaines au bataillon mixte no 6 à Brazzaville, il part ensuite pour Yaoundé où il a été muté au 1er régiment de tirailleurs du Cameroun[3].

Il est promu sous-lieutenant en et, en décembre suivant, est muté au bataillon de marche no 9[3]. Chef d'une section de Bren Carrier, il part pour le Levant avec son unité mais est peu exalté par la mission de maintien de l'ordre qu'il y trouve[3]. Désireux de combattre, il obtient sa mutation au Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) qu'il rejoint en en pleine bataille des Vosges, après avoir été promu lieutenant[3],[4]. Le , à Benfeld, alors que son unité subit une contre-attaque de chars, il est blessé par des éclats d'obus[3]. Remis sur pied, il retrouve le BIMP dans les Alpes, sur le front du massif de l'Authion[3]. Le , il est à nouveau blessé, recevant des éclats de grenade au visage et une balle dans la poitrine alors qu'il menait ses hommes à l'attaque de la position ennemie de la maison du câble[3].

Après-Guerre

Décidant de poursuivre sa carrière militaire après la guerre, il est promu capitaine et devient, de 1946 à 1947 aide de camp du général Legentilhomme, gouverneur militaire de Paris[3]. Après avoir retrouvé l'Afrique-Équatoriale française de 1948 à 1950, il participe à la création d'une compagnie de mortiers lourds au 1er régiment d'infanterie coloniale[3]. En 1953, il est muté au bataillon de marche du 21e régiment d'infanterie coloniale et participe à la guerre d'Indochine[3]. De retour en France en 1957, il est chef de cabinet du général commandant la 8e division d'infanterie puis de 1959 à 1960, chef de cabinet du général directeur des affaires d'outre-mer, poste sur lequel il est promu chef de bataillon[3].

En 1961, en Nouvelle-Calédonie, il prend le commandement du bataillon d'infanterie de marine du Pacifique, héritier de son ancienne unité, le BIMP. De retour en métropole en 1964, il est adjoint au chef d'état-major de la place de Paris. En 1966, peu de temps après avoir été promu lieutenant-colonel, il se retire de la vie militaire et repart en Nouvelle-Calédonie où il s'installe à Nouméa.

Albert Savary meurt le à Auckland, en Nouvelle-Zélande[2]. Rapatrié en France, il est inhumé au Faouët, le village de son enfance[2].

Décorations

Hommages

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI