Albert Édouard Puyplat
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Albert Édouard Puyplat, né le à Paris 6e et mort le à Fontenay-aux-Roses, est un artiste peintre, graveur, et illustrateur français.
Fils du graveur Jules-Jacques Puyplat et de Marie Louis Furet, institutrice, dont c'est le premier enfant[1]. Entré à l'École nationale supérieure des arts décoratifs[2], Albert Édouard Puyplat reçoit par ailleurs une formation de peintre classique auprès de Luc-Olivier Merson[3],.
Il participe au salon de la Société nationale des beaux-arts en 1898 avec un projet de panneau décoratif pour une salle de bains[4]. Cette même année, le , il signe une pétition en soutien au colonel Picquart[5].
Dès 1901, il livre des vignettes à la revue L'Œuvre d'art international [sic], publiée par Francesco Zeppa et Marcel Clavié[6]. En 1904, il collabore avec un groupe d'artistes à un important recueil de compositions ornementales de style Art nouveau destiné aux arts décoratifs.
Il expose ensuite au Salon des artistes français en 1908, montrant une eau-forte, intitulée La Forge[7]. Puis, il est de nouveau au Salon en 1912 avec un portrait de femme peint. C'est à cette même époque, qu'il commence à travailler pour Les Heures littéraires illustrées, revue publiée par les éditions Hatier ainsi que pour les éditions Armand Colin, illustrant des publications destinés à la jeunesse : plus tard, la série « La Bique » écrite par Numa Magnin y connaît chez ces dernières un vif succès[8]. En 1912, il commence comme illustrateur pour Les Annales.
Il épouse à Paris 17e, le , Suzanne Ruffin[1],[9], qui est la fille de l'industriel Jean Albert Ruffin (1859-1931), fabricant de bicyclettes et de voiturettes ; son fils Louis est le fondateur des Cycles Austral, entreprise qui va connaître une certaine notoriété dans les années 1920[3]. C'est d'ailleurs à cette époque que Puyplat produit pour la marque Austral une affiche lithographiée, la seule connue de cet artiste.
Comme beaucoup d'hommes de sa génération, il est mobilisé durant la Première Guerre mondiale. Dans les années 1920, Puyplat se lance dans une intense activité d'illustrateur d'ouvrages. Tout en poursuivant ses collaborations avec les éditeurs jeunesse, il produit aussi bien des images destinées à des ouvrages de bibliophilie, qu'à des fascicules de littérature populaire, dont les collections des éditions Tallandier pour lesquelles il fournit des vignettes au trait. Puyplat est également un graphiste reconnu pour ses couvertures, ses eaux-fortes et ses dessins érotiques.
On connaît de lui quelques dessins de presse humoristiques pour l’Almanach national (1925) et Paris-Noël[10].
Côté peinture, il produit de nombreux paysages inspirés de la Bretagne et de Fontenay-aux-Roses, ville où il possédait une maison-atelier, située au 5, ruelle des Champarts[3] : c'est là qu'il meurt, peu avant ses 61 ans, le .
Galerie
- Quelques images d'Albert Puyplat
- Illustration pour Saint Cendre (1902)
- Affiche lithographiée pour Cycles Austral (c. 1923)
- Couverture pour Le diamant d'Osiris (1924) de Paul d'Ivoi
- Frontispice pour La Bique en voyage (1929)
- Couverture pour L'Éloge de la folie (1933)
- Couverture de Les linottes (1937), aquatinte