Alexandre Barro Chambrier

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Alexandre Barro Chambrier
Illustration.
Alexandre BARRO CHAMBRIER
Fonctions
Vice-président de la République gabonaise
En fonction depuis le
(2 mois et 20 jours)
Président Brice Clotaire Oligui Nguema
Gouvernement Oligui Nguema
Prédécesseur Séraphin Moundounga
Député gabonais

(1 mois et 15 jours)
Élection 27 septembre 2025
Législature XIVe
Groupe politique UDB
Vice-président du gouvernement du Gabon

(6 mois et 9 jours)
Président Brice Clotaire Oligui Nguema
Gouvernement Oligui Nguema
Prédécesseur Poste créé
Lui-même (vice-Premier ministre)
Successeur Henri-Claude Oyima (intérim)
Hermann Immongault
Vice-Premier ministre du Gabon
Ministre de la Planification et de la Prospective

(1 an, 3 mois et 16 jours)
Président Brice Clotaire Oligui Nguema (transition)
Premier ministre Raymond Ndong Sima (transition)
Gouvernement Ndong Sima II
Successeur Poste supprimé
Lui-même (vice-président du gouvernement)
Louise Pierrette Mvono (Planification et Prospective)
Membre du Parlement panafricain

(4 ans)
Président Roger Nkodo Dang
Ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures

(1 an et 1 mois)
Président Ali Bongo
Premier ministre Paul Biyoghe Mba
Prédécesseur Julien Nkogue Bekale
Successeur Etienne Dieudonné Ngoubou
Député gabonais

(10 ans)
Élection
Réélection 17 décembre 2011
Circonscription 4e arrondissement
Législature XIe, XIIe
Ministre délégué auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation

(1 an et 11 mois)
Administrateur au Fonds monétaire international

(4 ans)
Prédécesseur Yves Marie Kwassi
Successeur Damian Ondo Mañe
Biographie
Nom de naissance Hugues Alexandre Barro Chambrier
Surnom ABC
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance 15e arrondissement de Paris
Nationalité Gabonaise
Parti politique RPM
Diplômé de IEP de Paris
Université de Paris-IX-Dauphine
Profession Économiste
Distinctions Commandeur de l'Ordre de l'Étoile équatoriale
Grand Officier de l'Ordre national du Mérite
Religion Catholique

Image illustrative de l’article Alexandre Barro Chambrier
Vice-présidents de la République gabonaise

Alexandre Barro Chambrier, désigné également par ses initiales « ABC », est un économiste et homme d'État gabonais, né le dans le 15e arrondissement de Paris. Il est nommé vice-Premier ministre en 2024 puis vice-président du gouvernement en 2025[1], et enfin Vice-président de la République en 2026.

Son père, Éloi Chambrier est un célèbre médecin pédiatre et homme politique né le à Glass à Libreville (Gabon) et décédé le à Libreville. Il est diplômé de la faculté de médecine de l’université de Paris. Il est l’arrière-petit-fils du roi Denis dont le nom est Antchuwè Kowè Rapontchombò. Un souverain mpongwe, né vers 1780. Son nom Rapontchòmbo signifie en langue mpongwé : « On ne lui a pas prêté mais donné »[2]. Marcel Éloi Chambrier est le premier Gabonais à soutenir une thèse de doctorat en médecine[3] et le propriétaire de la toute première clinique privée, portant son nom : la polyclinique Docteur-Chambrier. Issu d’une famille modeste, il apprit très tôt, grâce à l’éducation rigoureuse de sa mère Amélie Aworet Y Anguillet et à son sens inné de l’effort, à surmonter les difficultés.

Sa mère, Roselyne Aremon, est née le et décédée le . Elle est kinésithérapeute, formée à l'École de kinésithérapie de Paris[4].

Jeunesse et formation

Environnement familial

Alexandre Barro Chambrier est le fils aîné et le deuxième d’une fratrie de plusieurs enfants. Il est issu d'une famille très unie[4]. Bien que n'ayant que six ans, il se souvient des années d’emprisonnement politique de son père comme des années particulièrement difficiles pour toute la famille, du fait de son absence. Il dit « avoir le souvenir d'avoir été un enfant plus heureux dès sa libération ».

Études

Il débute l'école primaire en 1965 et fait tout son cursus à l'école mixte de Libreville. À la rentrée 1970, il intègre le collège de Passy-Buzenval à Rueil-Malmaison, en région parisienne et fréquente le lycée national Léon-Mba à Libreville. En 1977, Il obtient son baccalauréat en sciences économiques avec « mention bien » au lycée Jean-Jacques-Rousseau de Nice. Toutes ses études universitaires se déroulent en France. En 1980, il obtient son diplôme d’études universitaires générales (DEUG) à la faculté des sciences économiques de Nice et poursuit ses études à Paris où il obtient respectivement son diplôme d’études approfondies (DEA) d’études politiques à l’université de Paris-IX-Dauphine, puis en 1984 un diplôme d’études approfondies d’économie appliquée (DEA), option politique économique à l’Institut d’études politiques de Paris. En 1987, il obtient son doctorat en sciences économiques (nouveau régime) à l’IEP de Paris. Il a pour directeur de thèse[5], l’économiste et homme politique français, Raymond Barre[6] nommé Premier ministre le par le président de Valery Giscard d’Estaing (- 21mai 1981). Il est agrégé CAMES en sciences économiques, en 1991[7].

Carrière nationale

Début de carrière

  • Conseiller du Premier ministre, chef du département économique et financier et coordonnateur du comité spécial chargé du suivi de l’évolution des programmes économiques et financiers du Gabon (Coscefig) de 1990 à 1994. Il est membre du comité d’orientation et de pilotage de la réflexion stratégique à long terme (Gabon 2025) ainsi que membre du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale et de la Caisse nationale de garantie sociale.
  • Conseiller économique et commercial du ministre du Commerce et du Transfert des Technologies (1988-1989).

Postes ministériels et autres

Février 2012,visite à la raffinerie Sogara
Ministre des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures (2011-2012)[8]

Son mandat ministériel est marqué par :

  • la promotion du bassin sédimentaire gabonais[9]
  • l'amélioration du code pétrolier et minier
  • l'amélioration des contrats de partages de production
  • la politique de formation mieux ciblée[10]
Ministre délégué auprès du ministre du Développement, de la Performance publique, de la Prospective et de la Statistique (2009)[11]

Son passage à ce poste est marqué par la mise en place de mécanismes d'évaluation de la performance des politiques publiques.

Ministre délégué auprès du ministre de l'Économie forestière, des Eaux, de la Pêche et de l’Aquaculture, chargé des Eaux et de la Pêche ( - )

Il marque son passage à ce ministère par la mise en place de mécanismes efficients pour la préservation de l'écosystème et le plan d'aménagement des forêts

Ministre délégué auprès du ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation ( - )

Il est chargé de :

  • l'assainissement des finances publiques
  • la restructuration et la privatisation de structures publiques dans le cadre de la mise en œuvre d'un programme avec le FMI.

Il est président du conseil d'administration de l'Institut africain d'informatique (IAI) (Libreville (2006-2007) et président du comité d'orientation d'Afritac.

Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie forestière, des Eaux, de la Pêche et de l’Environnement, chargé de la Protection de la nature (-)[12]
Secrétaire d’État auprès du ministre de la Culture, de la Francophonie, de la Jeunesse, des Sports et de l'Éducation populaire ( - ).

Carrière internationale

En 1994, il inaugure sa carrière internationale au sein du Fonds monétaire international (FMI) à Washington Au sein de l'institution, il occupe respectivement les postes d'administrateur suppléant puis d'administrateur[13].

Administrateur suppléant du FMI (1994-1998)
En 2000, avec Shakour Shaalan, administrateur de l'Égypte au FMI

Il participe aux réunions du conseil d’administration du FMI : revue des programmes, surveillance, des pays, conception des politiques économiques et financières, conditionnalités, mobilisation des ressources, etc.

Administrateur du FMI (1998-2002)

Il représente 24 pays de l’Afrique subsaharienne dont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Centrafrique, les Comores, le Congo, la Côte d'Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée-Équatoriale, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, Maurice, le Niger, le Rwanda, São-Tomé-et-Principe, le Sénégal, le Tchad, le Togo[14]. À ce poste il est chargé :

  • de l’appropriation des programmes par les pays ;
  • du renforcement de la collaboration entre le FMI et la Banque mondiale ;
  • il a contribué à la stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) ;
  • il a participé à l’initiative pour l’allègement de la dette de pays très endettés[15]
Administrateur à l’Institut international pour l’Afrique (2002-2004) à Washington.

L'IIA est un organisme international privé de conseils et d’études de haut niveau visant à promouvoir la croissance économique et la stabilité financière dans les pays en voie de développement et plus particulièrement en Afrique. Il participe à des évaluations stratégiques et des conseils pour aider les gouvernements, les entreprises privées et les institutions financières bilatérales et multilatérales à prendre des décisions appropriées.

Carrière politique

Avril 2019, au congrès du RHM, actuel RPM

Parti démocratique gabonais (1988-2016)

À l’âge de 30 ans, il adhère au Parti démocratique gabonais (PDG, le parti au pouvoir) et devient membre du comité central de 1989 à 2004. Il intègre le bureau politique en 2007 puis est en membre du comité permanent du bureau politique de la province de l'Estuaire jusqu'en , année où il quitte le parti.

Mandat de député (2006-2016)

Il est élu député du 4e arrondissement pendant deux législatures: (11e et 12e), respectivement élu en puis réélu en . Membre de la commission des finances, il est l'initiateur de la loi de facilitation pour la création d’une SARL (société à responsabilité limitée)[16], loi promulguée en 2014.

Dès 2012, il est membre pendant quatre ans du Parlement panafricain[17] l’assemblée consultative de l’Union africaine dont le siège est à Midrand en Afrique du Sud (2012-2016)

Divergences d’opinions avec le PDG

Son adhésion au parti au pouvoir est marquée très tôt et épisodiquement par des divergences d’opinions qui se sont soldées en 2016 par une séparation définitive avec le parti. Un « divorce » dû à deux éléments majeurs: d’une part au refus de la démocratie interne dans le parti au pouvoir[18], d’autre part à la gouvernance en rapport avec la mauvaise utilisation des ressources publiques[19]. Neuf autres parlementaires claqueront la porte du PDG[20] ainsi que le président de l’Assemblée nationale d’alors, Guy Nzouba-Ndama[21]. Deux mois plus tard, ABC avec deux autres parlementaires officialisent la création du parti RHM: Rassemblement-Héritage et Modernité (actuel RPM[22]). Alexandre Barro Chambrier rejoint ainsi l’opposition et donne son soutien à Jean Ping, « candidat unique » désigné par l’opposition, lors des élections présidentielles du .

Il est candidat à l'élection présidentielle de 2023[23]. Toutefois, le collectif « Alternance 2023 », qui regroupe les principaux partis d'opposition, choisit de désigner un candidat unique, Albert Ondo Ossa, qui devient le principal candidat de l'opposition face à Ali Bongo[24]. Chambrier retire alors sa candidature[25].

Vice-Premier ministre

Le , Alexandre Barro Chambrier est nommé vice-Premier ministre[26], est chargé de la Planification et de la Prospective, dans le gouvernement de la Transition dirigé par Raymond Ndong Sima[27]. Il a pour mission d'élaborer et de mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière de planification et de prospective.

Vice-président du gouvernement

Alexandre Barro Chambrier est nommé par décret présidentiel en date du , vice-président du gouvernement[28].

Il est élu député à l'Assemblée nationale lors des élections législatives des et . Le suivant, il quitte ses fonctions au gouvernement à la veille de l'installation de la nouvelle législature[29].

Vice-président

Le , Alexandre Barro Chambrier est nommé vice-président de la république par le président Oligui Nguema[30].

Économie

Alexandre Barro Chambrier déclare dans une interview que le schéma standard qui pourrait tirer l'économie du Gabon de cette mauvaise passe[31] serait de « commencer par nommer des hommes à même d'être honnêtes et de pouvoir gérer les finances publiques en bon père de famille. » Il préconise, entre autres, l'adoption d'un programme de mesures intégrées pour la réduction du chômage des jeunes et des femmes, la mise en œuvre d'une stratégie de promotion des PME-PMI incluant le financement bancaire et le développement du secteur agricole comme levier de l'indépendance économique. Il faudra aussi la mise en œuvre de grands projets structurants à forte intensité de création d'emplois. Sans oublier de corriger les inégalités sociales par une meilleure distribution des richesses nationales et le lancement des programmes visant la lutte contre l'extrême pauvreté, la mobilisation des moyens pour l'amélioration du cadre de vie des populations, le renforcement des mesures en faveur de la famille et la mise en œuvre d'un programme intégré d'accès des populations, à bas prix au logement social, à l'électricité et à l'eau.

Covid-19

Quant à la pandémie de la Covid-19 qui est un facteur aggravant d’une économie gabonaise déjà très fragilisée[32], lors d’une interview sur la meilleure gestion de la Covid-19, ABC, président du parti RPM déclare : « Il y a beaucoup de retard à l'allumage car les premières mesures sont intervenues mi-mars, pour une crise sanitaire qu'il fallait anticiper en prenant les dispositions pour les fermetures aux frontières… Il ne faut pas simplement annoncer des facilités de financement qui depuis 3 mois ne sont pas visibles… Il faut concilier la  préservation de  la santé de nos citoyens en mettant les ressources dans le système sanitaire, en permettant effectivement que nos médecins, nos personnels d'accompagnement médicaux soient équipés de tout le nécessaire pour pouvoir faire face à ces urgences mais dans le même temps, il faut pouvoir s'occuper de l'économie et s'adapter au contexte : à travers le télétravail, la nécessité d'ouvrir progressivement un certain nombre d'activités, d'avoir des mesures barrières. Il faut pouvoir considérer que dans cette phase de difficulté de récession, il est nécessaire de relancer les activités le plus vite possible... »[33].

Jeunesse

2019, avec la jeunesse du 2e arrondissement de Libreville

ABC invite la jeunesse gabonaise victime du système en place, à rester mobilisée pour le changement[34]. En 2009 Alexandre Barro Chambrier apporte un soutien sans faille aux collégiens et lycéens de Libreville et de l’intérieur du pays qui manifestent contre le durcissement des conditions d’accès aux bourses d’études[35].

Selon ses propres termes : la jeunesse considérée comme sacrée par le passé au Gabon est désormais sacrifiée à cause des mauvais choix opérés sur leur formation qui consacrent une inadéquation totale avec les secteurs des emplois. Cette employabilité devenue aléatoire a élargi le spectre du chômage des jeunes. En sa qualité d’élu du 1er siège au 4e arrondissement de la commune de Libreville, il avait financé en 2011, la formation des jeunes de sa circonscription politique au permis de conduire, pour leur ouvrir une brèche d’accès à l’emploi dans le secteur des transports[36].

Cause des femmes

Sensible à la cause des femmes et en vue de leur autonomisation, ABC a accompagné de nombreuses femmes du 4e arrondissement de Libreville, dans leur quête de création d’activités génératrices de revenus, en mettant à leur disposition des moyens financiers et des prêts à taux zéro pour la création des micro-projets[37].

Carrière entrepreneuriale

Au terme de son exercice au Fonds monétaire international, Alexandre Barro Chambrier a été administrateur de 2002 à 2004 à l'Institut international pour l'Afrique à Washington (États-Unis). Il s'agit d'un organisme d'études et de conseils aux États de haut niveau, créé par le président Alassane Ouattara, dont il a été l'un des vice-présidents. Il y a été actif avec d'autres cadres ayant servi au FMI.

Aujourd’hui après avoir été président directeur général d'Africa Business Consulting (ABC) il est président directeur général de la Société internationale de négoce et de conseil pour l'Afrique (Sinca), un cabinet de conseil privé d’études de haut niveau ouvert sur l'international.

Vie privée

Il est marié à Helena Lydia Barro Chambrier[38] et est père de cinq enfants.

Distinctions

Publication

Notes et références

Liens externes

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