Alexandre Besson

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Alexandre Besson, né le à Amancey (Franche-Comté), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.

Date de naissance
Lieu de naissanceAmancey, France
Date de décès (à 67 ans)
Faits en bref Fonctions, Député du Doubs ...
Alexandre Besson
Fonctions
Député du Doubs

(1 an et 21 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 20 jours)
Député au Conseil des Cinq-Cents

(4 ans, 1 mois et 29 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Amancey, France
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Amancey, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Modérés
Profession Notaire
députés du Doubs
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Biographie

Sous l'Ancien Régime, Alexandre Besson est notaire royal et exerce à Ornans. Au début de la Révolution, il est administrateur du département du Doubs.

En , Besson est élu député de son département, le troisième sur six, à l'Assemblée nationale législative[1]. En , il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy[2].

La monarchie française s'effondre à l'issue de l'insurrection du 10 août 1792. En septembre, Besson est réélu député du Doubs, le sixième et dernier, à la Convention nationale[3].

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution[4]. Il est absent, comme tous ses autres collègues du Doubs, lors de la mise en accusation de Jean-Paul Marat en [5]. Il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze en mai de la même année[6].

Besson est réélu député sous le Directoire. Il siège au Conseil des Cinq-Cents entre l'an IV et l'an VIII (entre 1795 et 1799).

Durant la Révolution, ses ennemis le soupçonnent de s’être enrichi en vendant du mobilier de Versailles et de Rambouillet. À la même période il acquiert de nombreux biens en Franche-Comté[7]. Il est gestionnaire des Forêts et Salines nationales[8]. Il s'intéresse parallèlement à l’industrie et à la finance en prenant le contrôle de la faïencerie de Migette, de quelques entreprises de métallurgie et d'une verrerie à Paris. En 1804, il obtient la concession du Grand-Denis qu'il exploite jusqu'à sa mort en 1826[9]. Son engagement dans l'industrie lui permet d'amasser une fortune d'environ 150 000 francs en 1807, intégrant la liste des trente plus imposés du département en floréal an XIII ()[10].

Il devient un personnage controversé à l'échelle départementale quand, le 17 pluviôse an VII (), il est missionné officiellement pour enquêter sur la vie économique, l'assistance et l'instruction publique. Cependant, il doit officieusement tenter de réduire l'influence des jacobins, qui le dénoncent alors comme "un fonctionnaire prévaricateur, un imposteur"[10].

Malgré ces polémiques, le préfet de Bry cherche à employer du personnel révolutionnaire[10]. Ainsi, Alexandre Besson devient président du Conseil général du département du Doubs en 1805 pendant au moins un an. En 1812, il est également président du canton d'Amancey et maire du village homonyme. Entre 1807 et 1812 au moins, il est membre du collège électoral départemental[10].

Sous la Restauration, Besson est visé par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides et les soutiens aux Cent-Jours. Pour échapper aux recherches de gendarmerie, il se cache à Amancey[11].

Alexandre Besson a appartenu aux loges maçonniques de Besançon et Paris. La place du village d'Amancey porte son nom.

Notes et références

Sources

Liens externes

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